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ÉDITORIAL – Dimanche 27 novembre 2022 – 1er dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°48.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24, 37-44

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

Voici venu le temps des rires et des chants… Pour ceux qui sont de ma génération, on entend dans ces quelques mots le générique d’une célèbre émission de Christophe Izard, le père de Casimir et de « l’Île aux enfants ».

Le temps est enfin venu de s’occuper de Noël. Les vitrines et les prospectus deviennent légitimes, il nous reste 4 semaines pour tout préparer. 4 semaines, c’est bien court et c’est très long. Pourquoi autant de temps ? Que nous réserve la liturgie comme surprises durant ce temps de l’Avent ?

Faire plaisir aux enfants, il n’y a rien de plus naturel… Nous savons tous le faire. Aux enfants sans doute, mais l’enfant qui est en nous, savons-nous toujours prendre soin de lui ? À la lecture des textes de ce premier dimanche, nous sommes déplacés. Il n’est ni question d’enfants, ni de joie, ni de cadeaux, ni de repas. Bien au contraire.

Le premier dimanche de l’avent nous met devant des choix radicaux. Il s’agit du retour du Fils de l’homme. Nous préparons la naissance de Jésus, et la liturgie nous demande de méditer sur son retour, sur la parousie, pour utiliser les mots de la théologie. Pour ce retour, il faut se tenir prêt, il y aura un clivage, une élection. Le temps va radicalement être nouveau, comme aux jours de Noé. Il y a de l’inattendu, de l’imprévu. 

Nous ne pouvons pas prévoir cette venue finale du Fils de l’homme et pourtant nous avons l’habitude de préparer sa venue. Nous sommes rompus à cet exercice à tel point que le jour de Noël nous cueille invariablement. Nous ne sommes pas prêts, et il y a urgence. Il faut tout préparer et nous n’avons plus le temps.

Notre expérience rejoint d’une manière très singulière l’évangile. Nous savons que les jours viennent, et nous nous laissons surprendre par notre habitude de remettre à demain ce qui aurait dû être fait hier. Bienheureuse procrastination qui est notre compagne habituelle.

Tenez-vous prêts ! L’évangile nous le répète, les 4 semaines du temps de l’Avent sont bien courtes pour préparer notre cœur à accueillir l’inouï de Dieu.

Le thème que nous avons choisi de décliner durant cet avent est « Prendre soin ». Commençons cette semaine par regarder, dans notre histoire récente, les moments où Dieu est venu nous surprendre, par sa parole, par ses clins-Dieu, et ce que cela a provoqué en nous, en cet enfant qui nous habite et qui doit toujours être prêt à s’émerveiller de rencontrer Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 27 novembre 2022 – 1er dimanche de l’Avent – année A

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24, 37-44

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

Voici venu le temps des rires et des chants… Pour ceux qui sont de ma génération, on entend dans ces quelques mots le générique d’une célèbre émission de Christophe Izard, le père de Casimir et de « l’Île aux enfants ».

Le temps est enfin venu de s’occuper de Noël. Les vitrines et les prospectus deviennent légitimes, il nous reste 4 semaines pour tout préparer. 4 semaines, c’est bien court et c’est très long. Pourquoi autant de temps ? Que nous réserve la liturgie comme surprises durant ce temps de l’Avent ?

Faire plaisir aux enfants, il n’y a rien de plus naturel… Nous savons tous le faire. Aux enfants sans doute, mais l’enfant qui est en nous, savons-nous toujours prendre soin de lui ? À la lecture des textes de ce premier dimanche, nous sommes déplacés. Il n’est ni question d’enfants, ni de joie, ni de cadeaux, ni de repas. Bien au contraire.

Le premier dimanche de l’avent nous met devant des choix radicaux. Il s’agit du retour du Fils de l’homme. Nous préparons la naissance de Jésus, et la liturgie nous demande de méditer sur son retour, sur la parousie, pour utiliser les mots de la théologie. Pour ce retour, il faut se tenir prêt, il y aura un clivage, une élection. Le temps va radicalement être nouveau, comme aux jours de Noé. Il y a de l’inattendu, de l’imprévu. 

Nous ne pouvons pas prévoir cette venue finale du Fils de l’homme et pourtant nous avons l’habitude de préparer sa venue. Nous sommes rompus à cet exercice à tel point que le jour de Noël nous cueille invariablement. Nous ne sommes pas prêts, et il y a urgence. Il faut tout préparer et nous n’avons plus le temps.

Notre expérience rejoint d’une manière très singulière l’évangile. Nous savons que les jours viennent, et nous nous laissons surprendre par notre habitude de remettre à demain ce qui aurait dû être fait hier. Bienheureuse procrastination qui est notre compagne habituelle.

Tenez-vous prêts ! L’évangile nous le répète, les 4 semaines du temps de l’Avent sont bien courtes pour préparer notre cœur à accueillir l’inouï de Dieu.

Le thème que nous avons choisi de décliner durant cet avent est « Prendre soin ». Commençons cette semaine par regarder, dans notre histoire récente, les moments où Dieu est venu nous surprendre, par sa parole, par ses clins-Dieu, et ce que cela a provoqué en nous, en cet enfant qui nous habite et qui doit toujours être prêt à s’émerveiller de rencontrer Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 20 novembre 2022 – Dimanche 20 novembre 2022 – Christ Roi de l’univers

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°47.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 23, 35-43

Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Christ, roi de l’univers

La liturgie a quelque chose de très particulier, en ce dimanche : elle nous invite à fêter le Christ Roi en contemplant le Christ crucifié. Elle nous présente la croix comme le lieu de la victoire et de la puissance du Fils de Dieu.

Un cantique du vendredi saint proclame « Ô croix, où est ta victoire ? » Je ne sais pas s’il convient pour ce dimanche, tellement la thématique est autre que la crucifixion. Le Christ Roi vient conclure l’année liturgique et ouvrir les portes de l’avent. Il nous est proposé de regarder la croix, cette fois-ci non pas comme lieu de la souffrance inhumaine de Jésus – nous aurons le temps de le faire dans quelques mois – mais comme le lieu où s’exprime la majesté du Fils de l’homme.

Le titulus indique « Celui-ci est le roi des juifs ». Ici placée, cette indication est bien dérisoire et peu en rapport avec ce que nous imaginons être le trône d’un roi. Pourtant, c’est bien sur la croix que le Fils de l’homme est pleinement le maître de l’univers.

« Aujourd’hui avec moi tu seras dans le Paradis ». La promesse est là. Le salut est manifesté. Le malfaiteur proclame la puissance de Dieu en Jésus. Il vient de dire une parole de vérité, contrairement à tous ceux qui l’ont condamné. Jésus, lui, n’a rien fait, mais il peut tout faire. Qui, sinon le maître de l’univers a le pouvoir de nous promettre d’accéder au paradis ? Qui, sinon le Fils de Dieu, peut nous ouvrir à la vie éternelle ?

Mais, pour cela, il nous faut emprunter le même chemin que celui que la tradition nomme « le bon larron ».

  • Il accepte son histoire et les conséquences de ses actes.
  • Il reconnaît Jésus comme son maître et son sauveur.
  • Il le supplie de l’accueillir auprès de lui.

Cette démarche n’est-elle pas celle du vrai croyant ? En cette fin d’année liturgique, et avant d’entamer une nouvelle année, il serait bon pour chacun d’entre nous de faire le chemin que nous propose l’Evangile. Prendre le temps de relire son année, regarder les lieux de réussites et de joies mais aussi les lieux d’échecs, de manquements et de tristesse.

Tenter de nommer ce que cela a produit en nous et autour de nous. Tant pour nos bourreaux que pour nos victimes. Voir si nous avons pu plus ou moins réparer, ou pardonner. Pour finalement offrir le tout au Christ, en le suppliant de ne pas nous abandonner et d’être, comme il l’a promis, toujours à nos côtés.

En lui demandant de renouveler nos cœurs et de nous préparer à l’accueillir comme le don le plus précieux que Dieu nous fait dans l’enfant de la crèche.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 23 octobre 2022 – Année C 30ème dimanche du Temps Ordinaire

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°43.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18, 9-14 : « Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

La parabole de l’ascenseur. « Regarde comme je suis bien ». Le pharisien a raison d’être fier de lui-même, il fait tout ce qu’il doit faire. Il obéit parfaitement à la loi, il fait du zèle et pratique la dîme. Il connaît sa valeur et il se compare, « je ne suis pas comme ceux-là ! »

Un seul mot pour exprimer ce que l’on ressent face à ce modèle : bravo. Sa vie religieuse est un véritable exploit. Il arrive à être parfait à force de volonté. Mais laisse-t-il de la place à Dieu ? N’a-t-il pas fait de ses grandes capacités et de sa volonté son véritable dieu ?

Le publicain est un pécheur, il le sait. Il ne réclame rien, ne demande rien. Devant Dieu, il accepte ses faiblesses et compte sur la miséricorde de Dieu. Les deux sont au temple, les deux se présentent devant Dieu. Les deux prient, l’un regarde son reflet dans un miroir et l’autre n’arrive pas à lever les yeux vers le ciel.

Nous avons une affection assez naturelle pour le publicain. Sans trop vouloir nous l’avouer à nous-mêmes, nous nous retrouvons dans ce pécheur. Et nous condamnons le pharisien. Quels pharisiens nous sommes !

En faisant le choix du publicain, nous faisons en réalité un bien terrible choix. Nous avouons préférer à la rigueur et à l’effort, le péché et la facilité. Tous en faisant fi d’une vie droite et du devoir.

En fait non, et bien heureusement. Ce qui nous touche dans le publicain, ce n’est pas sa vie, mais son attitude devant Dieu. Il accepte de s’abandonner et attend qu’agisse pour lui la grâce agissante. Il demande le pardon. Il s’humilie et devant Dieu, il présente sa condition de pécheur. Il est lucide et humble.

C’est à cette attitude que Jésus, dans cette parabole, veut nous faire réfléchir. Les caractères sont bien évidemment poussés à l’extrême. Tout n’est pas parfait chez le pharisien, et la prière du publicain n’est sans doute pas aussi pure qu’elle nous est exposée. Jésus veut provoquer un choc chez ses auditeurs. Il s’adresse à ceux qui sont convaincus d’être justes et qui méprisent les autres.

Il s’adresse aussi à nous aujourd’hui.

Nous relevons des deux typologies, en étant parfois pharisiens, parfois publicains. Parfois fiers de ce que nous sommes et de ce que nous faisons, et parfois désespérés de notre incapacité à servir Dieu et nos frères comme il le faudrait.

Jésus Christ nous invite à une attitude fondamentale d’humilité. Il nous invite à reconnaître l’action de Dieu dans nos vies, et à rendre grâce pour tout le bien qu’il fait, y compris à travers nous, dans ce monde. Il nous invite également à ne jamais oublier que nous sommes ces pécheurs pardonnés qui puisent en lui le courage de l’action et la force de l’amour.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 16 octobre 2022 – Année C – 29ème dimanche du Temps Ordinaire

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°42.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8

« Le Seigneur ajouta :  « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !

 Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » »

« Tu n’as pas répondu à mon mail ! ». Il y a des injonctions qui sont de plus en plus insupportables. Le temps est banni. Que ce soit celui de la réflexion, comme celui du bon sens.

Le tout, tout de suite, prime. Mon appel, mon SMS, mon mail, mon … je ne sais quoi. Tous sont des ordres auxquels je ne dois pas me dérober. Il m’est interdit de prendre du temps, de réfléchir, de consulter. Je dois faire ce que l’autre exige et sans attendre.

Il en est de même pour la prière.

Dieu doit répondre immédiatement à nos demandes. Il y a urgence. Si Dieu ne répond pas, si Dieu ne fait pas ce que j’exige, si Dieu ne fait pas ma volonté, Il n’existe pas, Il n’est pas. Dieu n’étant pas et ayant toujours besoin de réponses, on se tourne vers des dieux faits de mains d’hommes, c’est le règne des idoles. Les idoles sont bien plus satisfaisantes car, pour le coup, elles sont à notre image et à notre ressemblance. Mais répondent-elles davantage ? Accepte-t-on mieux leur silence ?

Le juge est inique, il est à notre ressemblance. Pour rendre justice, il exige d’être satisfait. Une offrande, un cadeau, un service, accélèrent le jugement, mais pour cela, il faut avoir les moyens.

Le juge est inique et la veuve est pauvre. Jamais elle n’obtiendra réparation et pourtant, pour avoir la paix, le juge rend son jugement. L’insistance de la pauvre femme exaspère le juge, et celui-ci finit par agir.

« Il faut prier sans se décourager » … Cela nous donne une image bien particulière de Dieu. Nous ne pouvons assimiler Dieu au juge. La vérité est ailleurs.

La veuve sait qu’elle trouvera justice auprès du juge. La veuve sait que lui seul a la réponse, et elle insiste. Nous savons que Dieu a la réponse à nos prières. Mais nous n’avons pas le temps. Dieu a pour lui l’éternité et nous oublions que nous avons déjà toutes les réponses. « Qu’as-tu que je ne t’ai donné ? »

Les réponses sont dans la Parole de Dieu, Dieu a parlé, il ne cesse de parler et de répondre. Mais humains, égoïstes et exigeants que nous sommes, nous voulons avoir notre réponse d’une manière individuelle, personnelle et immédiate. Les réponses sont déjà toutes là, elles nous ont été données de manière communautaire et par anticipation.

La Parole de Dieu est la source véritable des réponses à nos questions fondamentales. Il nous faut chercher le vrai sens de la vie, où est le bonheur parfait et non les simples réponses à nos désirs et à nos envies : pour cela, allez voir des idoles…

Ces questions fondamentales demandent du temps et de la persévérance, tant pour les formuler que pour accueillir la réponse. Comme la veuve qui sait où elle trouvera la justice, nous savons où trouver nos réponses. Comme le juge qui se laisse déplacer, Dieu nous a déjà équipés.

À nous de ne pas nous décourager. La foi est notre vrai bien.  

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 2 octobre 2022 – Année C – 27ème dimanche du Temps Ordinaire

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°40.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17, 5-10 : En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

Nous avons là deux paraboles qui, à première vue, n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Tout se passe comme si nous étions devant une compilation des paroles de Jésus, que le rédacteur saint Luc a mises à la suite les unes des autres. N’oublions pas que la Bible est un livre inspiré et non un simple livre d’histoire. Que pouvons nous alors comprendre de la juxtaposition de ces deux paraboles ?

La question de départ est « Augmente en nous la foi ! »

La première parabole s’attaque directement au sujet et Jésus nous dit finalement et sans ambages : « Vous n’avez pas la foi ! ». Jésus est sévère. Cette sentence vient nous percuter. Nous faisons tout ce qu’il faut, et nous constatons que nos efforts ne sont pas récompensés du bien suprême : la foi. Jésus vient nous saisir dans nos pensées les plus intimes. Vous croyez faire tout ce qu’il faut pour avoir la foi, mais le faites-vous vraiment ?

Vient alors la deuxième parabole, celle du serviteur. Ce dernier fait tout ce qu’il faut. Il travaille dur, et il semble qu’il n’y a pas de temps d’arrêt, de pause, au service qu’il doit rendre. Les ordres s’enchaînent et lui obéit. Obéir est son état. Il n’est responsable de rien. Le maître lui indique ce qu’il doit faire, et sans cesse il s’exécute. C’est de cette écoute que le serviteur tire sa dignité et sa grandeur.

Augmente en nous la foi ! Écoute la parole du Seigneur !

C’est dans cette dynamique que la foi en nous augmente. Nous avons à être sans cesse, et davantage, à l’écoute. Cela suppose une grande humilité de notre part et une plus grande disponibilité encore.

La vie chrétienne est une vie de service aux projets du Seigneur, notre seul et unique maître. Il est le maître de nos vies, il conduit le monde et son Église.

N’avons-nous pas tendance parfois à ne pas être à notre place – celle du serviteur -, et à vouloir prendre la place du maître à la table ?

Nous sommes certes des serviteurs « inutiles » ou « quelconques », comme le disent d’autres traductions. Mais nous sommes surtout des serviteurs indispensables à la réalisation du projet de Dieu.

Peut-être devrions-nous demander à Dieu d’augmenter en nous le sens de l’écoute et de la prière, ce qui fera sans nul doute grandir en nous la foi.

Jorge JIMENEZ

Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde…

ÉDITORIAL – Dimanche 26 juin 2022 – Année C 13ème dimanche du Temps Ordinaire

Retrouvez toutes les informations dans la feuille hebdomadaire N°26.


ORDONNÉS


Dimanche 26 juin, à 15H30 en la cathédrale, quatre nouveaux prêtres seront ordonnés pour le diocèse de Lyon : Guillaume de la Porte, Olivier de Petiville, Jean Peytou et Vincent Zobler.
Le 18 juin dernier, c’étaient quatre diacres permanents qui étaient ordonnés pour notre diocèse : Yves Grouin, Luc Marcellin, Marc Pescheux et Olivier Pons.

Vous vous rappelez vos cours de mathématiques ?

Soit un nouveau prêtre ou un nouveau diacre :

En Y, vers le ciel, il est ordonné à la mission de l’Église, la mission de tous les baptisés. Sur cet axe vertical, tous les points que nous sommes ont une coordonnée.

En X, sur l’autre axe, il est ordonné à la vie des communautés, dans ce diocèse. La vie personnelle de chacun implique d’autres dimensions, bien sûr.
L’abscisse (cette verticalité qui – suivant l’étymologie de ce mot – « coupe ») est ce souffle du Seigneur en chacune de nos vies : désir de vivre les qualités de Jésus, appel du Royaume de Dieu, désir de porter la Bonne Nouvelle, accueil et offrande au Seigneur de cette part de la vie du monde qui nous touche… C’est la responsabilité de chacun d’accueillir cet « appel d’air » du Seigneur, vers le haut.
L’ordonnée, pour un prêtre (me limitant à mon expérience), ce sont les communautés et les personnes. Le prêtre accepte d’être déplacé par celles et ceux vers qui il est envoyé.

Et pour les laïcs ?

Y a-t-il une ligne d’ordonnée dans le plan de la vie de l’Église ? Le Concile Vatican II dit que le sacerdoce commun des fidèles [enraciné dans leur baptême] et le sacerdoce ministériel sont ordonnés l’un à l’autre (Lumen Gentium, 10). Être ordonnés les uns aux autres, n’est-ce pas une merveilleuse image de la charité que le Seigneur Jésus commande à ses disciples ?.


« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » ( Jn 15, 17)

ÉDITORIAL – Dimanche 5 juin 2022 – Année C -Solennité de PENTECÔTE

Retrouvez toutes les informations dans la feuille hebdomadaire N°23.

« Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 8-17)

Mardi 17 Mai, a eu lieu une journée de bilan qui réunissait, à la Maison Paroissiale de Charbonnières, tous (presque) les membres des Équipes Funérailles du doyenné.

Étaient présents Père Norbert Otéro, Père Bertrand Carron, Père Louis Chol, et Père Régis Grosperrin. Présentes aussi nos LEM: Lydie Barresi et Isabelle Brault, nos secrétaires paroissiales : Émilie Courty et Claudine Curtil, et, aussi, co-responsable de la Pastorale des Funérailles du diocèse, Nathalie Danest. En tout une quarantaine de personnes.

Nous avons échangé sur nos expériences, par petits groupes et aussi par le biais de témoignages en grand groupe, nous nous sommes penchés sur les aspects à améliorer dans notre mission d’accompagnement, dans le moment douloureux que représente un deuil dans une famille, mais aussi d’évangélisation pour ceux qui ne vivent pas proches de l’Eglise le reste du temps.

Nous avons réfléchi, prié et rendu grâce lors d’une messe, et aussi pris le temps d’un déjeuner partagé, convivial et délicieux, dans l’agréable jardin de la Maison Paroissiale, très gâtés par une météo parfaite. Un moment de plaisir qui soude les équipes !

Nous ne pouvons que rendre grâce pour cette journée et espérer qu’elle sera reconduite en fin d’année prochaine. Sans oublier d’en remercier nos organisatrices !!

Delphine PENA VERRIER, Ensemble Paroissial de la Sainte-Famille Charbonnières

Pèlerinage des dames pour le doyenné des portes de l’ouest lyonnais, du 10 au 12 juin 2022

Chères pélerines,

Nous avons la très grande joie de vous annoncer notre pèlerinage annuel du 2ème week-end de juin. Il se déroulera cette année au Sud de la Bourgogne. Sœur Faustine de l’enfant Jésus et frère Bénédict, tous deux frère et sœur de Saint-Jean, nous conduiront spirituellement sur notre chemin.

Nous avons à cœur d’ouvrir ce pèlerinage à toutes les femmes, sportives ou non, proches ou loin de l’Eglise.

Partir en pèlerinage, à l’image de la Sainte Famille, c’est une école de vie dans la simplicité, la discrétion, la délicatesse, la charité et la prière. C’est la grande école de l’abandon et du silence. Nous venons pour recharger les batteries, pour demander, pour rendre grâce, pour faire le point, pour discerner, pour être consolée, conseillée, pour puiser à la Source, pour donner du temps à Dieu et porter les intentions confiées.

Toutes ensemble, nous pourrons réfléchir sur le thème suivant :

« Tu as du prix à mes yeux… et je t’aime !«  Isaïe 43.4

Petit aperçu du programme :

  1. Vendredi 10 juin : rendez-vous en fin d’après-midi à Taizé pour vivre toutes ensemble une magnifique soirée, nuit sur place.
  2. Samedi 11 juin : marche en direction du prieuré notre Dame de Rimont, ponctuée par des temps d’enseignement et de louange… Veillée de louange et d’adoration le soir. Nuit sur place
  3. Dimanche 12 juin : laudes et messe avec la communauté, pique-nique partagé avec les familles qui pourront nous rejoindre. Retour dans nos familles en début d’après-midi.

Confirmez-nous votre présence via le lien suivant : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScGc2VDfvHVFiGuBgEJ7i5vi0SLCck7pAijH9VxrqvhvcxX_w/viewform?usp=pp_url

En vous espérant nombreuses.           

Fraternellement, Isabelle et Virginie

Doyenné des portes de l’ouest lyonnais

ÉDITORIAL – Dimanche 22 mai 2022 – Année C – 6ème dimanche de Pâques

Retrouvez toutes les informations dans la feuille hebdomadaire N°21.

A Lourdes, sur les pas de Bernadette

Le pèlerinage diocésain à Lourdes, présidé par Mgr Olivier de Germay, aura lieu du 6 au 11 juin. Les inscriptions sont ouvertes auprès du service diocésain des pèlerinages.

 » Quand Bernadette est entrée dans la grotte de Massabielle, à Lourdes, celle-ci était sombre et boueuse, fréquentée par les porcs. Pourtant, en se laissant guider par Marie, Bernadette y a découvert une source d’eau pure. Nous-mêmes, en arrivant à Lourdes, sommes parfois lourds de nos soucis et de nos épreuves. Mais si nous nous laissons guider par Marie, nous découvrons la source de la vraie Joie !  » + Olivier de Germay

Informations pratiques

  • Une paroissienne de la paroisse de l’Esprit Saint des Portes de Lyon propose de porter vos intentions de prière à Lourdes. Veuillez les écrire et les déposer sous enveloppe cachetée dans les corbeilles de quête, en précisant bien ‘’pour Lourdes’’.
  • Les personnes malades ou à mobilité réduite sont les bienvenues. Elles seront accueillies dans les accueils dédiés (Notre-Dame et Marie Saint-Frai), les personnes valides seront logées en hôtel.
  • Une formule pour les 18-30 ans est proposée cette année par la pastorale des jeunes du diocèse de Lyon, avec un parrainage d’une personne malade ne pouvant se rendre à Lourdes.

 Pour en savoir voir plus, vous pouvez consulter le tract du pèlerinage 2022.

ÉDITORIAL – Dimanche 15 mai 2022 – Année C – 5ème dimanche de Pâques

Retrouvez toutes les informations dans la feuille hebdomadaire N°20.

Le bienheureux Charles de Foucauld sera canonisé le 15 mai 2022

La fraternité vécue selon Charles de Foucauld

Bientôt canonisé, le moine trappiste français vécut au plus près du peuple touareg et développa pour lui une profonde amitié, puisée dans sa soif du Christ.

Charles de Foucauld, prêtre français, « pauvre parmi les pauvres » et « frère universel », comme il se définissait lui-même sera prochainement canonisé. Au début du siècle dernier, il a planté les graines de la Parole divine au cœur du Sahara.*

Charles de Foucauld

La vie de Charles de Foucauld

Né à Strasbourg en 1858, il devient officier de la cavalerie après avoir fait l’école militaire de Saint-Cyr, puis part explorer le Maroc. Converti en 1886, après s’être confessé en l’église Saint-Augustin à Paris, il rentre chez les moines trappistes où il prononce ses vœux en 1892.

Sa vie le mènera à Nazareth en Terre Sainte, en Syrie, puis au Sahara, à partir de 1901, après son ordination, où il deviendra « l’apôtre des Touaregs ».

Au plus près de ce peuple, il se met à l’écoute de ces hommes et femmes qui vont lui sauver la vie. Gravement malade du scorbut, il sera remis sur pieds grâce à la détermination des femmes qui lui feront boire du lait de chèvre. Les onze dernières années de sa vie au cœur du désert le rapprochent de ce peuple, dont il recueille les poèmes. Il publiera aussi un dictionnaire de la langue touareg qui fait autorité.

« Je veux habituer tous les habitants à me regarder comme leur frère, le frère universel » disait-il, expliquant aussi qu’il n’était pas venu au désert pour convertir les Touaregs mais pour essayer de les comprendre. Charles de Foucauld sera assassiné le 1er décembre 1916 devant la porte de son ermitage.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel, Cité du Vatican : retour sur l’héritage spirituel particulièrement fécond du « Frère Charles de Jésus » et de cette amitié avec le peuple touareg avec Mgr Claude Rault, père blanc, évêque émérite de Laghouat-Ghardaïa en Algérie.

Diocèse de Lyon

Flux L’Evangile quotidien

  • Évangile : « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place au festin du royaume des Cieux » (Mt 8, 5-11)

Le saint du jour