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ÉDITORIAL – 3 février 2019 – Année C 4° dimanche du temps ordinaire

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« Culture des plaisirs »

Mgr. Barbarin était il y a peu en Irak pour la consécration de deux nouveaux évêques. L’évènement est de taille pour un pays qui comporte une importante minorité chrétienne – profondément traumatisée dernièrement par une persécution systématique extrêmement violente.

Parmi ces deux évêques nouveaux, se trouve le nouvel évêque de Mossoul, consacré à Bagdad, car il n’existe plus d’église en état à Mossoul, première ville chrétienne d’Irak. Le nom de ce nouvel évêque est Mgr. Najeeb Michaeel. Pour l’Eglise qui se trouve à Mossoul, tout est à reconstruire. Il nous faudra prier pour ces chrétiens avec lesquels nous sommes – comme diocèse, jumelés. Il nous faudra aussi les aider matériellement pour reconstruire leurs biens détruits.

Le discours de Mgr. Sako, Patriarche de l’Eglise chaldéenne catholique d’Irak, nous réveille. Selon lui : « la manière avec laquelle les chrétiens d’Irak ont traversé ces années d’épreuves peut être un témoignage pour les chrétiens d’occident, qui vivent sous l’influence d’une « laïcité négative et de la culture des plaisirs »

Nous pouvons nous sentir accusés par cette affirmation que nous vivons dans une « culture des plaisirs », mais il s’agit de l’évaluation d’un responsable chrétien qui porte un œil extérieur sur notre façon de vivre en Europe en général, et dans notre diocèse en particulier.

Lorsque le Pape François propose aux jeunes de sortir de leur canapé, nous sommes poussés à nous demander comment vivre notre foi, sans nous faire trop prendre au piège de « la culture des plaisirs ». Peut-être l’implication dans le jumelage avec la paroisse de Bikfaya – dans le pays du Liban, où l’Eglise maronite est si vivante, est-elle un début de réponse à cette interpellation.

                                     Père Bertrand Carron.  

ÉDITORIAL – 30 décembre 2018 – Année C dimanche de La Sainte Famille

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Fraternité

Nous sommes frères dans le Christ, affirmons-nous. Avec Jésus, nous sommes fils du même père, Dieu lui-même.

Nous vivons une même humanité fragile. Nous savons – j’espère, nos limites. En tout cela nous sommes rejoints par Dieu lui-même. Lui-même vient nous prendre avec lui. Devenir ses disciples signifie vivre de la même vie que lui. À tel point que dans l’Eucharistie, cela devient physiquement vrai. Nous recevons dans notre corps la vie même de Dieu. Notre vie est donc nouvelle, toujours renouvelée. Nous pouvons donc en faire l’expérience : risquer un peu pour vérifier à quel point Dieu travaille à la nouveauté dans notre vie. Pour la nouvelle année qui approche, quelles seront les nouveautés de nos engagements ? Quelles seront nos audaces pour que le plus fragile de mes frères soit reçu et aimé comme Dieu l’aime ? Les voeux que nous pouvons faire les uns pour les autres, et pour nous-mêmes, sont des prières à Dieu le Père qui nous donne son Fils pour que nous soyons vraiment frères.

Comment allons-nous recevoir cette source de grâce cette année ? À quel service suis-je appelé pour rejoindre mon frère ? Dans la joie d’une vie plus simple, refusant d’amasser pour nous-mêmes, comment servirons-nous la création, au lieu de la dévorer ?

Sortant de nos canapés, comme le demande le Pape François, je nous souhaite, gardant au coeur la joie de Noël, d’agir pour être vraiment frères de tous, dans la joie de la pauvreté et du service.

Père Bertrand Carron

ÉDITORIAL – 23 décembre 2018 – Année C 4ème dimanche de l’Avent

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Signes visibles du salut

Dans l’Évangile du 4ème dimanche de l’Avent, nous entendons parler de signes. Ils orientent la vie des croyants, ils authentifient l’action de Dieu pour les hommes, le salut qui commence à poindre au milieu de la vie des hommes.

Aujourd’hui, quels sont ces signes qui nous disent le Salut que Dieu nous donne ?

Ils se situent dans l’ordinaire de la vie. Ils transforment en même temps cet ordinaire. Par exemple lundi dernier, j’ai été appelé pour donner le sacrement des malades à une dame très âgée. Depuis 13 jours elle était dans le coma, mais ne voulait pas mourir. Cette dame était très croyante et pratiquante, donc son entourage a demandé pour elle le sacrement des malades, pour qu’elle soit prête à se présenter à Dieu dans la rencontre ultime. Nous avons donc prié en famille autour de cette dame, je lui ai donné l’absolution, puis le sacrement des malades.

On nous dit que les personnes inconscientes ont en fait conscience de ce qui a lieu autour d’elles, mais c’est difficile à croire, car nous n’en n’avons aucun signe. En donnant le sacrement, je croyais à la parole des médecins. Cette personne était en fait très consciente de ce qui avait lieu. Elle est décédée juste après mon départ, libérée de tout le poids de sa vie, prête à se présenter devant son Dieu.

Cette libération à la fois physique et spirituelle, est un signe de la profondeur de la vie spirituelle dans notre vie incarnée. L’ordinaire de notre vie s’en trouve transformé. L’action de Dieu pour l’homme devient visible, le salut est arrivé pour notre maison, et pour cette personne là. Établis dans cette façon de percevoir le monde, nous devenons capables de comprendre les signes de salut qui nous sont donnés en quantité dans cette période des fêtes. Le Royaume s’est approché, ne le voyez-vous pas ?

Père Bertrand Carron.

ÉDITORIAL – 16 décembre 2018 – Année C 3ème dimanche de l’Avent

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Faire vivre l’Église

Le diocèse envoie actuellement des messages au plus grand nombre possible de diocésains à propos du denier de L’Église. Il est en baisse globalement dans le diocèse de Lyon. Surtout, le nombre de donateurs diminue beaucoup. Dans la paroisse de l’Esprit Saint des Portes de Lyon, le nombre de donateurs avait baissé il y a deux ans, puis il est remonté cette année. Le mois de décembre est crucial pour la campagne du denier de L’Église.

Tout de même, alors que nous préparons la venue du Sauveur, nous préparons nos cœurs à célébrer Noël. Se préparer spirituellement consiste aussi à s’informer, ou à être informé, ce qui peut être aussi le rôle de votre curé – de ce qui concerne la vie concrète, temporelle de l’Église.

L’Église vit des dons des fidèles. Elle ne reçoit aucune subvention ni du Vatican, ni de l’État ou des collectivités territoriales. Par rapport au Vatican, c’est même le contraire. Le diocèse de Lyon participe à la vie matérielle de l’Église universelle par des dons au Saint Siège. Ce sont les diocèses qui financent la vie de l’Église au plan universel. Cela permet aussi un mode de redistribution, entre diocèses plus riches, qui peuvent donner, et des diocèses plus pauvres qui ont besoin d’être subventionnés.

Les prêtres font une promesse de simplicité de vie au moment de l’ordination, ils touchent environ 980 euros par mois. Cela permet de vivre simplement, et dignement. Les plus pauvres dans le diocèse sont les séminaristes, comme ils sont pris en charge par le séminaire pour beaucoup de besoins dans leur vie, ils ne touchent que très peu en numéraire. C’est une bonne préparation pour la suite du ministère.

La prise en compte de la vie matérielle de l’Église est une nécessité spirituelle. Nous ne pouvons pas vivre notre foi sans nous préoccuper de la vie des salariés, des séminaristes et des ministres ordonnés. Cela permet aussi de tester la mise en œuvre de la foi dans toute la vie du croyant. Quel lien avons-nous concrètement avec l’Église, diocésaine et universelle et qui concerne nos propres moyens de vivre ?

Père Bertrand Carron.

ÉDITORIAL – 9 décembre 2018 – Année C 2ème dimanche de l’Avent

Pénitence joyeuse

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Dans le temps de l’Avent, nous sommes à la fois dans la joie, car nous célébrons le Seigneur qui vient, et sa venue n’est pas limitée à la fête de Noël, et nous sommes dans un temps de pénitence, car nous nous préparons à la venue du Sauveur.

Il faut préparer nos cœurs. Pas question d’aller plus avant sans se poser la question du péché dans ma vie. Pas question d’avancer sans recevoir la grâce nécessaire que Dieu seul donne.

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ÉDITORIAL – 2 décembre 2018 – Année C 1 er dimanche de l’Avent

Bonne année !

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Ce dimanche deux décembre, nous entrons en Avent. Nous changeons aussi d’année liturgique. Nous entrons dans une nouvelle année. Le temps de l’Avent est donc autre chose que la préparation de Noël. La perspective est beaucoup plus large que la simple préparation de Noël. Il s’agit d’une fête importante, mais nous attendons beaucoup plus. Nous attendons la venue du Sauveur à la fin des temps. C’est pourquoi l’Evangile des deux premiers dimanches de l’Avent annonce la venue du Messie à la fin des temps.

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ÉDITORIAL – 25 novembre 2018 – Année B 34ème dimanche du temps ordinaire

 ‘’Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers’’

Noël’In pour entrer en Avent

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Désormais depuis plusieurs années, notre paroisse participe à Noël’In avec intensité.

Nous proposons à tous ceux qui passent par le territoire de La Tour de Salvagny, d’entrer dans l’église pour un temps d’animation, de réflexion et de prière.

Cette année le week-end de Noël’In tombe au même moment que l’entrée en Avent.

Le dimanche 2 décembre sera le premier dimanche de l’Avent. L’accueil proposé à toutes et tous le samedi et le dimanche sera une belle façon de se mettre en marche pour accueillir le Sauveur dans notre vie.

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ÉDITORIAL – 18 novembre 2018 – Année B 33ème dimanche du Temps ordinaire

Centenaire du 11 novembre 1918

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Dans tous nos villages, nous avons célébré avec ferveur la fin du conflit mondial qui a duré d’août 14 au 11 novembre 1918.

Ce conflit a permis en France une grande réconciliation entre l’Église et la République. Suite aux lois de séparation de l’Église et de l’État, et aux spoliations des biens de l’Église par la République – la deuxième fois en cent ans. Suite à l’exil des communautés religieuses chassées de leurs biens, la
mésentente était profonde entre la République Française et l’Église. Or voici que les catholiques de France, en particulier les religieux en exil, ont pris fait et cause pour la République envahie, et se sont engagés massivement
pour défendre leur Patrie.

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ÉDITORIAL – 11 novembre 2018 – Année B 32ème dimanche du Temps ordinaire

Entre deux lettres

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Le 31 octobre dernier s’achevait le synode des évêques à propos des jeunes, de la foi et du discernement vocationnel. Les Pères synodaux, c’est-à-dire les évêques réunis au synode, ont écrit une lettre pour les jeunes.

Sans refuser de voir les difficultés de l’Église – en particulier par rapport aux jeunes, les évêques appellent à un enthousiasme fervent pour travailler le monde en profondeur.

« Que nos faiblesses ne vous découragent pas, que les fragilités et les péchés ne fassent pas obstacle à votre foi. L’Église est votre mère, elle ne vous abandonne pas, elle est prête à vous accompagner sur de nouveaux chemins, dans les hauteurs, là où le vent de l’Esprit souffle plus fort, chassant les noirs nuages de l’indifférence, de la superficialité et du découragement. »

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ÉDITORIAL – dimanche 4 novembre 2018 – Année B 31ème dimanche du Temps ordinaire

Célébration du centenaire de l’armistice de 1918

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Beaucoup s’inquiètent de l’état du monde d’aujourd’hui. Nous voyons la violence dans tant d’endroits. La création elle-même est violentée depuis trop longtemps par l’humanité. Les hommes ne cessent de lutter les uns contre les autres dans des luttes meurtrières et stériles.

Et pourtant nous célébrons un grand jour de libération. Le 11 novembre 1918, la violence a pour ainsi dire disparu sur les frontières de nombreux pays en même temps. Si aujourd’hui nous regrettons le temps passé, qu’il nous suffise de faire mémoire de cette violence exercée sans frein pendant quatre ans, pour nous réjouir de l’état du monde où nous sommes aujourd’hui.

Il est bon pour nous de chérir la paix dans laquelle nous vivons, et de nous en réjouir avec intensité. Cela n’enlèvera rien à notre lucidité, mais pourrait bien nous aider à vivre ce que notre temps propose avec plus d’espérance et de joie.

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Diocèse de Lyon

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  • Évangile : « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)

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