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ÉDITORIAL – Dimanche 4 décembre 2022 – 2ème dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°49.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 3, 1-12

Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.

Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas.

Matthieu 3, 11 : Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion.

Voilà le cousin qui arrive. Convertissez-vous ! Engeance de vipères ! Avec un tel langage, je ne suis pas sûr que Jean soit invité aux repas de famille. De plus, avec un tel régime alimentaire il va faire pâlir tous les adeptes d’un certain écologisme et du retour à la nature.

Jean est le précurseur, il a une parole forte. Il marche devant, il prépare le chemin. Jean a des suiveurs, il fait des disciples. Il y a des hommes et des femmes sincères qui sont percutés par cette parole et qui veulent changer de vie, d’autres sont là pour voir.

Les sadducéens et les pharisiens qui se rendent auprès de Jean ne sont vraisemblablement pas là pour un acte de conversion, qui implique une confession publique. Peut-on énoncer ses manquements et ses fautes quand on a une certaine position sociale, si l’on est un notable, civil ou religieux ? Non, sans doute. Alors que font-ils là ? Ils surveillent, contrôlent, repèrent ceux qui, auprès de Jean, s’éloignent du temple ; ceux qui cherchent à avoir un rapport plus sain et plus direct avec le Créateur. Ils craignent sans doute que Jean ne leur fasse concurrence.

Jean ne fait pas que préparer les cœurs. Mais face à un cœur de pierre, que peut une parole de vérité ? « Celui qui vient derrière moi vous baptisera dans le feu et l’Esprit Saint ». « Il brûlera la paille dans le feu qui ne s’éteint pas ». Comprenez : « vous êtes de la paille. Le bon grain a été enlevé, il est purifié et, lui, portera de bons fruits. Vous êtes des bons à rien, votre superbe vous empêche de reconnaître la venue de l’attendu, du messie. »

Jean a des paroles qui dérangent. Si elles s’adressaient aux pharisiens et aux saducéens d’hier, elles s’adressent à nous aujourd’hui. La parole de Jean est d’actualité, elle nous demande de faire, nous aussi, ce chemin de conversion.

Nous sommes dans l’église, certains diraient de l’Église. Mais il faut sans cesse nous demander ce que nous faisons et ce qui nous voulons vivre. Ce n’est pas être à l’intérieur du bâtiment qui fait de nous des disciples du Christ, c’est notre engagement à œuvrer pour la conversion du monde qui fait de nous des témoins fiables.

Le Christ vient, nous l’attendons, nous le célébrons, nous l’adorons, même. Cela est juste et bon. Mais nous devons aussi l’annoncer à temps et, parfois même, à contretemps. Pour que l’enfant qui est en nous puisse s’émerveiller devant la crèche à la nuit de Noël, acceptons de laisser les chemins tortueux où nous nous sommes parfois égarés. Et reprenons ensemble le chemin de la vérité et de la vie où Jean le Baptiste nous attend.

Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

Flux L’Evangile quotidien

  • Évangile : « Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)

Le saint du jour