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ÉDITORIAL du 2 juin 2024 – Dimanche du Saint-Sacrement, Corps et Sang du Christ

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14, 12-16.22-26

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.»

« De fêtes en Fête, de jours en jours, le temps de Dieu rejoint le temps de l’homme … » il y a quelques années, nous chantions ce refrain de Noël Colombier, lors de nos célébrations. Depuis le dimanche de Pentecôte, l’Eglise ne cesse de nous faire méditer les mystères les plus importants de la foi. Dimanche dernier, la Sainte Trinité qui, en soi, est déjà un défi pour la raison, et ce dimanche, le Saint-Sacrement, qui ne l’est pas moins.

Du pain et du vin qui deviennent vrai corps et vrai sang du Christ. La transsubstantiation vient nous visiter. Par la prière du célébrant et la foi de l’assemblée, le pain et le vin deviennent présence réelle du Seigneur Jésus Christ. Nous sommes invités à nous asseoir à la table de la Cène, ce fameux jeudi soir, veille de la Passion.

En deux phrases inimaginables, Jésus nous donne sa personne pour la consommation des siècles. Je suis avec vous, vous ferez cela. Pas « vous ferez mémoire du geste de la Cène » – une espèce de pièce de théâtre, pleine d’émotion et de souvenirs, comme lors d’un repas de famille où chacun se souvient, avec gratitude, de tel membre disparu depuis plus ou moins longtemps. Non, ici, ce n’est pas la simulation ou la singerie d’un moment important de la vie du défunt. C’est la rencontre intime avec le défunt, vivant, ressuscité.

Le prêtre agit in persona Christi, à la place du Christ. C’est le Christ lui-même qui, par la bouche de l’officiant, dit : « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang ».

Il y a de quoi se sentir indigne et incapable. Tant de prononcer ces paroles que de recevoir le Corps et le Sang dans la communion.

Jésus nous invite et nous demande de renouveler son geste. De le faire et de le refaire aussi souvent que possible, chaque semaine, chaque jour, car nous en avons besoin. Jésus se donne à nous pour que nous puissions à notre tour nous donner au monde. Ce n’est pas une imitation que nous faisons : chaque fois que nous communions, Jésus nous renouvelle et nous envoie.

Il serait insensé de ne compter que sur nos propres forces pour que ce monde devienne le Royaume que le Seigneur a inauguré. Car telle est notre mission. Semaine après semaine, jour après jour, nous demandons la force de Dieu pour avancer dans ce monde, au nom du Père, du Fils et de l’Esprit, nourris du corps et du sang de Jésus, pour être témoins d’un amour plus grand qui ne veut que notre bonheur.

Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

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  • Évangile : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

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