ÉDITORIAL – 10 février 2019 – Année C 5ème dimanche

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-07

Paroisse en projet

La vie chrétienne, la vie des personnes et des communautés, évolue sans cesse et doit être repensée dans le cadre de la société française d’aujourd’hui.

Arrivant comme curé il y a presque trois ans, j’avais fait une petite consultation des paroissiens pour connaître un peu les souhaits des uns et des autres. Nous avons aussi eu plusieurs Conseil Paroissiaux pour que chacun puisse s’exprimer. Enfin, la visite pastorale de notre évêque a permis de considérer et de présenter les atouts et les manques de la vie de notre communauté paroissiale. Cette présentation a valu d’abord pour les paroissiens, et ensuite pour notre évêque.

Dans la lettre qui forme un compte-rendu de la visite pastorale, notre évêque nous invite maintenant à créer un « projet pastoral paroissial missionnaire ». L’équipe d’animation pastorale qui entoure le curé s’est donc mise en marche pour fixer un projet pour les années à venir. Dans ce travail, nous tenons compte de tout ce qui s’est fait avant 2016. En fait, nous repartons de la fondation de la paroisse de l’Esprit Saint des Portes de Lyon, et de la charte correspondante. -Sans aucun doute, il s’agit pour chaque paroissien de considérer la paroisse non pas comme une entité administrative, mais comme une communauté où tous ont leur rôle.

Cet aspect communautaire prend tout son sens le 17 février prochain : l’Equipe d’animation pastorale sera rassemblée pour une journée de travail, afin de déterminer, à partir de tous les éléments dont nous disposons, un projet pastoral paroissial. Il est très symbolique que l’équipe se retrouve pour une journée entière, un dimanche. Nous prierons ensemble, nous travaillerons ensemble, et nous célébrerons la messe. Il s’agit bien de nourrir la vie de la communauté pour faire vivre la foi de chacun.

Cet esprit devrait irriguer tous les membres de la paroisse, ce qui reste un travail permanent à faire sur nous-mêmes. Cela manifeste aussi que la vie de la communauté ne doit pas dépendre en premier et pour tout du curé. Il s’agit de faire vivre la communauté par elle-même dans le Christ. De toute façon, les prêtres passent, au service de communautés vivantes.

Père Bertrand Carron

ÉDITORIAL – 3 février 2019 – Année C 4° dimanche du temps ordinaire

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-05

« Culture des plaisirs »

Mgr. Barbarin était il y a peu en Irak pour la consécration de deux nouveaux évêques. L’évènement est de taille pour un pays qui comporte une importante minorité chrétienne – profondément traumatisée dernièrement par une persécution systématique extrêmement violente.

Parmi ces deux évêques nouveaux, se trouve le nouvel évêque de Mossoul, consacré à Bagdad, car il n’existe plus d’église en état à Mossoul, première ville chrétienne d’Irak. Le nom de ce nouvel évêque est Mgr. Najeeb Michaeel. Pour l’Eglise qui se trouve à Mossoul, tout est à reconstruire. Il nous faudra prier pour ces chrétiens avec lesquels nous sommes – comme diocèse, jumelés. Il nous faudra aussi les aider matériellement pour reconstruire leurs biens détruits.

Le discours de Mgr. Sako, Patriarche de l’Eglise chaldéenne catholique d’Irak, nous réveille. Selon lui : « la manière avec laquelle les chrétiens d’Irak ont traversé ces années d’épreuves peut être un témoignage pour les chrétiens d’occident, qui vivent sous l’influence d’une « laïcité négative et de la culture des plaisirs »

Nous pouvons nous sentir accusés par cette affirmation que nous vivons dans une « culture des plaisirs », mais il s’agit de l’évaluation d’un responsable chrétien qui porte un œil extérieur sur notre façon de vivre en Europe en général, et dans notre diocèse en particulier.

Lorsque le Pape François propose aux jeunes de sortir de leur canapé, nous sommes poussés à nous demander comment vivre notre foi, sans nous faire trop prendre au piège de « la culture des plaisirs ». Peut-être l’implication dans le jumelage avec la paroisse de Bikfaya – dans le pays du Liban, où l’Eglise maronite est si vivante, est-elle un début de réponse à cette interpellation.

                                     Père Bertrand Carron.  

ÉDITORIAL – 27 janvier 2019 – Année C 3ème dimanche du Temps Ordinaire

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Journées mondiales des Lépreux (25 – 27 janvier 2019)

Actuellement la lèpre, maladie invalidante, est encore
très répandue et difficile à éradiquer.
Présente dans plus de 150 pays, avec 3 millions de Lépreux
présentant des infirmités ou des mutilations, 200.000
nouveaux cas sont dépistés chaque année, dont 5 à 10 %
chez des enfants de moins de 15 ans.
Maladie de la pauvreté, de l’ignorance et de la honte, la
lèpre touche les populations isolées, coupées des systèmes
de santé. Ces personnes malades sont exclues de la
société, même une fois guéries !
Deux associations œuvrent aujourd’hui conjointement,
l’Ordre de Malte et Raoul Follereau, refusant
d’abandonner à leur sort les populations les plus
miséreuses :

  • Elles agissent en vue de faire progresser le dépistage
    précoce et systématique dans les zones isolées, meilleur
    moyen pour éradiquer la maladie, l’enjeu majeur étant de
    détecter la maladie dès les premiers signes.
  • Elles permettent d’apporter des soins et de traiter les
    séquelles par une chirurgie réparatrice puis une
    rééducation fonctionnelle, favorisant ainsi la réinsertion.
  • Elles travaillent à former localement des médecins et
    du personnel de santé, transférant ainsi les compétences,
    essentiel pour une prise en charge autonome par les Etats.
  • Elles aident à faire avancer la recherche dans l’espoir de
    pouvoir mettre un jour en place une vaccination.
    Le fait que cette maladie touche des populations
    pauvres et disséminées n’intéresse pas notre économie
    mondialiste et bien sur, pas ‘’les grands laboratoires
    pharmaceutiques’’ qui recherchent les profits.
    C’est pourquoi votre soutien aux associations bénévoles
    qui œuvrent depuis des années pour soulager ce fléau est
    indispensable. De votre générosité dépend l’aide qui peut
    être accordée à nos frères malades.
    Merci à tous, pour ce que vous pourrez faire pour eux.

Semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens

Le programme est disponible sous le lien ci-dessous

ÉDITORIAL – 13 janvier 2019 – Année C Le Baptême du Seigneur

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-03

Unité dans la diversité

Une quinzaine de prêtres du diocèse de Lyon sont cette semaine, du 06 au 13 janvier 2019, en retraite près d’Avignon, au Studium de l’Institut Séculier Notre Dame de vie.

Nous serons rejoints par notre évêque dès demain, lorsque le procès le concernant sera terminé, en attendant le délibéré.

Nous sommes donc des prêtres du même diocèse réunis pour vivre en silence, prier et célébrer ensemble durant sept jours. Il s’agit de la retraite dite « des trois ans », car elle intervient après trois ans de nomination dans
une paroisse ou une charge dans le diocèse. Il est rare de bénéficier de sept jours de retraite, la durée fait beaucoup pour l’approfondissement de la prière et l’écoute de la Parole de Dieu.

Chaque soir, nous entendons les témoignages des prêtres qui sont avec nous. Je découvre là une richesse incroyable. Tous prêtres du même diocèse, nous sommes pour la plupart curés de paroisse, ministère auquel s’ajoute quelque aspect particulier pour l’un ou l’autre. En réalité,
les parcours sont d’une diversité et d’une richesse incroyables. Le Seigneur est venu nous chercher tels que nous sommes – tous différents, pour faire de nous ses disciples, et nous envoyer.


Nous réalisons un tableau de ce qu’est l’Eglise diocésaine de Lyon, aujourd’hui. Beaucoup de diversité, avec des charges très différentes et des charismes vraiment divers, qui se trouvent unis autour de leur évêque, tous à la suite du Christ.

Dans ces circonstances, si cela vaut pour un diocèse au niveau des prêtres, combien plus pouvons-nous trouver notre joie dans la diversité dans une paroisse, où chacun arrive d’horizons différents, avec des formations
différentes, des situations personnelles, familiales et professionnelles différentes. Pourtant quelle joie lorsque de tout cela jaillit beaucoup d’énergie et la soif de la vie en communauté de chrétiens. Ce ne sera peut-être pas toujours facile, mais le projet est exaltant.

P. Bertrand Carron

ÉDITORIAL – 6 janvier 2019 – Année C dimanche de l’EPIPHANIE DU SEIGNEUR

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-02

Ils viennent de loin

Nous célébrons dimanche 06 janvier l’Épiphanie, c’est-à-dire la manifestation de Dieu à toutes les nations. « Épiphanie » veut dire « manifestation ».

Les mages sont le signe que Dieu se manifeste à
toutes les nations. Ils viennent de loin pour adorer le roi
nouveau-né. L’occasion nous est donc donnée de nous
souvenir de l’hospitalité que Dieu nous fait en nous
accueillant auprès de lui. Hospitalité à laquelle nous
sommes invités pour ceux qui nous rejoignent dans la
communauté.

Comme des jeunes de nos paroisses sont partis à
Madrid avec la communauté de Taizé, accueillis par les
madrilènes dans leur propre maison, je reprends les propos
du Frère Aloïs, prieur de Taizé, à propos de l’hospitalité,
« qui a permis à certains, sans le savoir, de recevoir des
anges (Hb. 13,2) »

Nous savons que notre communauté est attentive
aux migrants, puisqu’elle participe à leur accueil et à leur
vie quotidienne à l’hôtel Formule un, à La Tour de Salvagny.
Je veux insister sur l’accueil le plus simple dans nos églises,
qui trouve place dans l’enseignement de Frère Aloïs : « Les
paroisses et les communautés locales ont vocation à réunir
une diversité de générations et d’origines sociales ou
culturelles. Il y a là un trésor d’amitié, parfois trop caché, à
faire fructifier. Si chaque Église locale était comme une
famille accueillante, où nous pouvons être nous-mêmes,
avec nos doutes et nos questions, sans craindre d’être
jugés… ». Frère Aloïs lance un appel, il s’adresse aux jeunes,
mais tous nous pouvons le recevoir : « soutenons (…) la vie
de la communauté chrétienne. Notre petit groupe serait-il
attentif, par exemple, à ceux qui viennent à la célébration
dominicale sans-y connaître personne ? » La question est
posée à toute communauté aujourd’hui. Posée par frère
Aloïs aux jeunes de toute l’Europe, elle manifeste que la
question se pose dans de nombreux endroits. Il nous
appartient d’y répondre par des moyens simples, afin que
la présence de « Dieu avec nous », soit manifestée à tous
par l’amour vécu dans la communauté.


Père Bertrand Carron.

ÉDITORIAL – 30 décembre 2018 – Année C dimanche de La Sainte Famille

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-01

Fraternité

Nous sommes frères dans le Christ, affirmons-nous. Avec Jésus, nous sommes fils du même père, Dieu lui-même.

Nous vivons une même humanité fragile. Nous savons – j’espère, nos limites. En tout cela nous sommes rejoints par Dieu lui-même. Lui-même vient nous prendre avec lui. Devenir ses disciples signifie vivre de la même vie que lui. À tel point que dans l’Eucharistie, cela devient physiquement vrai. Nous recevons dans notre corps la vie même de Dieu. Notre vie est donc nouvelle, toujours renouvelée. Nous pouvons donc en faire l’expérience : risquer un peu pour vérifier à quel point Dieu travaille à la nouveauté dans notre vie. Pour la nouvelle année qui approche, quelles seront les nouveautés de nos engagements ? Quelles seront nos audaces pour que le plus fragile de mes frères soit reçu et aimé comme Dieu l’aime ? Les voeux que nous pouvons faire les uns pour les autres, et pour nous-mêmes, sont des prières à Dieu le Père qui nous donne son Fils pour que nous soyons vraiment frères.

Comment allons-nous recevoir cette source de grâce cette année ? À quel service suis-je appelé pour rejoindre mon frère ? Dans la joie d’une vie plus simple, refusant d’amasser pour nous-mêmes, comment servirons-nous la création, au lieu de la dévorer ?

Sortant de nos canapés, comme le demande le Pape François, je nous souhaite, gardant au coeur la joie de Noël, d’agir pour être vraiment frères de tous, dans la joie de la pauvreté et du service.

Père Bertrand Carron

ÉDITORIAL – 23 décembre 2018 – Année C 4ème dimanche de l’Avent

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2018-52

Signes visibles du salut

Dans l’Évangile du 4ème dimanche de l’Avent, nous entendons parler de signes. Ils orientent la vie des croyants, ils authentifient l’action de Dieu pour les hommes, le salut qui commence à poindre au milieu de la vie des hommes.

Aujourd’hui, quels sont ces signes qui nous disent le Salut que Dieu nous donne ?

Ils se situent dans l’ordinaire de la vie. Ils transforment en même temps cet ordinaire. Par exemple lundi dernier, j’ai été appelé pour donner le sacrement des malades à une dame très âgée. Depuis 13 jours elle était dans le coma, mais ne voulait pas mourir. Cette dame était très croyante et pratiquante, donc son entourage a demandé pour elle le sacrement des malades, pour qu’elle soit prête à se présenter à Dieu dans la rencontre ultime. Nous avons donc prié en famille autour de cette dame, je lui ai donné l’absolution, puis le sacrement des malades.

On nous dit que les personnes inconscientes ont en fait conscience de ce qui a lieu autour d’elles, mais c’est difficile à croire, car nous n’en n’avons aucun signe. En donnant le sacrement, je croyais à la parole des médecins. Cette personne était en fait très consciente de ce qui avait lieu. Elle est décédée juste après mon départ, libérée de tout le poids de sa vie, prête à se présenter devant son Dieu.

Cette libération à la fois physique et spirituelle, est un signe de la profondeur de la vie spirituelle dans notre vie incarnée. L’ordinaire de notre vie s’en trouve transformé. L’action de Dieu pour l’homme devient visible, le salut est arrivé pour notre maison, et pour cette personne là. Établis dans cette façon de percevoir le monde, nous devenons capables de comprendre les signes de salut qui nous sont donnés en quantité dans cette période des fêtes. Le Royaume s’est approché, ne le voyez-vous pas ?

Père Bertrand Carron.

Célébrations de Noël

ÉDITORIAL – 16 décembre 2018 – Année C 3ème dimanche de l’Avent

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2018-51

Faire vivre l’Église

Le diocèse envoie actuellement des messages au plus grand nombre possible de diocésains à propos du denier de L’Église. Il est en baisse globalement dans le diocèse de Lyon. Surtout, le nombre de donateurs diminue beaucoup. Dans la paroisse de l’Esprit Saint des Portes de Lyon, le nombre de donateurs avait baissé il y a deux ans, puis il est remonté cette année. Le mois de décembre est crucial pour la campagne du denier de L’Église.

Tout de même, alors que nous préparons la venue du Sauveur, nous préparons nos cœurs à célébrer Noël. Se préparer spirituellement consiste aussi à s’informer, ou à être informé, ce qui peut être aussi le rôle de votre curé – de ce qui concerne la vie concrète, temporelle de l’Église.

L’Église vit des dons des fidèles. Elle ne reçoit aucune subvention ni du Vatican, ni de l’État ou des collectivités territoriales. Par rapport au Vatican, c’est même le contraire. Le diocèse de Lyon participe à la vie matérielle de l’Église universelle par des dons au Saint Siège. Ce sont les diocèses qui financent la vie de l’Église au plan universel. Cela permet aussi un mode de redistribution, entre diocèses plus riches, qui peuvent donner, et des diocèses plus pauvres qui ont besoin d’être subventionnés.

Les prêtres font une promesse de simplicité de vie au moment de l’ordination, ils touchent environ 980 euros par mois. Cela permet de vivre simplement, et dignement. Les plus pauvres dans le diocèse sont les séminaristes, comme ils sont pris en charge par le séminaire pour beaucoup de besoins dans leur vie, ils ne touchent que très peu en numéraire. C’est une bonne préparation pour la suite du ministère.

La prise en compte de la vie matérielle de l’Église est une nécessité spirituelle. Nous ne pouvons pas vivre notre foi sans nous préoccuper de la vie des salariés, des séminaristes et des ministres ordonnés. Cela permet aussi de tester la mise en œuvre de la foi dans toute la vie du croyant. Quel lien avons-nous concrètement avec l’Église, diocésaine et universelle et qui concerne nos propres moyens de vivre ?

Père Bertrand Carron.

Diocèse de Lyon

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  • Évangile : « Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » (Mc 8, 14-21)

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