ÉDITORIAL du 26 mai 2024 – Dimanche de la Sainte Trinité

Ecoutez l’homélie de Père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28, 16-20

Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Tout est accompli.

Après le dimanche de Pentecôte où l’Esprit Saint descend sur le corps des apôtres et fonde l’Eglise, nous accueillons ce dimanche le mystère de la Trinité.

Rien n’est plus difficile pour un esprit cartésien que de concevoir un seul Dieu en trois personnes.

Notre Dieu est unique, il est un. En lui, pas de division. Il n’y a pas un dieu pour ceci et un dieu pour cela. Pas de dieu des semailles et de la fertilité, pas non plus de dieu de la pluie et des moissons.

C’est d’ailleurs ainsi que le judaïsme en est arrivé au Dieu unique. Le monde divin est censé être peuplé de dieux : les dieux naturels qui président à toutes choses, mais chacun dans son domaine. S’il y a une myriade de dieux, ces dieux doivent être organisés, sinon ce serait l’anarchie divine et l’on conclut, par cette logique, qu’il y a une hiérarchie des dieux et donc des chefs de dieux, et ainsi de suite, pour arriver à la conclusion qu’il doit y avoir un chef suprême des dieux, qui a tous les dieux sous ses ordres. Par conséquent, s’il est un super-dieu, ce dieu-là n’a pas besoin de sous-dieu.

Peu à peu, par ce raisonnement, le peuple juif a cru au Dieu unique. Dieu qui s’est manifesté à Abraham. La suite, nous la connaissons, jusqu’au Christ.

Jésus serait-il donc un sous-dieu, et l’Esprit Saint un autre sous-dieu ? Avec un tel raisonnement, nous ferions une terrible marche arrière, et les critiques des autres religions seraient fondées ; ‘vous avez des dieux multiples et vous ne croyez pas au Dieu unique.’ Voilà une méconnaissance de la sollicitude de Dieu pour sa création, et de notre foi. Dieu est un, et trine. C’est-à-dire qu’il a trois visages, trois prosopées, pour reprendre l’expression du théâtre grec. Pour faire simple, le Dieu unique prend des visages différents pour mieux se rapprocher de ses créatures, comme dans le théâtre antique où un seul acteur est plusieurs personnages pour permettre le dénouement de l’intrigue.

Ici, en Dieu, point d’intrigue ni de dénouement, mais une manière unique de mieux se faire proche de chacun d’entre nous dans nos demandes et nos diversités. Le Père principe de Dieu, créateur, qui préside aux grands événements de nos vies. Le Fils principe de Dieu, frère de l’humanité, qui nous accompagne sur notre chemin de vie, c’est le compagnon fidèle toujours proche et prêt à nous aider en toutes circonstances. L’Esprit Saint principe de Dieu, conseiller à notre écoute, qui nous permet de discerner le vrai du faux, le bon du mauvais, le juste de l’inique.

Si Dieu a choisi la Trinité pour être à nos côtés, c’est simplement parce que l’homme a besoin de conseils ajustés pour déterminer quel chemin il doit emprunter, pour avancer sur la route qui lui permettra de devenir ce que Dieu a voulu pour lui, être un être fiable, juste et bon, témoin de l’amour en toutes circonstances.

Père Jorge JIMENEZ

Feuille paroissiale du 25 mai au 2 juin 2024

Dimanche 19 mai 2024 – Pentecôte

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

Fête des vingt ans de la Paroisse de l’Esprit Saint des Portes de Lyon

Veni Sancte Spiritus

Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final donne la joie éternelle. Amen.

 A. Qui est l’Esprit Saint ?

« Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie » ; troisième Personne de la Sainte Trinité, Il procède du Père et du Fils ; avec le Père et le Fils, Il reçoit même adoration et même gloire. Il a parlé par les prophètes. »

B. Les Dons de l’Esprit Saint

  • « Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance (de piété) et de crainte du Seigneur » (Is 11, 2).
  • Les Dons de l’Esprit Saint perfectionnent l’exercice des vertus théologales. Ils ne sont cependant pas plus parfaits que celles-ci, et en particulier que la charité.

1) La sagesse (sapientia)

Elle nous fait goûter (sapere) les choses divines. Perfection de la charité, elle améliore notre connaissance bienheureuse de Dieu et de tout ce qui trouve sa finalité en Dieu et procède de Dieu.

2) L’intelligence (intelligentia)

Elle perfectionne la compréhension des mystères de la foi.

3) Le conseil (consilium)

Perfectionnant la vertu de prudence, le don de conseil aide à bien juger de la volonté de Dieu à chaque instant et pour chacun, rendant capable de conseiller les autres.

4) La force (fortitudo)

Perfectionnant la vertu de force, le don de force rend ferme dans la foi, constant dans la lutte et persévérant et fidèle dans les entreprises.

5) La science (scientia)

Perfectionnant la foi, le don de science fait comprendre ce que sont et doivent être les choses créées, selon les desseins divins de la création et de l’élévation à l’ordre surnaturel.

6) La piété (pietas)

Perfectionnant la vertu de religion, la piété nous donne le sens de notre filiation divine, la conscience joyeuse et surnaturelle d’être enfants de Dieu et, en Jésus-Christ, frères de tous les hommes.

7) La crainte de Dieu (timor Dei)

Perfectionnant la vertu de tempérance, elle nous fait détester tout péché, et imprime en notre cœur l’esprit d’adoration et une humilité profonde et sincère.

C. Les Fruits de l’Esprit Saint

• « Mais le fruit de l’Esprit, c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la longanimité, la mansuétude, la foi, la modestie, la continence et la chasteté » (Galates 5, 22).

Feuille paroissiale du 18 au 26 mai 2024

ÉDITORIAL du 12 mai 2024 – 7e dimanche de Pâques

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17, 11b-19

Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.



Dans quel monde sommes-nous ?
Des pancartes mises à l’envers à l’entrée de nos villes et villages, pour signifier que l’on marche sur la tête. Des prises de parole qui ne collent pas à la réalité de ce que nous vivons. Des décisions qui, sous couvert d’être prises par des experts, ne respectent pas les personnes …
Oui, dans quel monde sommes-nous ?
Un seul enfant catéchisé par classe. Des couples qui demandent le sacrement de mariage pour faire plaisir à la grand-mère. Des enfants qui portent des prénoms fabriqués de toutes pièces. Des noëls transformés en fête des enfants, et des 8 décembre devenus fêtes des lumières. Un jour de congé pour le jeudi de l’Ascension et un autre pour Pentecôte sans bien savoir à quoi cela correspond …
Dans quel monde sommes-nous ?
Le Christ nous le dit très clairement : nous n’appartenons pas à ce monde !
Il est remarquable de constater que la parole du Christ est d’une éternelle actualité…
Les disciples de Jésus n’appartiennent pas à ce monde, ils sont déjà citoyens des cieux. Pour autant, cela ne veut pas dire que nous ne devons pas aimer ce monde ni l’habiter pleinement. Nous avons d’ailleurs cette obligation de transformer ce monde, car il nous a été confié dès la création.


Nous avons une mission là où nous sommes et dans l’époque où nous vivons : donner du sens.
Le monde a perdu le sens, il va sens dessus dessous. Il nous incombe cette difficile mission de témoigner du sens. De tous les sens.
Celui de la vie, de son commencement à sa fin. Qui peut oser dire à une personne que sa vie n’a pas de sens et que, finalement, elle ne mérite pas d’exister …
Le sens de nos fêtes : notre histoire est marquée par la foi chrétienne, notre calendrier est émaillé d’événements de la vie du Christ. Cet homme que nous reconnaissons comme étant le Fils de Dieu venu sur terre et étant Dieu lui-même. Sa naissance, sa mort et sa résurrection, son retour vers le Père et le don de l’Esprit Saint, qui est la naissance de l’Eglise et la présence de Dieu dans notre monde, rythment notre année.
Nombre des noms de nos villes et villages, et nos prénoms sont empruntés à des hommes et des femmes, de toutes conditions et de tous temps, qui ont vécu à la suite du Christ, en mettant en application son message d’amour pour tous, et en particulier pour les petits, les malades et les pauvres.
Il nous revient surtout de manifester qu’un autre rapport entre nous est possible, Que notre vie est orientée et que la mort n’est pas une fin. Nous avons à œuvrer pour que tous et chacun se sache aimé et respecté, car il est à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

Dimanche 23 juin 2024 – Fête de fin d’année

Messe à 10h30 en plein air au château de Dommartin suivi d’un pique nique partagé

Feuille hebdomadaire du 11 au 19 mai 2024

Jeudi 9 mai 2024 – Ascension du Seigneur

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

« Le seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel » Marc 16, 19

Messe du 5 mai et sacrement des malades

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

Retour… sur la messe en famille avec Sacrement des malades

Samedi 5 mai, nous avons vécu tous ensemble une messe d’une rare émotion qui a montré une communauté unie et réunie autour de ses membres les plus fragiles. Les enfants de la catéchèse les ont accompagnés pendant le temps du sacrement. Un grand merci aux enfants qui ont montré une grande gentillesse et attention vis-à-vis des malades ; un grand merci aux personnes qui ont reçu le sacrement pour leur confiance et leur humilité. Ce fut un bel exemple d’humanité.

ÉDITORIAL du 5 mai 2024 – 6ème dimanche de Pâques

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15, 9-17

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Le commandement de l’amour.
Le plus grand de tous et le plus difficile.
Nous avons tous, à un moment ou à un autre de notre vie, utilisé le verbe aimer. Il est évident que nous aimons nos enfants, nos parents, notre conjoint, voire notre pays, ou le chocolat, mais toutes ces amours ne recouvrent ni la même réalité ni notre engagement au même degré.
Jésus nous fait entrer dans la réalité de son amour. Le premier qui nous aime, c’est lui. Nous ne faisons que répondre à son amour. Jésus tient sa capacité d’aimer de son Père qui lui a enseigné ce que l’amour vrai signifie.
Nous pourrions relire la Bible avec cette grille de lecture : qu’est-ce qu’aimer veut dire pour Dieu ? Nous serions surpris des réponses que nous donne la Première Alliance. L’amour se reçoit, c’est un don, il naît d’une parole, c’est une promesse, il engage à une fidélité et demande de faire mémoire. Il y a bien d’autres enseignements sur l’amour que nous donne l’Ancien Testament, et nous sommes tous invités à les découvrir.
Quand Dieu aime, il s’engage et tient sa parole. Le livre de la Genèse nous montre un Dieu créateur qui s’engage et qui se souvient. Il invite à faire alliance avec lui. Cet amour exige la vérité, laquelle lie les membres qui s’engagent. Le lien avec Dieu est à l’image de Dieu. Si Dieu nous aime d’un amour éternel, nous sommes alors capables d’aimer comme Dieu.
Aimer peut nous conduire à donner la vie, mais aussi à donner sa vie.
Le don de la vie a deux facettes : l’une est du domaine de l’accueil et l’autre est du domaine de l’offrande. Ce sont les deux faces d’une même pièce.
C’est dans ce double mouvement que nous comprenons jusqu’où va l’amour du Christ et jusqu’où nous sommes invités à nous donner.
« Ce que je vous demande c’est de vous donner les uns aux autres » pourrait-on plagier. La grandeur de l’amour se trouve dans le don vrai et total. Si nous vivons pleinement cette forme de don, Dieu ne peut qu’écouter la demande de son Fils qu’il formule par notre bouche. Dieu, comme tout père aimant, ne refuse rien au fils que nous sommes alors devenu.
L’amour porte du fruit et le fruit de l’amour, c’est le don. Nous le voyons en contemplant le Christ. Devenant à notre tour image et ressemblance du Christ, nous saisissons le sens de l’offrande de sa vie et du service du jeudi saint. « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? » nous demande-t-il.
Que pouvons-nous, aujourd’hui, lui répondre ?
Père Jorge

Diocèse de Lyon

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  • Évangile : « Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)

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