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ÉDITORIAL du dimanche 5 novembre 2023 – 31e dimanche du Temps Ordinaire – année A

Retrouvez la feuille paroissiale pour la période du 4 au 12 novembre

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23, 1-12

« Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de
maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé
. »

Vous voyez, le Seigneur pense comme moi ! Nous avons une espèce de satisfaction à lire ces lignes. Quand Jésus vient tancer les pharisiens et les scribes, le parallèle est vite fait avec les prêtres, voire les évêques, que nous avons.
Comme les scribes, ils sont paresseux, ils ne peuvent rien faire seuls, ils demandent toujours aux autres de faire ce qui est de leur office. Ils sont vaniteux, ils paradent et se font remarquer. Ils manquent de simplicité et le pire de tout, ils disent et ne font pas.
Jésus leur reproche leur incohérence, et nous ajoutons nous aussi notre petit couplet, au cas où Jésus ait oublié quelque chose…
En pensant cela, n’avons-nous pas l’impression de faire partie, nous aussi, du même lot ? Scribes et pharisiens font partie de la même humanité que nous, alors pourquoi voulons-nous qu’ils soient meilleurs que nous ? Qu’ils ne partagent pas les mêmes limites que nous ?
Une seule phrase de l’Evangile résume le comportement et le jugement que nous devons avoir les uns vis-à-vis des autres : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Aimez-vous comme des frères. Que faisons-nous de ce commandement du Seigneur ? L’amour du prochain résume à lui seul la loi et les prophètes.
Etre frères suppose que nous nous reconnaissions tous fils du même Père, comme le disons à la prière dominicale. Effectivement, personne n’est père et personne n’enfante les autres. Nous sommes tous fils de Dieu. Avec le même raisonnement, nous pouvons aussi dire qu’il n’y a qu’un seul enseignant et un seul maître, le Saint-Esprit, qui enseigne tout en tous.
Nous comprenons fort bien cette injonction du Seigneur : n’appelez personne père, n’appelez personne maître. Dans le royaume de Dieu, il n’y a ni maître ni père, mais simplement des frères au service les uns des autres.
Alors pourquoi ces titres existent-ils toujours ? Est-ce par orgueil ou simplement par tradition ? Peut-être aussi pour signifier une autre réalité : il est parfois nécessaire de se reposer sur un père ou de s’en remettre à l’avis d’un maître. Nous sommes dans un entre-deux, le Royaume est inauguré et il n’est pas encore réalisé. Nous avons toujours besoin d’un autre, qui peut être le signe du Tout Autre, qu’il soit prêtre ou pas, qu’on l’appelle père, maître ou pas … La seule posture qui soit acceptable pour l’un et pour l’autre est une humilité profonde, que nous pouvons toujours demander à Dieu de nous donner.


Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

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