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ÉDITORIAL du 7 avril 2024 – 2e dimanche de Pâques – Dimanche de la Miséricorde

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 19-31

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Thomas et le risque de la foi…
Je crois que nous avons tous un faible pour Thomas. Il est celui qui nous dit d’une manière toute particulière que croire n’est pas une évidence.
Le Christ est mort et a été enseveli, cela ne fait aucun doute : les témoins sont nombreux, tout Jérusalem était là. Quelques femmes sont allées prendre soin du corps et la pierre était roulée. Le doute commence à s’immiscer. Pierre et l’autre disciple se sont rendus auprès du tombeau et ils n’ont rien vu. L’un a cru, l’autre on ne sait toujours pas. Il y a certaines personnes qui disent l’avoir reconnu, pourquoi pas…
Mais moi, quelle preuve ai-je que le Christ est vivant ?
L’interrogation de Thomas est aussi la nôtre. Notre foi, aussi forte que nous puissions la proclamer, est toujours fragile.
Pourquoi notre temps, comme tous les temps d’ailleurs, est-il à la recherche de preuves ? Saint Thomas n’est que le premier.
Depuis saint Anselme, en passant par Kant ou saint Thomas d’Aquin, beaucoup ont essayé de prouver que Dieu existe.
Le saint suaire est-il une preuve de la résurrection ?
Si oui, alors pourquoi y a-t-il encore des personnes athées et d’autres religions ?
La question nous met un rien mal à l’aise. La foi n’a pas besoin de preuve sinon ce ne serait pas la foi, mais le savoir. Je sais que Dieu est vivant.
Cette phrase fait aussi mal aux entournures.
La seule chose que je sais est ce que la Tradition m’a transmis. Je crois parce que d’autres avant moi ont cru.
Et là, il se passe quelque chose d’inouï : j’accepte que mon intelligence devienne servante de ma foi. Cet acte est essentiel. Je n’ai pas de preuves, je n’ai pas de savoir, les témoignages que j’ai me suffisent et l’expérience que je fais me suffit. La foi vient recouvrir le doute.
C’est le chemin de Thomas, il passe par le témoignage des disciples, la demande de preuve et sa propre expérience de rencontre avec le Ressuscité avant d’abandonner sa superbe.
Peu d’entre nous parcourrons la totalité du chemin de Thomas. La rencontre en chair et en os de Jésus est fort improbable : c’est pourquoi le Christ s’adresse directement à nous dans cet évangile : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».
Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

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