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ÉDITORIAL – 26 Avril 2020 – 3ème Dimanche de Pâques – Année A

Retrouvez toutes les informations dans : bulletin paroissial 2020-18

Renoncements

Le confinement dure, et nous voyons que nous n’en sortirons pas d’un seul coup, mais que des efforts seront encore nécessaires après le 11 mai.


Cela signifie que toutes les célébrations qui nourrissent la vie de nos paroisses durant le temps pascal et au début de l’été, sont remises en cause pour des raisons qui ne dépendent pas de nous.
Ce sont par dizaine des mariages, des baptêmes – en commençant par ceux de Pâques, des premières Communions, renvoyés aux calendes grecques. Il s’agit d’un temps pascal durant lequel l’Esprit Saint sera moins manifesté que durant d’autres années. Nous ne savons même pas si nous pourrons nous rassembler au moment de la Pentecôte.

Ce temps pascal est donc un temps de renoncement pour beaucoup de familles, organisées de longue date pour se retrouver et faire la fête. C’est un temps de renoncement pour la communauté chrétienne toute entière – privée qu’elle est des sacrements, qui supposent des rapports et des actes
vraiment humains.

Pour notre vie spirituelle, nous pouvons en tirer des enseignements, du côté de la grâce reçue habituellement. Nous sommes obligés de sortir d’une « habitude » des sacrements. La Communion n’est pas une évidence. D’habitude, nous ne sommes pas très attentifs à nous demander si notre Communion est légitime ou pas. Maintenant le jeûne eucharistique se fait durable, et nous rejoignons la situation de ceux et celles qui ne peuvent communier en conscience. Nous avons l’occasion de creuser
notre désir de Communion, manifesté par la Communion de désir, une Communion spirituelle. De même nous pouvons toujours nous préparer à recevoir le sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Nous
avons le temps de nous préparer à nouveau à recevoir le corps du Christ, en mettant en place auparavant la demande de pardon nécessaire.
Nous sommes éloignés des sacrements aujourd’hui, que ce jeûne creuse en nous la soif de la grâce de la réconciliation avec Dieu et avec nos frères, et le désir d’une vraie Communion, renouvelée dans l’Esprit Saint.


Père Bertrand Carron.

ÉDITORIAL – 19 Avril 2020 – 2ème Dimanche de Pâques – Année A

Retrouvez toutes les informations dans : bulletin paroissial 2020-17

Esprit de Pentecôte

Nous sommes dans le grand jour de la Pâques. C’est-à-dire dans l’Octave de Pâques.
Un octave est un jour qui dure huit jours. Nous en avons deux dans notre année. Le premier pour la fête de Pâques, la plus importante pour notre foi, et le second pour la fête de Noël – reflet de la splendeur de la Résurrection. Nous célébrons donc aujourd’hui un grand dimanche de huit jours.
Même confinés, nous sommes au maximum de la solennité des célébrations.

ÉDITORIAL – 29 mars 2020 – 5ème dimanche de Carême – Année A

Retrouvez toutes les informations dans : bulletin paroissial 2020-14

Tous debout avec Jésus !

« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ».

Voilà une parole qui sonne comme une accusation. En ce moment de crise totale, nous voulons dire à Jésus, si tu es là, nos frères et sœurs ne meurent pas. Nous vivons dans cette période de souffrance, des peurs et des inquiétudes. Le confinement s’alourdit, la fatigue pèse à nos héros personnels de santé, les dirigeants de notre société cherchent des moyens et proposent des mesures pour lutter contre notre ennemi. Nous croyants, nous pouvons poser la question : « Où est-il notre Dieu ? Qu’est-ce qu’il fait ?
Ce cri de révolte nous montre déjà que nous avons besoin de lui.

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Dimanche 22 mars – 4ème dimanche de Carême

Retrouvez toutes les informations dans : Bulletin Paroissiale 2020 – 13

Confinement

Nous traversons une période étrange. L’état d’urgence est décrété par le gouvernement, les français, comme de nombreux peuples du monde sont confinés chez eux pour leur sécurité – par la mise en place de moyens extrêmement dérogatoires aux libertés individuels d’une démocratie.

Comme chrétiens catholiques, nous sommes tenus d’être exemplaires dans la mise en œuvre des décisions du gouvernement, appuyé par le parlement.

Il n’est pas utile de revenir sur les modalités de notre confinement physique et social.

Nous pouvons cependant profiter de ce temps différent qui nous est donné, pour développer notre vie intérieure.

Les actes de charité seront réduits ces temps-ci, mais dans les familles il sera certainement important de gérer au mieux les conflits entre les différents membres. La charité aura son rôle à jouer. Il sera bon aussi de prendre soin des personnes confinées qui auront besoin que d’autres fassent leurs courses. Nous pourrons tout simplement prendre des nouvelles les uns des autres.

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Dimanche 15 mars – 3ème dimanche de Carême

Évangile selon Saint Jean chapitre 4, versets 5 à 42
Jésus rencontre la Samaritaine

Jésus arrivait à une ville de Samarie appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.)
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.)
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ?

Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là, tu dis vrai. »
La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem. »

Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. »
Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? »
Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus.
Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »
Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »

Les disciples se demandaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre.
Ne dites-vous pas : ’Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson.
Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur.
Il est bien vrai, le proverbe : ’L’un sème, l’autre moissonne.’
Je vous ai envoyés moissonner là où vous n’avez pas pris de peine, d’autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Méditation continue de l’évangile de Jean.

La liturgie de ce troisième dimanche de Carême nous donne à méditer une des scènes les plus extraordinaires de l’évangile où Saint Jean nous dévoile le mystère du don de Dieu ?

Ce mystère est sous le symbole de l’eau qui féconde la terre et donne la vie au monde.

Jésus se présente au puits de Jacob comme celui qui a soif, qui a besoin d’aide et qui est fatigué par la route.

La chaleur du midi est écrasante, il s’assied sur la margelle du puits.

Sa demande d’eau prend la Samaritaine par surprise. Les juifs contractaient une impureté légale, s’ils acceptaient de la part des samaritains, un simple verre d’eau fraiche. De là, la question de la Samaritaine lorsque Jésus lui demande : «Donne-moi à boire » : ‘’comment, toi qui est juif, tu me demandes à boire ?’’

La préface de ce dimanche nous dit : ‘’en demandant à la Samaritaine de lui donner à boire, Jésus faisait à cette femme le don de la foi. Il avait un si grand désir d’éveiller la foi dans son cœur, qu’il fit naitre en elle l’amour même de Dieu.

Il était environ midi, l’heure où le soleil est au zénith, où il n’y a pas d’ombre.

L’invitation nous est donnée d’ouvrir nos zones d’ombre, nos chambres noires pour qu’il vienne y demeurer, car il n’y a pas de ténèbres en Lui.

Jésus scrute son cœur féminin avec délicatesse. Il a deviné sa soif de bonheur, que n’apaisent pas les amours de passage.

Midi n’était pas l’heure, le moment pour puiser de l’eau.

La Samaritaine, mal vue dans son village, choisit, elle, cette heure pour ne rencontrer personne.

Ou bien Saint Jean veut-il nous faire entendre que c’est l’heure de la pleine lumière et que la lumière du monde vient de se lever sur la Samarie et sur ‘’notre Samarie’’, avec la révélation du Messie.
Le don de Dieu, c’est Jésus lui-même, c’est de le connaitre.

Jésus le dira dans sa dernière prière :

« La Vie Eternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi et Celui que tu as envoyé » Jean 17.
Jean nous fait comprendre qu’avec la venue du Messie, la phase du monde est changée, les temps sont accomplis.

L’heure vers laquelle tendait toute l’histoire humaine a sonné.

Désormais le culte n’est plus une affaire de lieu, de temple ni de montagne, l’eau vive jaillit dans chaque cœur croyant.

Jésus ouvre chez la Samaritaine un chemin intérieur qui fait apparaitre en elle le désir de quelque chose de plus profond.
S’il existe une soif physique indispensable pour vivre sur cette terre, existe également chez l’homme, une soif spirituelle que Dieu seul peut combler.

« Ouvre-toi à l’Esprit et sois libre dans le Christ. »

Bonne méditation

Abbé Philémon Mutware

ÉDITORIAL – 23 février 2020

Retrouvez toutes les informations dans : Bulletin Paroissial 2020-09

7ème dimanche du temps ordinaire- Année A

Je suis le père Philémon Mutware. Je viens du diocèse d’Uvira à l’Est de la République démocratique du Congo où j’ai fait toutes mes études, primaire, secondaire et grand séminaire.

Une fois devenu prêtre, le 1er novembre 1998, j’ai été nommé économe et chargé de vocation dans mon diocèse d’Uvira. Pour des raisons sécuritaires, j’ai été envoyé à la cathédrale Regina Mundi dans l’archidiocèse de Bujumbura, capitale du Burundi. Après un an, il m’a été demandé d’aller
dans le diocèse d’Evry-Corbeil-Essonnes pour le ministère pastoral. J’en ai profité pour faire des études de master en théologie, spécialisation en oecuménisme à l’institut catholique de Paris. J’ai exercé plusieurs ministères, entre autres :

l’aumônerie universitaire d’Orsay, curé de la paroisse de Bièvres, de Notre Dame de la Voie (Athis-Mons), curé de la cathédrale Saint Spire de Corbeil-Essonnes pendant 7 ans et chargé de mess d’évangélisation du diocèse pendant 12 ans, membre de la vie spirituelle du diocèse, membre du comité du clergé et prédicateur des retraites.

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ÉDITORIAL – 24 Novembre 2019 34ème semaine du Temps Ordinaire année C

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-48

Le Christ Roi de l’univers

Nous avons entendu dimanche dernier les paroles de Jésus sur les derniers temps – que nous attendons avec confiance. L’année liturgique va vers sa fin, et la liturgie de l’Eglise nous invite à regarder vers les « fins dernières ». Nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde : nous avons hâte que ce monde finisse, et que le règne de Dieu advienne, par Jésus le Christ. C’est pourquoi, avant de basculer dans une nouvelle année liturgique, nous contemplons le Christ, roi de l’univers.

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ÉDITORIAL – 17 Novembre 2019 33ème semaine du Temps Ordinaire année C

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-47

La journée mondiale des pauvres

Suite à l’appel du pape, en 2017, ce dimanche est dédié à la journée mondiale des pauvres. C’est l’occasion pour l’Église de se tourner vers nos frères humains qui vivent dans une condition de précarité. Il y a beaucoup d’entités et d’associations qui prennent leur initiative pour marquer cette
journée. Dans notre paroisse, nous avons le Secours Catholique connu pour son œuvre caritative, sociale et humaine. Avec eux, nous tournons notre regard vers celles et ceux qui sont dans le besoin.

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ÉDITORIAL – 10 novembre 2019 32ème dimanche ordinaire Année C

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-46

Notre Église est épiscopale

Nous le redisons à toutes les messes, en semaine comme le dimanche, notre évêque est toujours Mgr. Philippe Barbarin, successeur des apôtres, à travers toute une ligne continue d’évêques.

À Lyon, la continuité est totale depuis Saint Jean l’Évangéliste, Saint Polycarpe puis Saint Pothin, et toute la suite. Saint Irénée est lui allé chercher l’investiture de Pierre, c’est-à-dire de Rome, au moment où il a été nommé. Il raconte comment Saint Polycarpe parlait de Saint Jean, en
train de décrire le Verbe de Vie en personne. Lorsque dans le Crédo nous disons que notre Eglise est apostolique, c’est cela que nous signifions. Nous sommes attachés au Christ – Jésus, par le témoignage des apôtres, tenu à travers le temps dans la succession apostolique.

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ÉDITORIAL – 3 novembre 2019 31ème dimanche ordinaire année C

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-45

Comment mieux nous entre-aider ?

Samedi, tôt le matin, nos amis libanais sont repartis vers leur pays en cours de révolution, si l’on en croit les nouvelles arrivées depuis.

Cette visite est l’occasion de faire le point sur le jumelage que nous entretenons avec la paroisse de Bikfaya, dans le diocèse d’Antélias. Le thème de la rencontre était : comment nous aider mutuellement.

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Diocèse de Lyon

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  • Évangile : « Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

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