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ÉDITORIAL – Dimanche 22 janvier 2023 –  3e dimanche du Temps Ordinaire A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille paroissiale n° 4

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4, 12-23

« Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes« 

« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. »

Nous venons à peine de quitter le temps de Noël. Nous sommes encore trempés de l’eau baptismale de Jésus de la semaine dernière, et nous voici déjà sur les bords du lac de Génésareth. Nous sommes les témoins privilégiés de l’appel des premiers disciples.

Jésus a repris la prédication de Jean le Baptiste : « Convertissez-vous ! » Jean, en effet, vient d’être fait prisonnier et sa décollation n’est plus qu’une question de jours. Jésus a quitté les bords du Jourdain, il est en décapole. Il est au milieu des nations dans ces dix villes romaines où se mêle l’humanité entière.

« Le royaume des cieux est tout proche ». Le salut est arrivé pour tous. Jésus est le salut. Jamais la prophétie d’Isaïe n’a eu de plus bel écho que dans cette ville de Capharnaüm. Jésus est là, les nations sont là. Tout est réuni pour que le salut se manifeste. Nous pourrions attendre un acte sensationnel, Jésus le Fils de Dieu pourrait forcer à la conversion par un prodige éclatant. Mais non, rien de tout cela. Jésus appelle des pêcheurs.

Deux plus deux, ils sont quatre. Ils ont laissé leur vie, leur famille, leur sécurité pour suivre cet inconnu qui leur promet de les transformer en pêcheurs d’hommes. Être pêcheurs d’hommes, voilà une expression bien singulière. Elle l’est d’ailleurs toujours. André, Pierre, Jacques et Jean, quatre hommes qui vont devoir attraper dans leurs filets des hommes, mais sans filet et sans barque …

Avec Jésus, ils ne sont pas quatre, mais cinq. Nous le savons, quatre est le chiffre de l’humanité, tandis que cinq est le chiffre de la loi. Une nouvelle loi va advenir, une nouvelle loi pour l’homme. Une nouvelle loi que le Fils de Dieu vient inaugurer.

Cette nouvelle loi commence petitement, mais elle vient rendre à l’homme ce qui lui manque. Le premier acte de cette nouvelle loi est de guérir le peuple de toute maladie et de toute infirmité, et de proclamer la bonne nouvelle du Royaume. Les éléments majeurs se mettent en place sous nos yeux. Une nouvelle loi est à l’œuvre au milieu de nous et cette loi proclamée inaugure un royaume nouveau où la maladie et l’infirmité sont exclues. Une loi faite pour apporter à l’humanité ce qui lui manque le plus. Cette loi va être le socle du Royaume.

Un royaume qui ira jusqu’à vaincre la mort et nous offrir la vie éternelle. Mais cela, nous le verrons dans les prochains épisodes si nous acceptons de suivre Jésus et, nous aussi, de devenir ses disciples.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 15 janvier 2023 –  2e dimanche du Temps Ordinaire A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille paroissiale n° 3

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 29-34

« Celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Le baptême de Jésus

Le baptême de Jésus

Les quatre évangiles nous présentent l’épisode du baptême de Jésus, la liturgie nous le fait célébrer huit jours après l’épiphanie. Nous pouvons légitimement penser qu’il y a un lien entre la révélation de Jésus à l’humanité entière et le salut offert à tous. L’épiphanie, par la venue des mages d’orient, ouvre l’incarnation à toutes les nations, y compris aux nations païennes, comme le dit la tradition. Dieu se manifeste à toute l’humanité. Il n’y a pas un être humain qui ne soit appelé à connaître la révélation du Fils de Dieu en Jésus le Christ.

Le baptême de Jésus nous offre une notion complémentaire, celle du salut. Jean nous dit : « celui-là baptise dans l’Esprit Saint ».

Jean nous offre son témoignage, contrairement aux trois évangiles synoptiques qui, eux, nous font la narration du baptême. Jean s’implique dans son écrit.

Il vous est difficile autant qu’à moi de définir clairement qui nous fait le témoignage : est-ce le baptiste ou l’évangéliste ? L’un et l’autre ont vu et rendent ce même témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. Le texte de ce dimanche mêle d’une manière subtile la narration et la méditation de Jean l’évangéliste et le témoignage de Jean le Baptiste : les deux s’accordent, se complètent et ne font plus qu’un.

Le baptême de Jésus nous pose une question fondamentale : pourquoi Jésus vient-il se faire baptiser auprès de Jean ? Vient-il se convertir et changer de vie ? Vient-il confesser ses péchés publiquement ?

Rien de tout cela, nous le savons bien. Jésus vient inaugurer son ministère public par un acte fondateur.

Le baptême dans l’eau et la parole qui résonne en Jean ouvrent une nouvelle ère.

Jésus partage notre humanité, il pose les mêmes gestes que chacun d’entre nous, mais le sens qu’ils ont sont de nature divine.

Ce n’est plus la conversion que Jésus vient offrir, même si celle-ci est toujours nécessaire, mais la recréation. Jésus vient nous recréer, nous refaire à neuf, nous offrir une vie nouvelle. Une vie qui passe par le feu de l’Esprit Saint. Ce feu qui purifie, consume le péché et nous libère de nos esclavages.

Jean a vu et témoigne. Jésus passe le premier et nous devons le suivre. Le baptême dans l’eau était une première étape. Une étape humaine de désir et de conversion. Le baptême dans l’Esprit est une étape divine, Dieu prends l’initiative de nous sauver.

Il faut que les deux démarches s’ajustent. Nous devons avoir un désir de vivre en Dieu et de suivre Jésus, et Dieu fait de nous ses enfants d’adoption dans son Fils.

La vie en Dieu comporte des exigences qu’il nous faut choisir et accepter. Le feu de l’Esprit Saint va agir aussi dans notre quotidien et influencer notre manière de vivre.

Le Seigneur vient offrir le salut à toute l’humanité, mais il faut aussi que l’humanité ait le désir de vivre de ce salut offert.

Si nous avons vu le Salut à l’œuvre, sommes-nous prêts à en rendre témoignage ?

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 8 janvier 2023 – Épiphanie du Seigneur, Solennité

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°2.

Ecoutez l’homélie du père Jorge Jimenez

Epiphanie : ils virent l’enfant avec Marie sa mère

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 1-12

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe« .

♪ « Comme les rois mages…♪♪  » En Galilée ou en Judée ? Qui a raison : la Bible ou Sheila ? La mémoire populaire a retenu la Galilée, mais Bethléem est bel et bien en Judée. Une terre au milieu de nulle part. Une terre où quelques bergers gardent des troupeaux. Mais une terre qui résonne dans la mémoire collective comme la terre qui a vu naître le grand roi David.

Cette « maison du pain », traduction du nom Bethléem, est le lieu où l’impossible se fait jour. Terre où des tribus deviennent un peuple et où un berger devient roi en choisissant Jérusalem pour capitale. Jésus Fils de Dieu se fait homme dans cette terre particulière. Bethléem nous invite à faire mémoire de David, de son règne et du travail d’unité qu’il a fait pour son peuple.

L’épisode des mages nous ouvre à l’universel : ce ne sont plus des tribus mais l’humanité qui est appelée à son unité. Nous sommes en présence de mages venus d’Orient. Un orient au-delà des terres connues. Nous sommes face à des sages en quête de réponses. Ils scrutent le ciel et perçoivent un signe. Ils se mettent en route et les voilà devant Hérode.

La réponse qu’ils cherchent ne peut pas venir du pouvoir temporel. Hérode ne souhaite que conserver son pouvoir et qu’importe les obstacles ou les signes, il fera tout pour se maintenir en place. La réponse ne peut pas venir non plus des savants. Leur connaissance est un frein pour l’accueil de la volonté de Dieu. S’ils savent, ils ne croient pas ! Ce que les mages cherchent, ce n’est pas un savoir ni une certitude mais une espérance.

Les présents qu’ils offrent viennent manifester leur attente. Le roi (l’or) divin (l’encens) partage notre nature (la myrrhe). Cet enfant est à lui seul l’attente et l’espérance de l’humanité. Dieu n’est plus à chercher dans les temples, il est avec nous et partage notre quotidien. L’homme n’est plus soumis à la loi du néant, Dieu vient élever notre nature au même rang que la sienne. Il nous déifie. L’humanité est appelée à rencontrer Dieu et à entrer en relation avec lui. Dieu est avec nous.

L’espérance est à ce niveau, Dieu n’est plus dans les cieux, hors de notre portée, hors de notre humanité, il est au milieu de nous et nous pouvons le rencontrer. La seule question qui demeure est celle-ci : avons-nous le désir de rencontrer Dieu et acceptons-nous de nous mettre en marche à sa rencontre ?

Les mages venus d’Orient ont accepté de se mettre en danger avec Hérode et nous ont ouvert un chemin de rencontre : allons-nous leur emboîter le pas ? Dieu est avec nous : souhaitons-nous le rencontrer ?

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 25 décembre 2022 – Jour de NOËL

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°52.

Ecoutez l’homélie du jour de Noël

Ecoutez l’homélie de la veillée de Noël

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 1-18 : « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité« .

Crèche du diocèse 6de Lyon

En guise de vœux

Le Prologue de saint Jean est un trésor de poésie et de théologie. Dans la liturgie selon le rite de saint Pie V, il est ce que qu’on appelait ‘le dernier évangile’. Il était lu systématiquement à toutes les messes.

« Et Verbum caro factum est ». « Et le Verbe s’est fait chair ».

Cette unique phrase résume l’insensé de la foi chrétienne et le plus grand mystère qui soit. Notre foi repose sur ces deux acceptions : le Verbe éternel qui se fait chair et la résurrection du Fils de Dieu d’entre les morts. Le créateur de tout, accepte, par humilité, de rejoindre notre humanité créée.

Lui, l’incréé, devient mortel, il va connaître la mort et recevoir la gloire de la résurrection. Dieu fait homme. Nul esprit ne peut concevoir sereinement ce mystère. Pourquoi Dieu accepterait-il de vivre notre humanité ? Pourquoi se fourvoyer dans les méandres de notre chair, vivre douleurs et doutes, apprentissages et déceptions et finalement mourir ? Comment peut-on concevoir que Dieu accepte de mourir ?! Il nous faut revenir au pourquoi de notre humanité.

Dieu a créé l’humanité, homme et femme, par amour pour son Fils Jésus. Jésus est le modèle de l’humanité. L’être humain devient réellement lui-même quand il se rapproche du Fils de Dieu et qu’il devient à son tour Fils du Père et frère du Christ. L’homme a pour unique modèle Jésus. Il doit se rapprocher de lui et tendre à vivre par lui, avec lui et en lui, comme le proclame la doxologie de la messe.

Ce Fils-Jésus n’est pas arrivé au début de la création, mais quand les temps furent accomplis, c’est-à-dire quand Dieu a jugé bon de nous l’envoyer pour nous apprendre à vivre l’humanité véritable. L’histoire, qu’elle soit sainte ou chronologique, nous a montré que l’humanité essayait de devenir, ou d’advenir, mais que, sur ce chemin, elle chutait sans cesse. Il lui manque le modèle de la volonté de Dieu.

Jésus est ce modèle. Il vient comme un enfant au milieu des plus pauvres. Il prend le temps de l’apprentissage, il devient homme au milieu des hommes et il nous invite à nous libérer de tous nos esclavages, choisis ou subis. En dernier lieu, il vient s’offrir lui-même sur la croix pour nous racheter de nos péchés et nous arracher à la mort en nous présentant à l’amour de Dieu le Père. L’humanité est l’objet de l’amour unique de Dieu, nous devons en être les témoins. Malgré nos manques et nos failles, avec nos faiblesses et nos impossibles, nous sommes aimés et nous faisons l’expérience de l’amour, amour humain, amour Divin, l’un étant le reflet de l’autre.

En guise de vœux, je vous souhaite, je nous souhaite d’expérimenter cet amour. Nous avons une vie pour essayer de comprendre comment Dieu nous aime. Ne laissons pas le temps nous distraire et nous détourner de cet apprentissage. Abandonnons tout ce qui peut nous empêcher d’accueillir pleinement notre frère.

Demandons à Dieu, pour cette année, la grâce de la paix pour nous, en nous et pour le monde. Nous pourrons alors manifester cet amour inconditionnel de Dieu pour tous et pour chacun.

Bonne et sainte année,

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 18 décembre 2022 – 4e dimanche de l’Avent – année A 

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°51.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 18-24

 « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Mathieu, 1, 18-24 : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie

Joseph est un homme juste, c’est sans doute aussi un homme amoureux. L’amour est une valeur galvaudée de nos jours, renvoyé à la simple dimension de sentiment et en effaçant la notion de responsabilité qui lui est attachée. La première alliance parle peu d’amour. Seul le cantique des cantiques nous fait entrevoir le désir et l’amour sensuel, voire physique. Ce livre, bien que faisant partie du canon des écritures et lu lors des fêtes juives, fut mis à l’index pendant un grand nombre de siècles dans notre tradition catholique.

Joseph a vraisemblablement des sentiments amoureux pour Marie son épouse. Joseph et Marie ne vivent pas ensemble : il y a un temps de probation de près d’une année où les époux sont chacun dans leur famille, une sorte de fiançailles pour tester la valeur de leur amour.

Au terme de ce temps l’époux prend chez lui son épouse et la vie conjugale commence. Ici, tout laisse croire que l’épouse n’a pas été très fidèle. Dans ce cas, la loi demande de répudier publiquement la femme et la peine se double d’une lapidation, soit d’une mort assurée. Joseph ne souhaite pas la mort de Marie. Ayant le sens des responsabilités et de la valeur de la vie, Joseph décide de la répudier en secret. Ainsi, Marie et l’enfant à naître pouvaient s’installer ailleurs et poursuivre leur vie.

Joseph s’endort et le Seigneur lui parle. Dans la Bible, bien des communications avec Dieu se font lors du sommeil. « Ne crains pas ! » Tel est le cœur du message, « Marie ne t‘a pas trompé, elle ne connaît pas d’homme. Dieu l’a visitée. Ton enfant est l’Emmanuel-Jésus. « 

Cet enfant a deux noms : Dieu-avec-nous sauve. Cette contraction devient programmatique. Jésus est à lui seul une reconnaissance et une mission. Nous savons bien qu’il n’y a pas d’autre nom sur terre par lequel nous soyons sauvés. C’est aussi la reconnaissance de Jésus, le Fils unique de Dieu qui nous sauve ; le salut ne peut nous venir que par l’unique médiation du Christ-Seigneur.

Tout ceci se fait sous l’égide de l’amour, ce grand absent de la première alliance, qui est omniprésent dans l’action et la prédication du Christ.

Ne soyons donc pas étonnés de l’attitude de Joseph, qui aimait Marie et qui a aimé Jésus, cet enfant qui lui a été confié par Dieu. Joseph, son père, lui a, entre autres, enseigné l’amour responsable en actes. Bien souvent nous disons que l’enfant apprend à aimer sur les genoux de sa mère et trop souvent, cet amour de père est oublié.

La théophanie – la révélation – à Joseph met l’amour du père au premier plan. Nous pourrions profiter de cette semaine pour, nous aussi, faire mémoire de ce lien paternel qui a édifié l’enfant que nous étions et qui a fait de nous l’adulte d’aujourd’hui.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 11 décembre 2022 – 3ème dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°50.

Ecoutez l’homélie du père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 2-11

C’est de lui qu’il est écrit : « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi ». Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui.

Matthieu, 11, 11 : « Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste« .

Qu’êtes-vous allés voir ?

La question est plus que pertinente, et bien sûr elle s’adresse à nous aujourd’hui. Nous ne sommes pas les disciples de Jean, mais ce personnage nous fascine et nous questionne. La radicalité de son engagement et la force de sa prédication nous émeut dans notre siècle qui se passe de Dieu.

Nous sentons bien que sa parole et sa vie sont cohérentes. Jean nous engage réellement à changer de vie, à adopter un comportement qui, pour finalité, doit nous conduire au Christ. Le précurseur ouvre la voie vers le Fils de Dieu. Malheureusement, certains s’arrêtent sur le chemin. Ils sont comme happés par la virtuosité du messager et ne se rendent pas compte qu’il n’est qu’une étape.

Certains même se prennent pour le but ultime, en utilisant le mensonge et la duperie comme moyens pour attirer vers eux des esprits simples et crédules. Il faut rechercher celui qui nous conduira vers celui que notre cœur attend. Jésus nous pose cette question : qui ?

Aujourd’hui comme hier, nous pouvons nous laisser subjuguer par de beaux discours, une personne qui présente bien, dont les écrits sont édifiants … Pour elle, nous arrêtons notre recherche, croyant avoir trouvé les réponses à nos questions. Le « qui » devient « un tel » ou « une telle ». Il faut regarder plus loin et apprendre à son cœur – et aussi à son intelligence – à rechercher la source de l’engagement.

Le but n’est pas l’étape. Jésus est la finalité de notre quête. Jean est en prison et il nous indique le Christ. C’est lui le Fils de Dieu, le Messie. C’est lui qui est le maître de l’histoire et de nos vies, ne l’oublions pas. Nous l’attendons lors de la nuit de la Nativité. Nous allons adorer l’enfant-Dieu. Nous allons nous prosterner devant la promesse faite à nos pères.

Sur notre chemin, nous allons croiser des personnes remarquables qui ne devront être que des points d’étapes sur notre chemin. Comme des enfants qui ont besoin d’adultes équilibrés pour pouvoir se construire et à leur tour devenir des hommes ou des femmes fiables et droits, avançons vers le Seigneur, le cœur ouvert à la rencontre et l’esprit attentif.

Ne nous laissons pas détourner de notre objectif final : aller à la rencontre du Seigneur qui vient illuminer nos vies et nous apprendre à vivre libres et heureux.

Père Jorge JIMENEZ

Fête du 8 décembre 2022

Immaculée Conception

La messe du jeudi 8 décembre est à 19 heures à Lentilly

L’église de Dommartin sera ouverte le jeudi 8 décembre entre 16h et 21h.

Merci Marie - Ecole Sainte Anne de Feugarolles

L’amour obstiné de Dieu pour nous

Depuis le 1er péché, Dieu ne cesse de chercher l’homme : « Adam, où es-tu ? » Et l’homme, pourtant conscient de sa fragilité, ne cesse de se dérober. L’homme a pris conscience de sa fragilité : il est nu. Désormais en plus, il a perdu l’harmonie avec la création. Il accuse sa femme, qui accuse le serpent. Pourtant Dieu cherche l’homme, et n’arrête pas de le chercher.

Enfin, il se prépare une créature qui sera capable de l’écouter. Elle se trouve dans la même situation que Eve avant la chute. Elle exerce sa liberté, et elle dit « oui ». « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta Parole ». Ici commence une nouvelle histoire, mais c’est encore en germe.

  • Contemplons Marie : humble, ce qui permet à Dieu de l’élever.
  • Courageuse, à travers son oui, qui transforme sa vie
  • Fidèle à Dieu, elle traverse toutes les épreuves en gardant toute sa confiance donnée dans son « oui ».

Elle devient ainsi tabernacle divin, celle qui contient celui qui contient tout, et préfiguration de ce que doit être l’Église – ce qu’elle est déjà dans le cœur de Dieu.

ÉDITORIAL – Dimanche 4 décembre 2022 – 2ème dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°49.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 3, 1-12

Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.

Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas.

Matthieu 3, 11 : Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion.

Voilà le cousin qui arrive. Convertissez-vous ! Engeance de vipères ! Avec un tel langage, je ne suis pas sûr que Jean soit invité aux repas de famille. De plus, avec un tel régime alimentaire il va faire pâlir tous les adeptes d’un certain écologisme et du retour à la nature.

Jean est le précurseur, il a une parole forte. Il marche devant, il prépare le chemin. Jean a des suiveurs, il fait des disciples. Il y a des hommes et des femmes sincères qui sont percutés par cette parole et qui veulent changer de vie, d’autres sont là pour voir.

Les sadducéens et les pharisiens qui se rendent auprès de Jean ne sont vraisemblablement pas là pour un acte de conversion, qui implique une confession publique. Peut-on énoncer ses manquements et ses fautes quand on a une certaine position sociale, si l’on est un notable, civil ou religieux ? Non, sans doute. Alors que font-ils là ? Ils surveillent, contrôlent, repèrent ceux qui, auprès de Jean, s’éloignent du temple ; ceux qui cherchent à avoir un rapport plus sain et plus direct avec le Créateur. Ils craignent sans doute que Jean ne leur fasse concurrence.

Jean ne fait pas que préparer les cœurs. Mais face à un cœur de pierre, que peut une parole de vérité ? « Celui qui vient derrière moi vous baptisera dans le feu et l’Esprit Saint ». « Il brûlera la paille dans le feu qui ne s’éteint pas ». Comprenez : « vous êtes de la paille. Le bon grain a été enlevé, il est purifié et, lui, portera de bons fruits. Vous êtes des bons à rien, votre superbe vous empêche de reconnaître la venue de l’attendu, du messie. »

Jean a des paroles qui dérangent. Si elles s’adressaient aux pharisiens et aux saducéens d’hier, elles s’adressent à nous aujourd’hui. La parole de Jean est d’actualité, elle nous demande de faire, nous aussi, ce chemin de conversion.

Nous sommes dans l’église, certains diraient de l’Église. Mais il faut sans cesse nous demander ce que nous faisons et ce qui nous voulons vivre. Ce n’est pas être à l’intérieur du bâtiment qui fait de nous des disciples du Christ, c’est notre engagement à œuvrer pour la conversion du monde qui fait de nous des témoins fiables.

Le Christ vient, nous l’attendons, nous le célébrons, nous l’adorons, même. Cela est juste et bon. Mais nous devons aussi l’annoncer à temps et, parfois même, à contretemps. Pour que l’enfant qui est en nous puisse s’émerveiller devant la crèche à la nuit de Noël, acceptons de laisser les chemins tortueux où nous nous sommes parfois égarés. Et reprenons ensemble le chemin de la vérité et de la vie où Jean le Baptiste nous attend.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 27 novembre 2022 – 1er dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°48.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24, 37-44

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

Voici venu le temps des rires et des chants… Pour ceux qui sont de ma génération, on entend dans ces quelques mots le générique d’une célèbre émission de Christophe Izard, le père de Casimir et de « l’Île aux enfants ».

Le temps est enfin venu de s’occuper de Noël. Les vitrines et les prospectus deviennent légitimes, il nous reste 4 semaines pour tout préparer. 4 semaines, c’est bien court et c’est très long. Pourquoi autant de temps ? Que nous réserve la liturgie comme surprises durant ce temps de l’Avent ?

Faire plaisir aux enfants, il n’y a rien de plus naturel… Nous savons tous le faire. Aux enfants sans doute, mais l’enfant qui est en nous, savons-nous toujours prendre soin de lui ? À la lecture des textes de ce premier dimanche, nous sommes déplacés. Il n’est ni question d’enfants, ni de joie, ni de cadeaux, ni de repas. Bien au contraire.

Le premier dimanche de l’avent nous met devant des choix radicaux. Il s’agit du retour du Fils de l’homme. Nous préparons la naissance de Jésus, et la liturgie nous demande de méditer sur son retour, sur la parousie, pour utiliser les mots de la théologie. Pour ce retour, il faut se tenir prêt, il y aura un clivage, une élection. Le temps va radicalement être nouveau, comme aux jours de Noé. Il y a de l’inattendu, de l’imprévu. 

Nous ne pouvons pas prévoir cette venue finale du Fils de l’homme et pourtant nous avons l’habitude de préparer sa venue. Nous sommes rompus à cet exercice à tel point que le jour de Noël nous cueille invariablement. Nous ne sommes pas prêts, et il y a urgence. Il faut tout préparer et nous n’avons plus le temps.

Notre expérience rejoint d’une manière très singulière l’évangile. Nous savons que les jours viennent, et nous nous laissons surprendre par notre habitude de remettre à demain ce qui aurait dû être fait hier. Bienheureuse procrastination qui est notre compagne habituelle.

Tenez-vous prêts ! L’évangile nous le répète, les 4 semaines du temps de l’Avent sont bien courtes pour préparer notre cœur à accueillir l’inouï de Dieu.

Le thème que nous avons choisi de décliner durant cet avent est « Prendre soin ». Commençons cette semaine par regarder, dans notre histoire récente, les moments où Dieu est venu nous surprendre, par sa parole, par ses clins-Dieu, et ce que cela a provoqué en nous, en cet enfant qui nous habite et qui doit toujours être prêt à s’émerveiller de rencontrer Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 27 novembre 2022 – 1er dimanche de l’Avent – année A

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24, 37-44

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

Voici venu le temps des rires et des chants… Pour ceux qui sont de ma génération, on entend dans ces quelques mots le générique d’une célèbre émission de Christophe Izard, le père de Casimir et de « l’Île aux enfants ».

Le temps est enfin venu de s’occuper de Noël. Les vitrines et les prospectus deviennent légitimes, il nous reste 4 semaines pour tout préparer. 4 semaines, c’est bien court et c’est très long. Pourquoi autant de temps ? Que nous réserve la liturgie comme surprises durant ce temps de l’Avent ?

Faire plaisir aux enfants, il n’y a rien de plus naturel… Nous savons tous le faire. Aux enfants sans doute, mais l’enfant qui est en nous, savons-nous toujours prendre soin de lui ? À la lecture des textes de ce premier dimanche, nous sommes déplacés. Il n’est ni question d’enfants, ni de joie, ni de cadeaux, ni de repas. Bien au contraire.

Le premier dimanche de l’avent nous met devant des choix radicaux. Il s’agit du retour du Fils de l’homme. Nous préparons la naissance de Jésus, et la liturgie nous demande de méditer sur son retour, sur la parousie, pour utiliser les mots de la théologie. Pour ce retour, il faut se tenir prêt, il y aura un clivage, une élection. Le temps va radicalement être nouveau, comme aux jours de Noé. Il y a de l’inattendu, de l’imprévu. 

Nous ne pouvons pas prévoir cette venue finale du Fils de l’homme et pourtant nous avons l’habitude de préparer sa venue. Nous sommes rompus à cet exercice à tel point que le jour de Noël nous cueille invariablement. Nous ne sommes pas prêts, et il y a urgence. Il faut tout préparer et nous n’avons plus le temps.

Notre expérience rejoint d’une manière très singulière l’évangile. Nous savons que les jours viennent, et nous nous laissons surprendre par notre habitude de remettre à demain ce qui aurait dû être fait hier. Bienheureuse procrastination qui est notre compagne habituelle.

Tenez-vous prêts ! L’évangile nous le répète, les 4 semaines du temps de l’Avent sont bien courtes pour préparer notre cœur à accueillir l’inouï de Dieu.

Le thème que nous avons choisi de décliner durant cet avent est « Prendre soin ». Commençons cette semaine par regarder, dans notre histoire récente, les moments où Dieu est venu nous surprendre, par sa parole, par ses clins-Dieu, et ce que cela a provoqué en nous, en cet enfant qui nous habite et qui doit toujours être prêt à s’émerveiller de rencontrer Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 20 novembre 2022 – Dimanche 20 novembre 2022 – Christ Roi de l’univers

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°47.

Ecouter l’homélie du père Jorge Jimenez.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 23, 35-43

Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Christ, roi de l’univers

La liturgie a quelque chose de très particulier, en ce dimanche : elle nous invite à fêter le Christ Roi en contemplant le Christ crucifié. Elle nous présente la croix comme le lieu de la victoire et de la puissance du Fils de Dieu.

Un cantique du vendredi saint proclame « Ô croix, où est ta victoire ? » Je ne sais pas s’il convient pour ce dimanche, tellement la thématique est autre que la crucifixion. Le Christ Roi vient conclure l’année liturgique et ouvrir les portes de l’avent. Il nous est proposé de regarder la croix, cette fois-ci non pas comme lieu de la souffrance inhumaine de Jésus – nous aurons le temps de le faire dans quelques mois – mais comme le lieu où s’exprime la majesté du Fils de l’homme.

Le titulus indique « Celui-ci est le roi des juifs ». Ici placée, cette indication est bien dérisoire et peu en rapport avec ce que nous imaginons être le trône d’un roi. Pourtant, c’est bien sur la croix que le Fils de l’homme est pleinement le maître de l’univers.

« Aujourd’hui avec moi tu seras dans le Paradis ». La promesse est là. Le salut est manifesté. Le malfaiteur proclame la puissance de Dieu en Jésus. Il vient de dire une parole de vérité, contrairement à tous ceux qui l’ont condamné. Jésus, lui, n’a rien fait, mais il peut tout faire. Qui, sinon le maître de l’univers a le pouvoir de nous promettre d’accéder au paradis ? Qui, sinon le Fils de Dieu, peut nous ouvrir à la vie éternelle ?

Mais, pour cela, il nous faut emprunter le même chemin que celui que la tradition nomme « le bon larron ».

  • Il accepte son histoire et les conséquences de ses actes.
  • Il reconnaît Jésus comme son maître et son sauveur.
  • Il le supplie de l’accueillir auprès de lui.

Cette démarche n’est-elle pas celle du vrai croyant ? En cette fin d’année liturgique, et avant d’entamer une nouvelle année, il serait bon pour chacun d’entre nous de faire le chemin que nous propose l’Evangile. Prendre le temps de relire son année, regarder les lieux de réussites et de joies mais aussi les lieux d’échecs, de manquements et de tristesse.

Tenter de nommer ce que cela a produit en nous et autour de nous. Tant pour nos bourreaux que pour nos victimes. Voir si nous avons pu plus ou moins réparer, ou pardonner. Pour finalement offrir le tout au Christ, en le suppliant de ne pas nous abandonner et d’être, comme il l’a promis, toujours à nos côtés.

En lui demandant de renouveler nos cœurs et de nous préparer à l’accueillir comme le don le plus précieux que Dieu nous fait dans l’enfant de la crèche.

Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

Flux L’Evangile quotidien

  • Évangile : « Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)

Le saint du jour