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Inscriptions pour le caté 2024-2025

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le samedi 21 septembre 2024 de 10h00 à 12h00 Salle Jeanne d’Arc, La Tour de Salvagny

ÉDITORIAL du 9 juin 2024 – 10e dimanche du Temps Ordinaire – année B

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3, 20-35

Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »


« De fêtes en Fête, de jours en jours, le temps de Dieu rejoint le temps de l’homme … »

L’évangile d’aujourd’hui est celui du retour au temps ordinaire, les dimanches des solennités postpascals sont passés.
Nous sommes un peu déroutés par le contenu de cet évangile. Jésus est malmené et mal considéré. Il est accusé d’avoir perdu la tête et d’expulser les démons par le chef des démons. Les scribes et les pharisiens s’en donnent à cœur joie. Ils vont pouvoir se saisir de Jésus et convaincre la foule de l’incohérence de ce dernier.
Mais c’est tout le contraire qui se produit : par une simple démonstration par l’absurde, Jésus ridiculise ses détracteurs. Il les invite à vérifier par qui leur maison est tenue. En d’autres termes, où est leur cohérence.
La question qui leur est posée est aussi valable pour nous. Où est notre cohérence ?
Il ne s’agit pas que de démons, mais aussi de la tenue de notre maison interne. Avons-nous bien mis chaque chose à sa place, et décidé de la place que nous avons choisi d’octroyer à Jésus ?
La question semble saugrenue, elle est pourtant cruciale. Nous sommes, nous aussi, sans arrêt malmenés par la vie. Rien ne se passe comme nous l’avons imaginé et notre premier réflexe est de penser que nous sommes attaqués par un esprit impur qui se joue de nous et qui désorganise notre vie.
Cela peut être vrai, il y a autour de nous et parfois en nous les effets du diviseur qui vient perturber le cours normal de notre vie.
Il y a aussi, et surtout, notre incapacité à conduire saintement notre existence. Le mot « saintement » nous fait frémir, nous aurions sans doute préféré lire le mot « sainement », surtout après avoir évoqué le diviseur ou, si nous préférons, Satan.
Je veux simplement nous rappeler que nous sommes équipés pour résister aux assauts du Malin. La vie chrétienne ordinaire nous permet de résister à la majorité des troubles spirituels. Je reprends quelques éléments qu’il ne faut pas négliger. Une vie sacramentelle habituelle, la prière quotidienne, la récitation du chapelet et la confession régulière sont des armes puissantes contre les attaques du démon.
Curieusement, l’évangile se termine par la mention de la mère et des frères de Jésus.
Qui sont pour lui ceux qui font la volonté de Dieu.
Voici une preuve complémentaire, s’il nous en fallait une, que la fréquentation du Christ est lieu d’exercice de la sainteté, et que nous sommes engagés sur ce chemin comme membres de sa famille.

Père Jorge JIMENEZ

Feuille paroissiale du 8 au 16 juin 2024

Retour sur… le ‘’pélé VTT’’ des collégiens

Pour Pentecôte, il s’agissait de réfléchir à la place de l’Esprit Saint dans nos vies

Pour Pentecôte, 10 jeunes de la paroisse sont partis en vélo à travers la Dombes. Le rendez-vous était pris à 10h devant l’église de Charbonnières et les voilà sur les pistes cyclables le long de la Saône pour rejoindre Fontaines, Neuville, Trévoux et finalement Ars où ils étaient attendus à la Providence. Le lendemain, ils remontaient sur leur monture et filaient vers Notre Dame des Dombes. 75km en deux jours, les cuisses ont un peu chauffé !

Pourquoi partir en vélo tous ensemble quand on a entre 10 et 13 ans ? Pour faire Eglise, pour la joie d’être ensemble et de faire un effort en commun. Pour échanger aussi : nos jeunes ont passé les deux jours à réfléchir sur l’Esprit et sa présence au milieu de leur vie. Ils ont prié ensemble, lors d’une veillée de louange-adoration à Ars et dans l’église de ND des Dombes. Ils ont ri, chanté et partagé de bons moments, sous les auspices d’une météo très humide le samedi, et ensoleillée le dimanche.

Marie-Ange et Pierre-Jean Souriac

ÉDITORIAL du 2 juin 2024 – Dimanche du Saint-Sacrement, Corps et Sang du Christ

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14, 12-16.22-26

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.»

« De fêtes en Fête, de jours en jours, le temps de Dieu rejoint le temps de l’homme … » il y a quelques années, nous chantions ce refrain de Noël Colombier, lors de nos célébrations. Depuis le dimanche de Pentecôte, l’Eglise ne cesse de nous faire méditer les mystères les plus importants de la foi. Dimanche dernier, la Sainte Trinité qui, en soi, est déjà un défi pour la raison, et ce dimanche, le Saint-Sacrement, qui ne l’est pas moins.

Du pain et du vin qui deviennent vrai corps et vrai sang du Christ. La transsubstantiation vient nous visiter. Par la prière du célébrant et la foi de l’assemblée, le pain et le vin deviennent présence réelle du Seigneur Jésus Christ. Nous sommes invités à nous asseoir à la table de la Cène, ce fameux jeudi soir, veille de la Passion.

En deux phrases inimaginables, Jésus nous donne sa personne pour la consommation des siècles. Je suis avec vous, vous ferez cela. Pas « vous ferez mémoire du geste de la Cène » – une espèce de pièce de théâtre, pleine d’émotion et de souvenirs, comme lors d’un repas de famille où chacun se souvient, avec gratitude, de tel membre disparu depuis plus ou moins longtemps. Non, ici, ce n’est pas la simulation ou la singerie d’un moment important de la vie du défunt. C’est la rencontre intime avec le défunt, vivant, ressuscité.

Le prêtre agit in persona Christi, à la place du Christ. C’est le Christ lui-même qui, par la bouche de l’officiant, dit : « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang ».

Il y a de quoi se sentir indigne et incapable. Tant de prononcer ces paroles que de recevoir le Corps et le Sang dans la communion.

Jésus nous invite et nous demande de renouveler son geste. De le faire et de le refaire aussi souvent que possible, chaque semaine, chaque jour, car nous en avons besoin. Jésus se donne à nous pour que nous puissions à notre tour nous donner au monde. Ce n’est pas une imitation que nous faisons : chaque fois que nous communions, Jésus nous renouvelle et nous envoie.

Il serait insensé de ne compter que sur nos propres forces pour que ce monde devienne le Royaume que le Seigneur a inauguré. Car telle est notre mission. Semaine après semaine, jour après jour, nous demandons la force de Dieu pour avancer dans ce monde, au nom du Père, du Fils et de l’Esprit, nourris du corps et du sang de Jésus, pour être témoins d’un amour plus grand qui ne veut que notre bonheur.

Jorge JIMENEZ

Feuille paroissiale du 1er au 9 juin 2024

ÉDITORIAL du 26 mai 2024 – Dimanche de la Sainte Trinité

Ecoutez l’homélie de Père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28, 16-20

Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Tout est accompli.

Après le dimanche de Pentecôte où l’Esprit Saint descend sur le corps des apôtres et fonde l’Eglise, nous accueillons ce dimanche le mystère de la Trinité.

Rien n’est plus difficile pour un esprit cartésien que de concevoir un seul Dieu en trois personnes.

Notre Dieu est unique, il est un. En lui, pas de division. Il n’y a pas un dieu pour ceci et un dieu pour cela. Pas de dieu des semailles et de la fertilité, pas non plus de dieu de la pluie et des moissons.

C’est d’ailleurs ainsi que le judaïsme en est arrivé au Dieu unique. Le monde divin est censé être peuplé de dieux : les dieux naturels qui président à toutes choses, mais chacun dans son domaine. S’il y a une myriade de dieux, ces dieux doivent être organisés, sinon ce serait l’anarchie divine et l’on conclut, par cette logique, qu’il y a une hiérarchie des dieux et donc des chefs de dieux, et ainsi de suite, pour arriver à la conclusion qu’il doit y avoir un chef suprême des dieux, qui a tous les dieux sous ses ordres. Par conséquent, s’il est un super-dieu, ce dieu-là n’a pas besoin de sous-dieu.

Peu à peu, par ce raisonnement, le peuple juif a cru au Dieu unique. Dieu qui s’est manifesté à Abraham. La suite, nous la connaissons, jusqu’au Christ.

Jésus serait-il donc un sous-dieu, et l’Esprit Saint un autre sous-dieu ? Avec un tel raisonnement, nous ferions une terrible marche arrière, et les critiques des autres religions seraient fondées ; ‘vous avez des dieux multiples et vous ne croyez pas au Dieu unique.’ Voilà une méconnaissance de la sollicitude de Dieu pour sa création, et de notre foi. Dieu est un, et trine. C’est-à-dire qu’il a trois visages, trois prosopées, pour reprendre l’expression du théâtre grec. Pour faire simple, le Dieu unique prend des visages différents pour mieux se rapprocher de ses créatures, comme dans le théâtre antique où un seul acteur est plusieurs personnages pour permettre le dénouement de l’intrigue.

Ici, en Dieu, point d’intrigue ni de dénouement, mais une manière unique de mieux se faire proche de chacun d’entre nous dans nos demandes et nos diversités. Le Père principe de Dieu, créateur, qui préside aux grands événements de nos vies. Le Fils principe de Dieu, frère de l’humanité, qui nous accompagne sur notre chemin de vie, c’est le compagnon fidèle toujours proche et prêt à nous aider en toutes circonstances. L’Esprit Saint principe de Dieu, conseiller à notre écoute, qui nous permet de discerner le vrai du faux, le bon du mauvais, le juste de l’inique.

Si Dieu a choisi la Trinité pour être à nos côtés, c’est simplement parce que l’homme a besoin de conseils ajustés pour déterminer quel chemin il doit emprunter, pour avancer sur la route qui lui permettra de devenir ce que Dieu a voulu pour lui, être un être fiable, juste et bon, témoin de l’amour en toutes circonstances.

Père Jorge JIMENEZ

Feuille paroissiale du 25 mai au 2 juin 2024

Feuille paroissiale du 18 au 26 mai 2024

ÉDITORIAL du 12 mai 2024 – 7e dimanche de Pâques

Ecoutez l’homélie du Père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17, 11b-19

Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.



Dans quel monde sommes-nous ?
Des pancartes mises à l’envers à l’entrée de nos villes et villages, pour signifier que l’on marche sur la tête. Des prises de parole qui ne collent pas à la réalité de ce que nous vivons. Des décisions qui, sous couvert d’être prises par des experts, ne respectent pas les personnes …
Oui, dans quel monde sommes-nous ?
Un seul enfant catéchisé par classe. Des couples qui demandent le sacrement de mariage pour faire plaisir à la grand-mère. Des enfants qui portent des prénoms fabriqués de toutes pièces. Des noëls transformés en fête des enfants, et des 8 décembre devenus fêtes des lumières. Un jour de congé pour le jeudi de l’Ascension et un autre pour Pentecôte sans bien savoir à quoi cela correspond …
Dans quel monde sommes-nous ?
Le Christ nous le dit très clairement : nous n’appartenons pas à ce monde !
Il est remarquable de constater que la parole du Christ est d’une éternelle actualité…
Les disciples de Jésus n’appartiennent pas à ce monde, ils sont déjà citoyens des cieux. Pour autant, cela ne veut pas dire que nous ne devons pas aimer ce monde ni l’habiter pleinement. Nous avons d’ailleurs cette obligation de transformer ce monde, car il nous a été confié dès la création.


Nous avons une mission là où nous sommes et dans l’époque où nous vivons : donner du sens.
Le monde a perdu le sens, il va sens dessus dessous. Il nous incombe cette difficile mission de témoigner du sens. De tous les sens.
Celui de la vie, de son commencement à sa fin. Qui peut oser dire à une personne que sa vie n’a pas de sens et que, finalement, elle ne mérite pas d’exister …
Le sens de nos fêtes : notre histoire est marquée par la foi chrétienne, notre calendrier est émaillé d’événements de la vie du Christ. Cet homme que nous reconnaissons comme étant le Fils de Dieu venu sur terre et étant Dieu lui-même. Sa naissance, sa mort et sa résurrection, son retour vers le Père et le don de l’Esprit Saint, qui est la naissance de l’Eglise et la présence de Dieu dans notre monde, rythment notre année.
Nombre des noms de nos villes et villages, et nos prénoms sont empruntés à des hommes et des femmes, de toutes conditions et de tous temps, qui ont vécu à la suite du Christ, en mettant en application son message d’amour pour tous, et en particulier pour les petits, les malades et les pauvres.
Il nous revient surtout de manifester qu’un autre rapport entre nous est possible, Que notre vie est orientée et que la mort n’est pas une fin. Nous avons à œuvrer pour que tous et chacun se sache aimé et respecté, car il est à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

Flux L’Evangile quotidien

  • Évangile : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

Le saint du jour