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Horaires des messes

HORAIRE DES MESSES DU WEEK-END

Samedi 18h30

  • chaque semaine en alternance Lentilly / Dommartin
  • chaque semaine en alternance Marcy l’Etoile / Sainte-Consorce
  • Samedi 4 février messe à Dommartin à 18h30

Dimanche 10h30

  • La Tour-de-Salvagny
  • Charbonnières.

Consulter la feuille hebdomadaire associée à l’éditorial

Les grandes fêtes sont célébrées à Lentilly.

HORAIRE DES MESSES DE SEMAINE

  • Mardi 8h45 à Charbonnières
  • Mercredi 9h à Lentilly
  • Jeudi 8h45 à La Tour de Salvagny
  • Vendredi 12h Marcy-l’Etoile

MESSES DES FAMILLES

  • Samedi 21 janvier à 18h30 à Sainte-Consorce
  • Dimanche 26 février à 10h30 çà La Tour de Salvagny
  • Samedi 25 mars à 18h30 à Lentilly
  • Samedi 22 avril à 18h30 à Ste Consorce
  • Samedi 6 mai à 18h30 à Lentilly
  • Samedi 10 juin à 18h30 à Lentilly (messe de première communion)
  • Dimanche 11 juin à La Tour de Salvagny (messe de première communion)

ÉDITORIAL – Dimanche 29 janvier 2023 – 4e dimanche du Temps Ordinaire A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille paroissiale n° 5

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5, 1-12a

« En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux … » ».

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.

Les Béatitudes.

Une fois de plus, nous nous trouvons devant ce sommet de la prédication de Jésus. Cet exploit qui est demandé à chaque prédicateur de tenter de commenter ce sommet de l’enseignement du Christ… Rien n’est totalement laissé au hasard, les Béatitudes sont données au sommet de la montagne. Le lieu qui a été choisi en terre sainte est un havre de verdure au milieu de l’aridité de la Palestine qui borde le lac de Tibériade.

Une église octogonale fait face à la mer, des jardins ont été plantés par les frères de la custodie franciscaine, qui a pour mission depuis saint François d’Assise de prendre soin de la terre sainte. Et là, nous faisons mémoire de ces huit paroles de Jésus. Au sommet d’une montagne, d’une colline pour être exact, mais ici, nous nous trouvons au plus près de Dieu qui est dans les cieux.

Il s’agit en premier lieu d’un enseignement. Quand Jésus agit en rabbi, il est là pour nous ouvrir au mystère de Dieu. Un enseignement a pour objet de nous introduire dans le plan de Dieu. Quand Jésus enseigne, ce n’est pas un cours magistral, mais une parcelle du cœur de Dieu qui s’offre à nous par la bouche du Christ.

« Heureux ». Jésus s’adresse à cette foule qui le suit. Une foule d’hommes et de femmes devenus disciples, c’est-à-dire suiveurs. Ils suivent le maître et ses enseignements, ils suivent cette parole qui les libère et qui leur rend cette espérance que leur condition leur a fait perdre.

Vous êtes, vous ici présents, des pauvres de cœur, car vous pleurez, vous êtes des doux, vous avez faim et soif, vous êtes miséricordieux, vous êtes des cœurs purs, vous êtes des artisans de paix, et à cause de tout cela, on vous insulte et l’on vous persécute, mais réjouissez-vous votre récompense est grande dans les cieux.

Jésus s’adresse à ceux qui sont là, devant lui, et il leur ouvre le Royaume. Le Royaume est à vous. Jésus utilise un présent. C’est aujourd’hui et maintenant que le Royaume vous accueille. Cette promesse se réalise et c’est l’avènement du Royaume que Jésus inaugure ici et maintenant pour cette foule qui espère un monde et une vie meilleurs.

L’attente des disciples d’hier est aussi celle des disciples d’aujourd’hui. Combien d’hommes, de femmes et d’enfants se retrouvent dans les mêmes conditions que ceux qui ont connu Jésus sur les chemins de Palestine… Heureux sont-ils, de posséder le Royaume, mais nous, nous pouvons être dans l’insouciance et ne pas partager l’espérance d’un monde juste pour tous, loin des horreurs des guerres, des maltraitances et de la misère de tout ordre.

Heureux serons-nous si, nous aussi, nous mettons nos capacités quelles qu’elles soient au service de ceux qui en ont le plus besoin. Trouvons la béatitude qui nous met en mouvement et suivons-la.

Père Jorge JIMENEZ  

ÉDITORIAL – Dimanche 22 janvier 2023 –  3e dimanche du Temps Ordinaire A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille paroissiale n° 4

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4, 12-23

« Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes« 

« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. »

Nous venons à peine de quitter le temps de Noël. Nous sommes encore trempés de l’eau baptismale de Jésus de la semaine dernière, et nous voici déjà sur les bords du lac de Génésareth. Nous sommes les témoins privilégiés de l’appel des premiers disciples.

Jésus a repris la prédication de Jean le Baptiste : « Convertissez-vous ! » Jean, en effet, vient d’être fait prisonnier et sa décollation n’est plus qu’une question de jours. Jésus a quitté les bords du Jourdain, il est en décapole. Il est au milieu des nations dans ces dix villes romaines où se mêle l’humanité entière.

« Le royaume des cieux est tout proche ». Le salut est arrivé pour tous. Jésus est le salut. Jamais la prophétie d’Isaïe n’a eu de plus bel écho que dans cette ville de Capharnaüm. Jésus est là, les nations sont là. Tout est réuni pour que le salut se manifeste. Nous pourrions attendre un acte sensationnel, Jésus le Fils de Dieu pourrait forcer à la conversion par un prodige éclatant. Mais non, rien de tout cela. Jésus appelle des pêcheurs.

Deux plus deux, ils sont quatre. Ils ont laissé leur vie, leur famille, leur sécurité pour suivre cet inconnu qui leur promet de les transformer en pêcheurs d’hommes. Être pêcheurs d’hommes, voilà une expression bien singulière. Elle l’est d’ailleurs toujours. André, Pierre, Jacques et Jean, quatre hommes qui vont devoir attraper dans leurs filets des hommes, mais sans filet et sans barque …

Avec Jésus, ils ne sont pas quatre, mais cinq. Nous le savons, quatre est le chiffre de l’humanité, tandis que cinq est le chiffre de la loi. Une nouvelle loi va advenir, une nouvelle loi pour l’homme. Une nouvelle loi que le Fils de Dieu vient inaugurer.

Cette nouvelle loi commence petitement, mais elle vient rendre à l’homme ce qui lui manque. Le premier acte de cette nouvelle loi est de guérir le peuple de toute maladie et de toute infirmité, et de proclamer la bonne nouvelle du Royaume. Les éléments majeurs se mettent en place sous nos yeux. Une nouvelle loi est à l’œuvre au milieu de nous et cette loi proclamée inaugure un royaume nouveau où la maladie et l’infirmité sont exclues. Une loi faite pour apporter à l’humanité ce qui lui manque le plus. Cette loi va être le socle du Royaume.

Un royaume qui ira jusqu’à vaincre la mort et nous offrir la vie éternelle. Mais cela, nous le verrons dans les prochains épisodes si nous acceptons de suivre Jésus et, nous aussi, de devenir ses disciples.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 15 janvier 2023 –  2e dimanche du Temps Ordinaire A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille paroissiale n° 3

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 29-34

« Celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Le baptême de Jésus

Le baptême de Jésus

Les quatre évangiles nous présentent l’épisode du baptême de Jésus, la liturgie nous le fait célébrer huit jours après l’épiphanie. Nous pouvons légitimement penser qu’il y a un lien entre la révélation de Jésus à l’humanité entière et le salut offert à tous. L’épiphanie, par la venue des mages d’orient, ouvre l’incarnation à toutes les nations, y compris aux nations païennes, comme le dit la tradition. Dieu se manifeste à toute l’humanité. Il n’y a pas un être humain qui ne soit appelé à connaître la révélation du Fils de Dieu en Jésus le Christ.

Le baptême de Jésus nous offre une notion complémentaire, celle du salut. Jean nous dit : « celui-là baptise dans l’Esprit Saint ».

Jean nous offre son témoignage, contrairement aux trois évangiles synoptiques qui, eux, nous font la narration du baptême. Jean s’implique dans son écrit.

Il vous est difficile autant qu’à moi de définir clairement qui nous fait le témoignage : est-ce le baptiste ou l’évangéliste ? L’un et l’autre ont vu et rendent ce même témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. Le texte de ce dimanche mêle d’une manière subtile la narration et la méditation de Jean l’évangéliste et le témoignage de Jean le Baptiste : les deux s’accordent, se complètent et ne font plus qu’un.

Le baptême de Jésus nous pose une question fondamentale : pourquoi Jésus vient-il se faire baptiser auprès de Jean ? Vient-il se convertir et changer de vie ? Vient-il confesser ses péchés publiquement ?

Rien de tout cela, nous le savons bien. Jésus vient inaugurer son ministère public par un acte fondateur.

Le baptême dans l’eau et la parole qui résonne en Jean ouvrent une nouvelle ère.

Jésus partage notre humanité, il pose les mêmes gestes que chacun d’entre nous, mais le sens qu’ils ont sont de nature divine.

Ce n’est plus la conversion que Jésus vient offrir, même si celle-ci est toujours nécessaire, mais la recréation. Jésus vient nous recréer, nous refaire à neuf, nous offrir une vie nouvelle. Une vie qui passe par le feu de l’Esprit Saint. Ce feu qui purifie, consume le péché et nous libère de nos esclavages.

Jean a vu et témoigne. Jésus passe le premier et nous devons le suivre. Le baptême dans l’eau était une première étape. Une étape humaine de désir et de conversion. Le baptême dans l’Esprit est une étape divine, Dieu prends l’initiative de nous sauver.

Il faut que les deux démarches s’ajustent. Nous devons avoir un désir de vivre en Dieu et de suivre Jésus, et Dieu fait de nous ses enfants d’adoption dans son Fils.

La vie en Dieu comporte des exigences qu’il nous faut choisir et accepter. Le feu de l’Esprit Saint va agir aussi dans notre quotidien et influencer notre manière de vivre.

Le Seigneur vient offrir le salut à toute l’humanité, mais il faut aussi que l’humanité ait le désir de vivre de ce salut offert.

Si nous avons vu le Salut à l’œuvre, sommes-nous prêts à en rendre témoignage ?

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 8 janvier 2023 – Épiphanie du Seigneur, Solennité

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°2.

Ecoutez l’homélie du père Jorge Jimenez

Epiphanie : ils virent l’enfant avec Marie sa mère

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe« .

♪ « Comme les rois mages…♪♪  » En Galilée ou en Judée ? Qui a raison : la Bible ou Sheila ? La mémoire populaire a retenu la Galilée, mais Bethléem est bel et bien en Judée. Une terre au milieu de nulle part. Une terre où quelques bergers gardent des troupeaux. Mais une terre qui résonne dans la mémoire collective comme la terre qui a vu naître le grand roi David.

Cette « maison du pain », traduction du nom Bethléem, est le lieu où l’impossible se fait jour. Terre où des tribus deviennent un peuple et où un berger devient roi en choisissant Jérusalem pour capitale. Jésus Fils de Dieu se fait homme dans cette terre particulière. Bethléem nous invite à faire mémoire de David, de son règne et du travail d’unité qu’il a fait pour son peuple.

L’épisode des mages nous ouvre à l’universel : ce ne sont plus des tribus mais l’humanité qui est appelée à son unité. Nous sommes en présence de mages venus d’Orient. Un orient au-delà des terres connues. Nous sommes face à des sages en quête de réponses. Ils scrutent le ciel et perçoivent un signe. Ils se mettent en route et les voilà devant Hérode.

La réponse qu’ils cherchent ne peut pas venir du pouvoir temporel. Hérode ne souhaite que conserver son pouvoir et qu’importe les obstacles ou les signes, il fera tout pour se maintenir en place. La réponse ne peut pas venir non plus des savants. Leur connaissance est un frein pour l’accueil de la volonté de Dieu. S’ils savent, ils ne croient pas ! Ce que les mages cherchent, ce n’est pas un savoir ni une certitude mais une espérance.

Les présents qu’ils offrent viennent manifester leur attente. Le roi (l’or) divin (l’encens) partage notre nature (la myrrhe). Cet enfant est à lui seul l’attente et l’espérance de l’humanité. Dieu n’est plus à chercher dans les temples, il est avec nous et partage notre quotidien. L’homme n’est plus soumis à la loi du néant, Dieu vient élever notre nature au même rang que la sienne. Il nous déifie. L’humanité est appelée à rencontrer Dieu et à entrer en relation avec lui. Dieu est avec nous.

L’espérance est à ce niveau, Dieu n’est plus dans les cieux, hors de notre portée, hors de notre humanité, il est au milieu de nous et nous pouvons le rencontrer. La seule question qui demeure est celle-ci : avons-nous le désir de rencontrer Dieu et acceptons-nous de nous mettre en marche à sa rencontre ?

Les mages venus d’Orient ont accepté de se mettre en danger avec Hérode et nous ont ouvert un chemin de rencontre : allons-nous leur emboîter le pas ? Dieu est avec nous : souhaitons-nous le rencontrer ?

Père Jorge JIMENEZ

Jumelage avec la Paroisse de Bikfaya au Liban

Bherdok – 28 mai 2022 – Temps festif avec les jeunes libanais

Depuis sa création au début des années 2000, un nouveau souffle a été apporté à notre jumelage avec le regroupement de la paroisse de l’Esprit Saint des Portes de Lyon et la Paroisse de la Sainte Famille en 2020, ainsi que l’amorce d’un jumelage entre l’Ecole Jeanne d’Arc de Lentilly et l’école Saint-Joseph de Deir El-Harf en 2022.   

Nous appuyons notre jumelage sur la charte établie en 2004 entre le Diocèse de Lyon et le Diocèse d’Antélias et essayons de le faire grandir selon ses 4 axes fondateurs : ouverture, rencontre, partage et prière.

Dans un jumelage entre paroisses, l’axe « Prière » vient supporter les 3 axes classiques d’un jumelage :

  • En apportant à l’axe « Ouverture » la volonté de vivre la Communion avec une autre paroisse
  • En concrétisant l’amour du prochain dans la « Rencontre »
  • En ajoutant le « Partage » spirituel, la charité, l’entraide à l’aide matérielle

Ouverture 

Nous organisons chaque année une journée Liban avec un messe en rite maronite et un concert de la chorale de la Paroisse ND du Liban de Lyon. Nous sommes intervenus dans les écoles primaires de nos villages pour présenter le Liban aux enfants et la situation préoccupante dans laquelle il se trouve actuellement.  

Rencontre

Plusieurs échanges ont eu lieu ces dernières années, alternant les visites au Liban et les réceptions de délégations de jeunes libanais. L’épidémie de Covid a freiné ces rencontres, mais les contacts ont été maintenus grâce à WhatsApp. Nous prévoyons de reprendre ces échanges, si possible en envoyant des jeunes scouts ou des familles en 2023.

Partage

Suite à la récession économique de ce pays depuis 3 ans, du lait en poudre, des ordinateurs, des médicaments, des produits d’hygiène, des fournitures scolaires ont pu être envoyés avec l’aide du collectif Lyon Solidarité Beyrouth de Saint Priest. Et des dons financiers de la part de nos généreux paroissiens ont permis de subvenir aux besoins des familles les plus pauvres.

Prière

Enfin, la Prière est encore plus présente depuis la Covid car possible à distance : une à deux fois par an, nous organisons des veillées de prière en temps réel par zoom, sur différents thèmes : la Vierge Marie, la Chandeleur….

Fête de l’Immaculée Conception – 15 août 2022 – Bikfaya

La messe du 1er dimanche de chaque mois est célébrée à l’intention de notre paroisse jumelée.

Si vous voulez participer à nos activités et vivre des moments intenses de partage, de fraternité et de prière avec nos amis libanais, n’hésitez pas à nous rejoindre.

Le comité de jumelage Liban

ÉDITORIAL – Dimanche 1er janvier 2023

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°1.

Ecoutez l’homélie du père Jorge Jimenez

Édito – Eglise à Lyon décembre 2022 – Le Christ n’abandonne pas son Église

Chers frères et sœurs,

« L’affaire Santier » révélée peu de temps avant l’Assemblée des évêques à Lourdes a suscité incompréhension et colère. Les annonces faites ensuite par le cardinal Ricard puis par Mgr Grallet «d’actes répréhensibles» commis il y a 35 ou 40 ans n’ont fait qu’augmenter l’indignation et la crise de confiance.

A l’issue de l’Assemblée, les évêques de France ont publié un message, intitulé «bouleversés et résolus» qui a été largement diffusé, et que je vous invite à lire.

Ici à Lyon, ces affaires ont un retentissement particulier, nous le savons bien. Elles peuvent réveiller d’anciennes blessures, d’abord chez les personnes qui ont été abusées, mais aussi en chacun de nous. Les réactions que je reçois, mais aussi celles que je lis dans les médias ou sur les réseaux sociaux, m’incitent à vous faire part de quelques réflexions. Mon but n’est pas de répondre à toutes les interrogations que soulèvent cette crise, mais de nous aider à prendre du recul et à garder le cap de l’Évangile.

La première concerne la question de la transparence.

Peut-être est-il bon de prendre conscience que nous sommes en train de changer de culture. Il y a quelques dizaines d’années, dans les familles comme dans l’ensemble de la société, il était habituel de préserver l’institution des scandales. Ce n’était pas forcément considéré comme quelque chose de mal, mais plutôt comme un devoir. On voit bien maintenant que ce n’est plus possible. D’abord parce qu’on a pris conscience des immenses dégâts provoqués sur les personnes victimes par ces abus. Mais aussi, en ce qui concerne l’Église, parce qu’on se rend compte qu’il faut davantage faire confiance en la capacité des communautés à assumer des révélations difficiles. S’il est clair désormais qu’il faut quitter la loi du silence, il faut toutefois veiller à ne pas tomber dans l’excès inverse. Dans le cadre d’une relation interpersonnelle, la transparence absolue, nous le savons, n’est ni possible ni souhaitable. C’est un peu différent dans le cadre d’une institution comme l’Église.

La crise actuelle a mis à jour des fautes et de réels dysfonctionnements, elle montre qu’il faut davantage de transparence. N’oublions pas cependant que chaque situation est unique, et que la décision à prendre est le plus souvent extrêmement complexe et tributaire de très nombreux paramètres. La communication reste le fruit d’un discernement.

La deuxième réflexion concerne la miséricorde.

Les commentaires lus ici ou là me laissent perplexe. Je ne parle pas ici de ceux des personnes victimes à qui nous devons donner la priorité et dont la profondeur des blessures nous oblige à la plus grande compassion. Il est certain que nous devons dénoncer le mal sans chercher à le minimiser. Mais faut-il pour autant jeter le pécheur à la poubelle ? Un des grands scandales pour les juifs à l’époque de Jésus a été son attitude envers les pécheurs « je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs », disait-il (Mc 2,17). Va-t-on oublier que le cœur de la Bonne Nouvelle est la miséricorde ?

Va-t-on oublier qu’un des grands apports du christianisme a été de permettre la distinction entre le péché et le pécheur ? En 2015, le pape François a publié l’exhortation apostolique Amoris Laetitia dans laquelle il demande de ne pas juger en fonction de la seule gravité objective d’un acte, mais en prenant en compte les circonstances extérieures et les conditionnements intérieurs. « La miséricorde est la route de l’Église » écrivait-il, avant de promulguer, l’année suivante, une année de la miséricorde. Ne confondons pas chasse aux abus et chasse à la sorcière.

La troisième réflexion que je voudrais vous livrer concerne l’Église.

Ce qui nous arrive nous fait mal et a de quoi ébranler notre confiance en elle ; cela est tout à fait compréhensible. Le mystère de l’Église est grand (cf. Ep 5,32), et poser sur elle un regard de foi qui va au-delà de ce qui apparait n’est pas évident.

Et pourtant, elle est et demeurera toujours l’instrument à travers lequel le Christ poursuit son œuvre de salut. Vase d’argile contenant un trésor (cf. 2 Co 4,7), elle portera toujours en elle ce paradoxe d’être sainte et composée de pécheurs. L’Église n’a jamais été un club de parfaits. Jésus a célébré la première Cène avec un traitre, un renégat et dix orgueilleux qui voulaient la première place. Nous devons certes dénoncer le péché dans l’Église, et en particulier lorsqu’il concerne ceux qui devraient montrer l’exemple, mais sans pour autant rêver d’une Église de purs. Sinon, nous risquerions au mieux d’être déçus et au pire de la quitter. « Le Christ a aimé l’Église, il s’est livré pour elle ; il a voulu ainsi la rendre sainte en la purifiant » dit saint Paul (cf. Ep 5,25.26). Nous sommes invités à embellir l’Église en l’aimant et en faisant le choix de la sainteté. Notre confiance en elle ne repose pas sur la sainteté de ses membres mais sur les promesses du Christ (cf. Mt 16,18).

Je voudrais terminer par une réflexion sur la façon dont nous pouvons traverser cette crise.

Elle nous ébranle, certes, et nous éprouve, elle met à mal notre confiance. Mais nous sommes invités à la traverser dans la foi, à la suite de tant de saints, à commencer par saint Paul qui écrivait : « nous sommes terrassés mais non achevés » (2 Co 4,9). Comme on le voit dans l’Évangile, la barque de l’Église est chahutée par la tempête, elle semble prendre l’eau de toutes parts, et pourtant Jésus est là dans la barque avec nous. Il ne s’agit pas pour nous de quitter le navire ou de jeter les pécheurs par-dessus bord, mais de tourner nos regards vers Jésus.

« Pourquoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ? » disait-il (Mt 8,26). L’Église vit une purification, elle a perdu beaucoup depuis quelques années, et peut-être va-t-elle encore perdre beaucoup. Mais nous savons en qui nous avons mis notre confiance. Le Christ ne nous abandonne jamais. Il est toujours à l’œuvre et, si nous voulons bien ouvrir les yeux, il continue de faire des merveilles. Je recevais il y a quelques jours ce texto d’un adolescent qui vient d’être confirmé : « J’étais très loin de m’imaginer la puissance de la foi et ses répercussions sur ma vie. Aujourd’hui j’ai un ami qui marche à mes côtés à tout moment de ma vie, et je pense que rien ne peut me rendre plus heureux que cet amour que je reçois de lui » [du Christ]. Rendons grâce pour ce que le Seigneur réalise aujourd’hui dans les cœurs de ceux qui se tournent vers lui !

Chers amis, je voudrais vous remercier et vous encourager à tenir bon.

Je sais que beaucoup d’entre vous sont blessés précisément parce qu’ils aiment l’Église. Merci d’être toujours là. Merci à tous ceux qui prennent soin des personnes victimes ou qui œuvrent pour la prévention des abus.

Restons dans l’unité. Ensemble, nous traverserons cette épreuve, et le Christ saura en faire surgir un bien.

+ Olivier de Germay

Archevêque de Lyon

Mgr Olivier de Germay

ÉDITORIAL – Dimanche 25 décembre 2022 – Jour de NOËL

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°52.

Ecoutez l’homélie du jour de Noël

Ecoutez l’homélie de la veillée de Noël

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 1-18 : « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité« .

Crèche du diocèse 6de Lyon

En guise de vœux

Le Prologue de saint Jean est un trésor de poésie et de théologie. Dans la liturgie selon le rite de saint Pie V, il est ce que qu’on appelait ‘le dernier évangile’. Il était lu systématiquement à toutes les messes.

« Et Verbum caro factum est ». « Et le Verbe s’est fait chair ».

Cette unique phrase résume l’insensé de la foi chrétienne et le plus grand mystère qui soit. Notre foi repose sur ces deux acceptions : le Verbe éternel qui se fait chair et la résurrection du Fils de Dieu d’entre les morts. Le créateur de tout, accepte, par humilité, de rejoindre notre humanité créée.

Lui, l’incréé, devient mortel, il va connaître la mort et recevoir la gloire de la résurrection. Dieu fait homme. Nul esprit ne peut concevoir sereinement ce mystère. Pourquoi Dieu accepterait-il de vivre notre humanité ? Pourquoi se fourvoyer dans les méandres de notre chair, vivre douleurs et doutes, apprentissages et déceptions et finalement mourir ? Comment peut-on concevoir que Dieu accepte de mourir ?! Il nous faut revenir au pourquoi de notre humanité.

Dieu a créé l’humanité, homme et femme, par amour pour son Fils Jésus. Jésus est le modèle de l’humanité. L’être humain devient réellement lui-même quand il se rapproche du Fils de Dieu et qu’il devient à son tour Fils du Père et frère du Christ. L’homme a pour unique modèle Jésus. Il doit se rapprocher de lui et tendre à vivre par lui, avec lui et en lui, comme le proclame la doxologie de la messe.

Ce Fils-Jésus n’est pas arrivé au début de la création, mais quand les temps furent accomplis, c’est-à-dire quand Dieu a jugé bon de nous l’envoyer pour nous apprendre à vivre l’humanité véritable. L’histoire, qu’elle soit sainte ou chronologique, nous a montré que l’humanité essayait de devenir, ou d’advenir, mais que, sur ce chemin, elle chutait sans cesse. Il lui manque le modèle de la volonté de Dieu.

Jésus est ce modèle. Il vient comme un enfant au milieu des plus pauvres. Il prend le temps de l’apprentissage, il devient homme au milieu des hommes et il nous invite à nous libérer de tous nos esclavages, choisis ou subis. En dernier lieu, il vient s’offrir lui-même sur la croix pour nous racheter de nos péchés et nous arracher à la mort en nous présentant à l’amour de Dieu le Père. L’humanité est l’objet de l’amour unique de Dieu, nous devons en être les témoins. Malgré nos manques et nos failles, avec nos faiblesses et nos impossibles, nous sommes aimés et nous faisons l’expérience de l’amour, amour humain, amour Divin, l’un étant le reflet de l’autre.

En guise de vœux, je vous souhaite, je nous souhaite d’expérimenter cet amour. Nous avons une vie pour essayer de comprendre comment Dieu nous aime. Ne laissons pas le temps nous distraire et nous détourner de cet apprentissage. Abandonnons tout ce qui peut nous empêcher d’accueillir pleinement notre frère.

Demandons à Dieu, pour cette année, la grâce de la paix pour nous, en nous et pour le monde. Nous pourrons alors manifester cet amour inconditionnel de Dieu pour tous et pour chacun.

Bonne et sainte année,

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 18 décembre 2022 – 4e dimanche de l’Avent – année A 

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°51.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 18-24

 « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Mathieu, 1, 18-24 : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie

Joseph est un homme juste, c’est sans doute aussi un homme amoureux. L’amour est une valeur galvaudée de nos jours, renvoyé à la simple dimension de sentiment et en effaçant la notion de responsabilité qui lui est attachée. La première alliance parle peu d’amour. Seul le cantique des cantiques nous fait entrevoir le désir et l’amour sensuel, voire physique. Ce livre, bien que faisant partie du canon des écritures et lu lors des fêtes juives, fut mis à l’index pendant un grand nombre de siècles dans notre tradition catholique.

Joseph a vraisemblablement des sentiments amoureux pour Marie son épouse. Joseph et Marie ne vivent pas ensemble : il y a un temps de probation de près d’une année où les époux sont chacun dans leur famille, une sorte de fiançailles pour tester la valeur de leur amour.

Au terme de ce temps l’époux prend chez lui son épouse et la vie conjugale commence. Ici, tout laisse croire que l’épouse n’a pas été très fidèle. Dans ce cas, la loi demande de répudier publiquement la femme et la peine se double d’une lapidation, soit d’une mort assurée. Joseph ne souhaite pas la mort de Marie. Ayant le sens des responsabilités et de la valeur de la vie, Joseph décide de la répudier en secret. Ainsi, Marie et l’enfant à naître pouvaient s’installer ailleurs et poursuivre leur vie.

Joseph s’endort et le Seigneur lui parle. Dans la Bible, bien des communications avec Dieu se font lors du sommeil. « Ne crains pas ! » Tel est le cœur du message, « Marie ne t‘a pas trompé, elle ne connaît pas d’homme. Dieu l’a visitée. Ton enfant est l’Emmanuel-Jésus. « 

Cet enfant a deux noms : Dieu-avec-nous sauve. Cette contraction devient programmatique. Jésus est à lui seul une reconnaissance et une mission. Nous savons bien qu’il n’y a pas d’autre nom sur terre par lequel nous soyons sauvés. C’est aussi la reconnaissance de Jésus, le Fils unique de Dieu qui nous sauve ; le salut ne peut nous venir que par l’unique médiation du Christ-Seigneur.

Tout ceci se fait sous l’égide de l’amour, ce grand absent de la première alliance, qui est omniprésent dans l’action et la prédication du Christ.

Ne soyons donc pas étonnés de l’attitude de Joseph, qui aimait Marie et qui a aimé Jésus, cet enfant qui lui a été confié par Dieu. Joseph, son père, lui a, entre autres, enseigné l’amour responsable en actes. Bien souvent nous disons que l’enfant apprend à aimer sur les genoux de sa mère et trop souvent, cet amour de père est oublié.

La théophanie – la révélation – à Joseph met l’amour du père au premier plan. Nous pourrions profiter de cette semaine pour, nous aussi, faire mémoire de ce lien paternel qui a édifié l’enfant que nous étions et qui a fait de nous l’adulte d’aujourd’hui.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 11 décembre 2022 – 3ème dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°50.

Ecoutez l’homélie du père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 2-11

C’est de lui qu’il est écrit : « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi ». Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui.

Matthieu, 11, 11 : « Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste« .

Qu’êtes-vous allés voir ?

La question est plus que pertinente, et bien sûr elle s’adresse à nous aujourd’hui. Nous ne sommes pas les disciples de Jean, mais ce personnage nous fascine et nous questionne. La radicalité de son engagement et la force de sa prédication nous émeut dans notre siècle qui se passe de Dieu.

Nous sentons bien que sa parole et sa vie sont cohérentes. Jean nous engage réellement à changer de vie, à adopter un comportement qui, pour finalité, doit nous conduire au Christ. Le précurseur ouvre la voie vers le Fils de Dieu. Malheureusement, certains s’arrêtent sur le chemin. Ils sont comme happés par la virtuosité du messager et ne se rendent pas compte qu’il n’est qu’une étape.

Certains même se prennent pour le but ultime, en utilisant le mensonge et la duperie comme moyens pour attirer vers eux des esprits simples et crédules. Il faut rechercher celui qui nous conduira vers celui que notre cœur attend. Jésus nous pose cette question : qui ?

Aujourd’hui comme hier, nous pouvons nous laisser subjuguer par de beaux discours, une personne qui présente bien, dont les écrits sont édifiants … Pour elle, nous arrêtons notre recherche, croyant avoir trouvé les réponses à nos questions. Le « qui » devient « un tel » ou « une telle ». Il faut regarder plus loin et apprendre à son cœur – et aussi à son intelligence – à rechercher la source de l’engagement.

Le but n’est pas l’étape. Jésus est la finalité de notre quête. Jean est en prison et il nous indique le Christ. C’est lui le Fils de Dieu, le Messie. C’est lui qui est le maître de l’histoire et de nos vies, ne l’oublions pas. Nous l’attendons lors de la nuit de la Nativité. Nous allons adorer l’enfant-Dieu. Nous allons nous prosterner devant la promesse faite à nos pères.

Sur notre chemin, nous allons croiser des personnes remarquables qui ne devront être que des points d’étapes sur notre chemin. Comme des enfants qui ont besoin d’adultes équilibrés pour pouvoir se construire et à leur tour devenir des hommes ou des femmes fiables et droits, avançons vers le Seigneur, le cœur ouvert à la rencontre et l’esprit attentif.

Ne nous laissons pas détourner de notre objectif final : aller à la rencontre du Seigneur qui vient illuminer nos vies et nous apprendre à vivre libres et heureux.

Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

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  • Évangile : « Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)

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