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ÉDITORIAL – Dimanche 16 avril 2023 – Deuxième dimanche de Pâques – Dimanche de la Miséricorde

Retrouvez la Feuille Paroissiale Hebdomadaire N°16.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 19-31

Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

L’incrédulité de Saint Thomas (Maestro dei Giocatori) 1620-1640

La paix soit avec vous ! Nous reconnaissons la salutation de nos évêques et, bien sûr, celle de Jésus en ce premier jour de la semaine. Le premier don du Christ ressuscité est la paix. Cette paix qui s’accompagne, lors de cette première visite aux apôtres, d’un envoi en mission, d’une responsabilité envers les péchés et du don de l’Esprit Saint. Il y a là comme un air de pentecôte.

Jean nous rapporte deux visites à une semaine d’intervalle. Mais il note aussi l’absence de Thomas, le jumeau. Dans ce texte, nous découvrons une double absence, celle de l’apôtre et celle de la foi.

Ne trouvez-vous pas un rien surprenant que les apôtres n’ont pas obéi à la parole du ressuscité « Allez, je vous envoie » ? Il n’est pas rare qu’une parole ne soit pas suivie immédiatement d’effet, mais là, ce n’est pas un chef, ou un curé, qui parle, mais bien le Christ lui-même. Alors, ne soyons pas trop étonnés du manque de réactivité de nos communautés…

Les apôtres sont pétrifiés par la mort de Jésus, et par la crainte de subir le même sort que lui, mais aussi par la visite de celui-ci. Jésus n’est plus dans le tombeau, mais qu’il soit au milieu de leur groupe, cela n’est pas imaginable. Quelle est la probabilité qu’un mort vienne les visiter, qu’il leur demande de quitter le lieu où ils se sentent à l’abri, et qu’il leur donne le pouvoir de l’Esprit Saint de remettre les péchés ?…

Nous avons l’habitude de ce texte et nous avons le tournis devant tant d’éléments, combien plus les apôtres. Thomas est absent. Ce Thomas qui pose toujours les bonnes questions qui nous rassurent. Il est le jumeau, il a la force et la personnalité de deux personnes. S’il n’a pas la force physique, il a au moins la force morale, rien ne lui fait peur. « Si je ne mets pas la main, non, je ne croirai pas. »

Quelle belle réponse que celle du ressuscité : « Cesse d’être incrédule, sois croyant » !

La paix est avec toi !

Thomas fait le chemin de la foi. Il quitte son arrogance et se revêt d’humilité : « Mon Seigneur et mon Dieu » Le jumeau fait une synthèse. Ce Jésus est celui qu’il attendait. Il est celui qu’il espérait, celui en qui il avait mis son espérance. Jésus attendait son acte de foi. Il y a maintenant une double parole de reconnaissance. Le ressuscité est là et Thomas également.

Le jumeau incarne cette partie de chacun de nous qui veut croire à la résurrection mais qui n’y arrive pas totalement. Cette partie rationaliste et scientifique qui accepte les valeurs et le discours de Jésus, mais qui a du mal à le reconnaître comme le seul Dieu vivant et vrai. Il incarne cette portion de l’humanité, dont nous pouvons faire partie, qui ne peut accepter que Dieu soit plus grand que nous, qu’il ait vaincu la mort, qu’il nous donne des responsabilités et nous envoie en mission. Thomas et cette partie jumelle qui lutte, qui questionne, et qui finalement professe la foi.

Acceptons-nous de faire le chemin de Thomas et de partir, au risque de la foi ?

La paix est avec nous ! Devenons croyants.

Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

Flux L’Evangile quotidien

  • Évangile : « Ils le condamneront à mort » (Mt 20, 17-28)

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