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Homélie de la messe de l’épiphanie 2018

Épiphanie

 

Gasaprd, Melchior et Balthazar

 Les mages sont très populaires, mais qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? La seule chose que nous dit l’évangile de Matthieu :

«  Voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem. »

Donc des étrangers par rapport au peuple Juif. Le folklore a ensuite trouvé des réponses, entre autres, ce sont des rois venus de Perse et ils étaient trois de différentes couleurs pour représenter les 3 continents connus alors. Ne méprisons pas ce folklore, il a voulu exprimer essentiellement que Jésus n’est pas venu uniquement pour Israël mais bien pour toutes les nations.

Les mages sont des chercheurs de Dieu qui nous disent que partout dans le monde il y a des chercheurs de vérité. Depuis toujours les hommes se sont posés des questions : quel sens donner à la vie des hommes et à la vie du monde? Quelle est notre destinée? Elle ne peut se résumer à ce que l’on vit chaque jour. Les biens matériels ne peuvent combler toutes nos aspirations.

(suite…)

Homélie de la messe de la nuit de Noël 2017

Joie de Noël

La joie est dans les cœurs pour cette fête. Toujours, les enfants sont excités, ravis de toutes ces fêtes, des cadeaux. Les adultes exultent aussi, retrouvent la joie de leur enfance. L’imaginaire joue un rôle aussi dans cette effervescence.

Nous sommes dans la joie car, quel que soit notre rapport à la foi, à l’église, et même à la société et à ses modèles, un enfant nous est donné comme signe de l’amour de Dieu. Le règne de Dieu se manifeste dans la fragilité. Un enfant ne peut faire peur à personne.

Cet enfant vient au monde dans des conditions particulières. Le récit que nous en donne Luc ouvre au sens de cette naissance. Cet enfant nait sur la route, au hasard des déplacements provoqués par les décisions des puissants. Cela nous renvoie aux déplacés de toute sorte qui ne trouvent pas place chez nous. C’est Noël lorsque les paroissiens s’organisent pour permettre à des personnes déplacées de trouver place au milieu de nous. Nous découvrons dès sa naissance que Jésus vient renverser les valeurs de notre monde. Cet homme insignifiant et sans pouvoir se révèle comme le vraiment puissant, celui dont tout dépend. Donc devenir chrétien consiste à sortir de ce que tous pensent et veulent, pour considérer le monde sous le regard bienveillant de Dieu.

Cet enfant nous est annoncé dans la première lecture comme un enfant qui porte sur son épaule « l’insigne du pouvoir ». Cet enfant naît dans une mangeoire, il est aussi enveloppé de langes. Tout cela nous oriente vers Pâques, vraie lumière pour tous les peuples. L’insigne du pouvoir que Jésus porte sur son épaule : c’est la croix qu’il portera pour apporter le salut au monde dans sa passion, la croix est aussi la clef du Royaume donnée aux hommes. Les langes sont ceux de l’ensevelissement de Jésus. La mangeoire est le lieu qui fait de cet enfant la nourriture donnée aux disciples, et à tous les hommes, pour vivre de la vie même de Dieu.

Cet enfant, l’Église le met sans cesse au monde. Elle le remet sans cesse aux hommes, dans la célébration de la messe, de l’Eucharistie.

À Marcy, où la crèche se trouve à l’extérieur de l’église, nous mettons l’enfant Jésus devant l’autel pendant la célébration. Nous le remettons dehors à la fin de la célébration. En cela nous sommes deux fois prophètes. Nous disons clairement au monde que nous participons de son péché, qui consiste à mettre le pauvre à l’écart de nos assemblées, alors même que le pauvre, c’est le Christ. Nous le remettons aussi au monde, nous le donnons à nos frères. Il ne nous appartient pas, il est pour le monde. D’ailleurs nous voyons bien combien la figure de l’enfant Jésus envahi le monde – bien au de-là de nos célébrations. Cela aussi est une grande joie. Avec le monde, dans le monde, nous faisons jaillir cette nuit notre joie.

Homélie 4ème dimanche de l’Avent année B – 24 décembre 2017

Noël est vraiment tout proche

En ce 4e dimanche de l’avent,  Noël est vraiment tout proche cette année. En fait cependant, Dieu est toujours proche de nous.  Il n’est pas loin de nous. Il n’est pas  inconnu, énigmatique, voire dangereux. Dieu est proche de nous, si proche qu’il se fait enfant. Il vient, en Jésus, partager notre humanité. Au cœur du christianisme, il y a Jésus, fils de Dieu, né de Marie et de l’Esprit. Cette naissance est annoncée dans la première lecture et plus tard Paul écrit que c’est la révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence.

L’amour de Dieu  travaille dans le monde sans rien bousculer, sans rien déranger. Dieu semble absent quand nous l’attendons ou quand nous le cherchons dans l’extraordinaire,  dans un monde déconnecté du quotidien, ou sur une route à la mesure de notre désir. Ce n’est pas l’heure de Dieu qui tarde, c’est nous qui ne l’attendons plus, c’est nous qui ne veillons plus, qui n’entendons pas son appel. Aujourd’hui encore, Dieu continue à appeler des hommes et des femmes. Ce n’est plus par l’ange Gabriel qu’il intervient dans notre vie. Il nous rejoint par les personnes qu’il met sur notre route. Des personnes qui incarnent sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans notre monde troublé, Dieu a besoin de nos mains pour prolonger les siennes avec nos outils et nos talents. Dieu a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Dieu a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la mission qu’il nous confie, Dieu nous invite à lui dire oui. Chacun de nous en est capable. Quand nous disons oui, comme Marie, c’est une grande aventure qui commence.

Un critère de la réalisation de la Parole de Dieu dans nos vies, à la façon de Marie : la joie. Nous sommes profondément joyeux de vivre selon ce que Dieu nous propose, même si cette joie n’est une évidence.

Une conviction quant à la réalisation de ce que Dieu veut pour le monde : cela se fera. Finalement le Royaume de Dieu s’établit, dans la douceur et la discrétion. La Parole de Dieu est efficace.

Nous voici bientôt à Noël, Dieu s’est fait petit, il s’est manifesté dans un enfant, dans sa fragilité

Diocèse de Lyon

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  • Évangile : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? – Seigneur, que je retrouve la vue » (Lc 18, 35-43)

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