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Horaires des messes

HORAIRE DES MESSES DU WEEK-END

Samedi 18h30

  • chaque semaine en alternance Lentilly / Dommartin
  • chaque semaine en alternance Marcy l’Etoile / Sainte-Consorce
  • Samedi 4 février messe à Dommartin à 18h30

Dimanche 10h30

  • La Tour-de-Salvagny
  • Charbonnières.

Consulter la feuille hebdomadaire associée à l’éditorial

Les grandes fêtes sont célébrées à Lentilly.

HORAIRE DES MESSES DE SEMAINE

  • Mardi 8h45 à Charbonnières
  • Mercredi 9h à Lentilly
  • Jeudi 8h45 à La Tour de Salvagny
  • Vendredi 12h Marcy-l’Etoile

MESSES DES FAMILLES

  • Samedi 21 janvier à 18h30 à Sainte-Consorce
  • Dimanche 26 février à 10h30 çà La Tour de Salvagny
  • Samedi 25 mars à 18h30 à Lentilly
  • Samedi 22 avril à 18h30 à Ste Consorce
  • Samedi 6 mai à 18h30 à Lentilly
  • Samedi 10 juin à 18h30 à Lentilly (messe de première communion)
  • Dimanche 11 juin à La Tour de Salvagny (messe de première communion)

ÉDITORIAL – Dimanche 29 janvier 2023 – 4e dimanche du Temps Ordinaire A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille paroissiale n° 5

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5, 1-12a

« En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux … » ».

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.

Les Béatitudes.

Une fois de plus, nous nous trouvons devant ce sommet de la prédication de Jésus. Cet exploit qui est demandé à chaque prédicateur de tenter de commenter ce sommet de l’enseignement du Christ… Rien n’est totalement laissé au hasard, les Béatitudes sont données au sommet de la montagne. Le lieu qui a été choisi en terre sainte est un havre de verdure au milieu de l’aridité de la Palestine qui borde le lac de Tibériade.

Une église octogonale fait face à la mer, des jardins ont été plantés par les frères de la custodie franciscaine, qui a pour mission depuis saint François d’Assise de prendre soin de la terre sainte. Et là, nous faisons mémoire de ces huit paroles de Jésus. Au sommet d’une montagne, d’une colline pour être exact, mais ici, nous nous trouvons au plus près de Dieu qui est dans les cieux.

Il s’agit en premier lieu d’un enseignement. Quand Jésus agit en rabbi, il est là pour nous ouvrir au mystère de Dieu. Un enseignement a pour objet de nous introduire dans le plan de Dieu. Quand Jésus enseigne, ce n’est pas un cours magistral, mais une parcelle du cœur de Dieu qui s’offre à nous par la bouche du Christ.

« Heureux ». Jésus s’adresse à cette foule qui le suit. Une foule d’hommes et de femmes devenus disciples, c’est-à-dire suiveurs. Ils suivent le maître et ses enseignements, ils suivent cette parole qui les libère et qui leur rend cette espérance que leur condition leur a fait perdre.

Vous êtes, vous ici présents, des pauvres de cœur, car vous pleurez, vous êtes des doux, vous avez faim et soif, vous êtes miséricordieux, vous êtes des cœurs purs, vous êtes des artisans de paix, et à cause de tout cela, on vous insulte et l’on vous persécute, mais réjouissez-vous votre récompense est grande dans les cieux.

Jésus s’adresse à ceux qui sont là, devant lui, et il leur ouvre le Royaume. Le Royaume est à vous. Jésus utilise un présent. C’est aujourd’hui et maintenant que le Royaume vous accueille. Cette promesse se réalise et c’est l’avènement du Royaume que Jésus inaugure ici et maintenant pour cette foule qui espère un monde et une vie meilleurs.

L’attente des disciples d’hier est aussi celle des disciples d’aujourd’hui. Combien d’hommes, de femmes et d’enfants se retrouvent dans les mêmes conditions que ceux qui ont connu Jésus sur les chemins de Palestine… Heureux sont-ils, de posséder le Royaume, mais nous, nous pouvons être dans l’insouciance et ne pas partager l’espérance d’un monde juste pour tous, loin des horreurs des guerres, des maltraitances et de la misère de tout ordre.

Heureux serons-nous si, nous aussi, nous mettons nos capacités quelles qu’elles soient au service de ceux qui en ont le plus besoin. Trouvons la béatitude qui nous met en mouvement et suivons-la.

Père Jorge JIMENEZ  

ÉDITORIAL – Dimanche 18 décembre 2022 – 4e dimanche de l’Avent – année A 

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°51.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1, 18-24

 « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Mathieu, 1, 18-24 : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie

Joseph est un homme juste, c’est sans doute aussi un homme amoureux. L’amour est une valeur galvaudée de nos jours, renvoyé à la simple dimension de sentiment et en effaçant la notion de responsabilité qui lui est attachée. La première alliance parle peu d’amour. Seul le cantique des cantiques nous fait entrevoir le désir et l’amour sensuel, voire physique. Ce livre, bien que faisant partie du canon des écritures et lu lors des fêtes juives, fut mis à l’index pendant un grand nombre de siècles dans notre tradition catholique.

Joseph a vraisemblablement des sentiments amoureux pour Marie son épouse. Joseph et Marie ne vivent pas ensemble : il y a un temps de probation de près d’une année où les époux sont chacun dans leur famille, une sorte de fiançailles pour tester la valeur de leur amour.

Au terme de ce temps l’époux prend chez lui son épouse et la vie conjugale commence. Ici, tout laisse croire que l’épouse n’a pas été très fidèle. Dans ce cas, la loi demande de répudier publiquement la femme et la peine se double d’une lapidation, soit d’une mort assurée. Joseph ne souhaite pas la mort de Marie. Ayant le sens des responsabilités et de la valeur de la vie, Joseph décide de la répudier en secret. Ainsi, Marie et l’enfant à naître pouvaient s’installer ailleurs et poursuivre leur vie.

Joseph s’endort et le Seigneur lui parle. Dans la Bible, bien des communications avec Dieu se font lors du sommeil. « Ne crains pas ! » Tel est le cœur du message, « Marie ne t‘a pas trompé, elle ne connaît pas d’homme. Dieu l’a visitée. Ton enfant est l’Emmanuel-Jésus. « 

Cet enfant a deux noms : Dieu-avec-nous sauve. Cette contraction devient programmatique. Jésus est à lui seul une reconnaissance et une mission. Nous savons bien qu’il n’y a pas d’autre nom sur terre par lequel nous soyons sauvés. C’est aussi la reconnaissance de Jésus, le Fils unique de Dieu qui nous sauve ; le salut ne peut nous venir que par l’unique médiation du Christ-Seigneur.

Tout ceci se fait sous l’égide de l’amour, ce grand absent de la première alliance, qui est omniprésent dans l’action et la prédication du Christ.

Ne soyons donc pas étonnés de l’attitude de Joseph, qui aimait Marie et qui a aimé Jésus, cet enfant qui lui a été confié par Dieu. Joseph, son père, lui a, entre autres, enseigné l’amour responsable en actes. Bien souvent nous disons que l’enfant apprend à aimer sur les genoux de sa mère et trop souvent, cet amour de père est oublié.

La théophanie – la révélation – à Joseph met l’amour du père au premier plan. Nous pourrions profiter de cette semaine pour, nous aussi, faire mémoire de ce lien paternel qui a édifié l’enfant que nous étions et qui a fait de nous l’adulte d’aujourd’hui.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 11 décembre 2022 – 3ème dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°50.

Ecoutez l’homélie du père Jorge Jimenez

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 2-11

C’est de lui qu’il est écrit : « Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi ». Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui.

Matthieu, 11, 11 : « Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste« .

Qu’êtes-vous allés voir ?

La question est plus que pertinente, et bien sûr elle s’adresse à nous aujourd’hui. Nous ne sommes pas les disciples de Jean, mais ce personnage nous fascine et nous questionne. La radicalité de son engagement et la force de sa prédication nous émeut dans notre siècle qui se passe de Dieu.

Nous sentons bien que sa parole et sa vie sont cohérentes. Jean nous engage réellement à changer de vie, à adopter un comportement qui, pour finalité, doit nous conduire au Christ. Le précurseur ouvre la voie vers le Fils de Dieu. Malheureusement, certains s’arrêtent sur le chemin. Ils sont comme happés par la virtuosité du messager et ne se rendent pas compte qu’il n’est qu’une étape.

Certains même se prennent pour le but ultime, en utilisant le mensonge et la duperie comme moyens pour attirer vers eux des esprits simples et crédules. Il faut rechercher celui qui nous conduira vers celui que notre cœur attend. Jésus nous pose cette question : qui ?

Aujourd’hui comme hier, nous pouvons nous laisser subjuguer par de beaux discours, une personne qui présente bien, dont les écrits sont édifiants … Pour elle, nous arrêtons notre recherche, croyant avoir trouvé les réponses à nos questions. Le « qui » devient « un tel » ou « une telle ». Il faut regarder plus loin et apprendre à son cœur – et aussi à son intelligence – à rechercher la source de l’engagement.

Le but n’est pas l’étape. Jésus est la finalité de notre quête. Jean est en prison et il nous indique le Christ. C’est lui le Fils de Dieu, le Messie. C’est lui qui est le maître de l’histoire et de nos vies, ne l’oublions pas. Nous l’attendons lors de la nuit de la Nativité. Nous allons adorer l’enfant-Dieu. Nous allons nous prosterner devant la promesse faite à nos pères.

Sur notre chemin, nous allons croiser des personnes remarquables qui ne devront être que des points d’étapes sur notre chemin. Comme des enfants qui ont besoin d’adultes équilibrés pour pouvoir se construire et à leur tour devenir des hommes ou des femmes fiables et droits, avançons vers le Seigneur, le cœur ouvert à la rencontre et l’esprit attentif.

Ne nous laissons pas détourner de notre objectif final : aller à la rencontre du Seigneur qui vient illuminer nos vies et nous apprendre à vivre libres et heureux.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 27 novembre 2022 – 1er dimanche de l’Avent – année A

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°48.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24, 37-44

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

Voici venu le temps des rires et des chants… Pour ceux qui sont de ma génération, on entend dans ces quelques mots le générique d’une célèbre émission de Christophe Izard, le père de Casimir et de « l’Île aux enfants ».

Le temps est enfin venu de s’occuper de Noël. Les vitrines et les prospectus deviennent légitimes, il nous reste 4 semaines pour tout préparer. 4 semaines, c’est bien court et c’est très long. Pourquoi autant de temps ? Que nous réserve la liturgie comme surprises durant ce temps de l’Avent ?

Faire plaisir aux enfants, il n’y a rien de plus naturel… Nous savons tous le faire. Aux enfants sans doute, mais l’enfant qui est en nous, savons-nous toujours prendre soin de lui ? À la lecture des textes de ce premier dimanche, nous sommes déplacés. Il n’est ni question d’enfants, ni de joie, ni de cadeaux, ni de repas. Bien au contraire.

Le premier dimanche de l’avent nous met devant des choix radicaux. Il s’agit du retour du Fils de l’homme. Nous préparons la naissance de Jésus, et la liturgie nous demande de méditer sur son retour, sur la parousie, pour utiliser les mots de la théologie. Pour ce retour, il faut se tenir prêt, il y aura un clivage, une élection. Le temps va radicalement être nouveau, comme aux jours de Noé. Il y a de l’inattendu, de l’imprévu. 

Nous ne pouvons pas prévoir cette venue finale du Fils de l’homme et pourtant nous avons l’habitude de préparer sa venue. Nous sommes rompus à cet exercice à tel point que le jour de Noël nous cueille invariablement. Nous ne sommes pas prêts, et il y a urgence. Il faut tout préparer et nous n’avons plus le temps.

Notre expérience rejoint d’une manière très singulière l’évangile. Nous savons que les jours viennent, et nous nous laissons surprendre par notre habitude de remettre à demain ce qui aurait dû être fait hier. Bienheureuse procrastination qui est notre compagne habituelle.

Tenez-vous prêts ! L’évangile nous le répète, les 4 semaines du temps de l’Avent sont bien courtes pour préparer notre cœur à accueillir l’inouï de Dieu.

Le thème que nous avons choisi de décliner durant cet avent est « Prendre soin ». Commençons cette semaine par regarder, dans notre histoire récente, les moments où Dieu est venu nous surprendre, par sa parole, par ses clins-Dieu, et ce que cela a provoqué en nous, en cet enfant qui nous habite et qui doit toujours être prêt à s’émerveiller de rencontrer Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 27 novembre 2022 – 1er dimanche de l’Avent – année A

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24, 37-44

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

Voici venu le temps des rires et des chants… Pour ceux qui sont de ma génération, on entend dans ces quelques mots le générique d’une célèbre émission de Christophe Izard, le père de Casimir et de « l’Île aux enfants ».

Le temps est enfin venu de s’occuper de Noël. Les vitrines et les prospectus deviennent légitimes, il nous reste 4 semaines pour tout préparer. 4 semaines, c’est bien court et c’est très long. Pourquoi autant de temps ? Que nous réserve la liturgie comme surprises durant ce temps de l’Avent ?

Faire plaisir aux enfants, il n’y a rien de plus naturel… Nous savons tous le faire. Aux enfants sans doute, mais l’enfant qui est en nous, savons-nous toujours prendre soin de lui ? À la lecture des textes de ce premier dimanche, nous sommes déplacés. Il n’est ni question d’enfants, ni de joie, ni de cadeaux, ni de repas. Bien au contraire.

Le premier dimanche de l’avent nous met devant des choix radicaux. Il s’agit du retour du Fils de l’homme. Nous préparons la naissance de Jésus, et la liturgie nous demande de méditer sur son retour, sur la parousie, pour utiliser les mots de la théologie. Pour ce retour, il faut se tenir prêt, il y aura un clivage, une élection. Le temps va radicalement être nouveau, comme aux jours de Noé. Il y a de l’inattendu, de l’imprévu. 

Nous ne pouvons pas prévoir cette venue finale du Fils de l’homme et pourtant nous avons l’habitude de préparer sa venue. Nous sommes rompus à cet exercice à tel point que le jour de Noël nous cueille invariablement. Nous ne sommes pas prêts, et il y a urgence. Il faut tout préparer et nous n’avons plus le temps.

Notre expérience rejoint d’une manière très singulière l’évangile. Nous savons que les jours viennent, et nous nous laissons surprendre par notre habitude de remettre à demain ce qui aurait dû être fait hier. Bienheureuse procrastination qui est notre compagne habituelle.

Tenez-vous prêts ! L’évangile nous le répète, les 4 semaines du temps de l’Avent sont bien courtes pour préparer notre cœur à accueillir l’inouï de Dieu.

Le thème que nous avons choisi de décliner durant cet avent est « Prendre soin ». Commençons cette semaine par regarder, dans notre histoire récente, les moments où Dieu est venu nous surprendre, par sa parole, par ses clins-Dieu, et ce que cela a provoqué en nous, en cet enfant qui nous habite et qui doit toujours être prêt à s’émerveiller de rencontrer Dieu.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 20 novembre 2022 – Dimanche 20 novembre 2022 – Christ Roi de l’univers

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°47.

Ecouter l’homélie du père Jorge Jimenez.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 23, 35-43

Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Christ, roi de l’univers

La liturgie a quelque chose de très particulier, en ce dimanche : elle nous invite à fêter le Christ Roi en contemplant le Christ crucifié. Elle nous présente la croix comme le lieu de la victoire et de la puissance du Fils de Dieu.

Un cantique du vendredi saint proclame « Ô croix, où est ta victoire ? » Je ne sais pas s’il convient pour ce dimanche, tellement la thématique est autre que la crucifixion. Le Christ Roi vient conclure l’année liturgique et ouvrir les portes de l’avent. Il nous est proposé de regarder la croix, cette fois-ci non pas comme lieu de la souffrance inhumaine de Jésus – nous aurons le temps de le faire dans quelques mois – mais comme le lieu où s’exprime la majesté du Fils de l’homme.

Le titulus indique « Celui-ci est le roi des juifs ». Ici placée, cette indication est bien dérisoire et peu en rapport avec ce que nous imaginons être le trône d’un roi. Pourtant, c’est bien sur la croix que le Fils de l’homme est pleinement le maître de l’univers.

« Aujourd’hui avec moi tu seras dans le Paradis ». La promesse est là. Le salut est manifesté. Le malfaiteur proclame la puissance de Dieu en Jésus. Il vient de dire une parole de vérité, contrairement à tous ceux qui l’ont condamné. Jésus, lui, n’a rien fait, mais il peut tout faire. Qui, sinon le maître de l’univers a le pouvoir de nous promettre d’accéder au paradis ? Qui, sinon le Fils de Dieu, peut nous ouvrir à la vie éternelle ?

Mais, pour cela, il nous faut emprunter le même chemin que celui que la tradition nomme « le bon larron ».

  • Il accepte son histoire et les conséquences de ses actes.
  • Il reconnaît Jésus comme son maître et son sauveur.
  • Il le supplie de l’accueillir auprès de lui.

Cette démarche n’est-elle pas celle du vrai croyant ? En cette fin d’année liturgique, et avant d’entamer une nouvelle année, il serait bon pour chacun d’entre nous de faire le chemin que nous propose l’Evangile. Prendre le temps de relire son année, regarder les lieux de réussites et de joies mais aussi les lieux d’échecs, de manquements et de tristesse.

Tenter de nommer ce que cela a produit en nous et autour de nous. Tant pour nos bourreaux que pour nos victimes. Voir si nous avons pu plus ou moins réparer, ou pardonner. Pour finalement offrir le tout au Christ, en le suppliant de ne pas nous abandonner et d’être, comme il l’a promis, toujours à nos côtés.

En lui demandant de renouveler nos cœurs et de nous préparer à l’accueillir comme le don le plus précieux que Dieu nous fait dans l’enfant de la crèche.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 13 novembre 2022 – 33ème dimanche du Temps Ordinaire – année C

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°46.

Ecouter l’homélie du Père Jorge JIMENEZ

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21, 5-19 « C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés, même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21, 5-19

Le temple est détruit ! Tous ceux qui ont eu la chance de se rendre en terre sainte, et à Jérusalem en particulier, ont vu le mur de soutènement et l’esplanade des mosquées, là où trônait hier la présence de Dieu dans le saint des saints, au cœur du temple. Il ne reste rien !

La grandeur passée, les exvotos, les dorures et tout le faste rendu au Dieu de nos pères, au sauveur d’Israël, au Dieu des armées, néant. Imaginant ce qu’était ce qui n’est plus, on comprend l’enthousiasme des disciples devant ce spectacle, et leur déception après la parole de Jésus. Il ne restera pas pierre sur pierre.

Est-ce là un acte prémonitoire, dû à l’omniscience du Christ, ou une invitation à regarder au-delà de ce que nos sens perçoivent ? Quel est le véritable temple ? semble nous demander Jésus. En qui avez-vous mis votre foi, et non pas en quoi ?

Vient ensuite une litanie qui ferait frémir le plus téméraire d’entre nous. Mais rien de tout cela ne devra vous ébranler. De faux prophètes vont se lever et vous faire croire qu’ils ont la solution, à moins de se faire passer eux-mêmes pour la solution. Gourous, prédicateurs, bergers de groupes plus ou moins organisés, tout cela est apparu. Le loup qui se fait passer pour une brebis afin de mieux capter sa proie, l’actualité récente en révèle jour après jour. Des fins du monde annoncées, des guerres à nos portes, là aussi l’actualité rejoint la parole de Dieu.

Des tensions entre amis, en famille, des choix de vies qui nous opposent. Des raisons contraires et des invectives par milliers, chacun d’entre en nous connaît. Alors est-ce la fin des temps ? La prophétie de Jésus est-elle en train de se réaliser devant nous, sommes-nous des spectateurs de cette catastrophe annoncée ?

Quel est le véritable temple indestructible que nul ne pourra abattre ? Le Christ lui-même nous a donné la réponse. C’est en esprit et en vérité que vous adorerez Dieu, ce n’est ni sur la montagne, ni à Jérusalem. La rencontre avec la samaritaine est riche d’enseignements. Nous sommes le vrai temple et Dieu nous a choisis pour demeure.

Il faut sans cesse revenir à cette rencontre fondamentale qui nous fait fils de Dieu. Tout pourra disparaître et s’écrouler, nos valeurs, nos représentations, notre propre identité. Rien ne pourra nous arracher à l’amour de Dieu. Nous avons reçu une force qui fait de nous des témoins jusqu’aux extrémités de la terre.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 6 novembre 2022 – 32eme  dimanche du Temps Ordinaire – année C

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°45.

Ecouter l’homélie du Père Jorge JIMENEZ.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20, 27-38

«Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur « le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob ». Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.»

Saint Luc 20, 38 : Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.

Nous venons de fêter la Toussaint et le jour des défunts et la liturgie de ce dimanche nous replonge dans cette question qui pour nous est lancinante : comment se passe l’au-delà ? Les sadducéens, cette secte juive, composée d’aristocrates politiciens, ont répondu à cette question d’une manière radicale : il n’y a pas de vie après la mort. Cette réponse est aussi celle de nombre de nos contemporains, qui sans être aussi ouvertement radicaux et n’étant pas engagés en religion, arrivent à la même conclusion. Avec en plus une pique pour ceux qui croient : « ils ont peur de la mort alors ils se raccrochent à ces sottises ». Les sadducéens veulent piéger le jeune prophète Jésus par une démonstration par l’absurde.

Sept hommes, une seule femme : quel sera le couple formé pour l’éternité ?

La loi de Moïse, cette loi du lévirat, qui oblige le beau-frère à épouser la veuve de son frère mort sans enfant afin de perpétuer le nom de ce dernier, a aussi pour objet de protéger la veuve, qui n’a d’existence sociale que par son mari ou par ses enfants, est manifestement instrumentalisée.

Jésus répond sans répondre, il indique que la vie après la mort ne répond plus aux critères que nous connaissons. Nous ne sommes plus soumis à la loi de la génération, car la mort n’est plus. Jésus en profite pour faire un pied de nez à ses détracteurs en indiquant que nous serons pareils à des anges : en effet, les sadducéens ne croient pas non plus aux anges.

Si les sadducéens font appel à la loi de Moïse, et qu’ils ne respectent que la Torah, alors Jésus va les prendre à leur propre jeu et leur montrer leur incohérence. Vous respectez la loi et la loi dit en substance que les grands prophètes sont vivants. Soit, vous faites mentir la loi, ce qui n’est pas possible, soit, vous n’êtes pas croyants, ce qui est plus que probable.

Chacun doit se déterminer. La question est toujours d’actualité : croyons-nous à la résurrection des morts et à la vie éternelle ? Croyons-nous que la mort a été vaincue une fois pour toutes avec le Christ et qu’à sa suite nous sommes appelés à une vie pleine et entière, mais tout à fait autre que celle que nous connaissons sur terre ?

Vivre en chrétiens, ce n’est pas suivre une liste de valeurs et se conformer à une morale (ce qui n’est déjà pas si mal), mais c’est avant tout faire confiance au Dieu de la vie qui nous promet, dès aujourd’hui et pour l’éternité, une participation à dessein d’amour pour tous et pour chacun.

Sommes-nous croyants ou pas ?

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 30 octobre 2022 – Année C – 31ème dimanche du Temps Ordinaire

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°44.

Ecouter l’homélie du Père Jorge JIMENEZ

Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »

Saint Luc 19,10 : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu« .

 Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Parmi les personnages que nous affectionnons particulièrement dans le Nouveau Testament, il y en a un qui tient le haut du pavé : notre cher Zachée. La catéchèse de tout temps lui a fait une place en or, il est le pécheur qui se convertit, le modèle de la repentance et de la générosité. Si Zachée n’était pas là, il faudrait l’inventer !

Que de belles pages et d’homélies sont nées de cette rencontre. Il est petit, sans doute laid, rejeté de tous, voleur car collecteur d’impôts. En un mot, il n’est pas comme nous. Oui, mais lui veut voir Jésus. Elle est peut-être là, la différence. Il se met en danger et n’a pas peur du ridicule.

Qui oserait avec un tel statut social grimper sur un arbre pour simplement voir passer quelqu’un ?… Zachée le fait, et Jésus est comme happé par la présence singulière de cet homme. Une conversation hallucinante a lieu en cet instant. Jésus s’invite chez lui.

Un scandale pour les bien-pensants, pour tous ceux qui sont sûrs de leur bon droit et de leurs mérites, pour tous ceux qui n’ont jamais cassé une assiette de leur vie… Il va chez un pécheur. – Oui, le Seigneur s’invite chez Zachée, Jésus brave tous les interdits de la bienséance. On entend d’ailleurs le murmure des parfaits.

Zachée est bouleversé et sa déclaration devrait nous faire réfléchir. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? À quoi tenons-nous vraiment ? Zachée partage sa fortune avec les pauvres et s’il a fait du tort, il est prêt à rendre quatre fois plus. C’est une parole publique qui l’engage. Il est prêt à se dépouiller. Est-ce vraiment un voleur, il est bon de se poser la question et d’essayer de répondre sans faire intervenir nos préjugés. Le salut est arrivé pour cette maison. Il est, lui aussi, fils d’Abraham. Nous lui avions ôté sa dignité, Jésus le réhabilite mais, en même temps, il nous questionne. Si le salut est arrivé pour cette maison, est-il arrivé pour la nôtre ?

Sommes-nous prêts, comme Zachée, à nous mettre en difficulté, publiquement, pour le nom de Jésus ? Nous nous croyons bien-portants, le sommes-nous réellement ? Où se trouve notre péché ? Peut-être simplement, et avant tout, sur le regard que nous portons sur ceux qui nous entourent.

Le Christ n’a qu’un désir : s’inviter chez nous et nous ouvrir au salut. Mais pour cela, il nous faut nous convertir à l’accueil inconditionnel, et ouvrir notre cœur et nos mains.

Père Jorge JIMENEZ

ÉDITORIAL – Dimanche 23 octobre 2022 – Année C 30ème dimanche du Temps Ordinaire

Retrouvez toutes les informations paroissiales dans la feuille hebdomadaire N°43.

Ecouter l’homélie du Père Jorge JIMENEZ.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18, 9-14 : « Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

La parabole de l’ascenseur. « Regarde comme je suis bien ». Le pharisien a raison d’être fier de lui-même, il fait tout ce qu’il doit faire. Il obéit parfaitement à la loi, il fait du zèle et pratique la dîme. Il connaît sa valeur et il se compare, « je ne suis pas comme ceux-là ! »

Un seul mot pour exprimer ce que l’on ressent face à ce modèle : bravo. Sa vie religieuse est un véritable exploit. Il arrive à être parfait à force de volonté. Mais laisse-t-il de la place à Dieu ? N’a-t-il pas fait de ses grandes capacités et de sa volonté son véritable dieu ?

Le publicain est un pécheur, il le sait. Il ne réclame rien, ne demande rien. Devant Dieu, il accepte ses faiblesses et compte sur la miséricorde de Dieu. Les deux sont au temple, les deux se présentent devant Dieu. Les deux prient, l’un regarde son reflet dans un miroir et l’autre n’arrive pas à lever les yeux vers le ciel.

Nous avons une affection assez naturelle pour le publicain. Sans trop vouloir nous l’avouer à nous-mêmes, nous nous retrouvons dans ce pécheur. Et nous condamnons le pharisien. Quels pharisiens nous sommes !

En faisant le choix du publicain, nous faisons en réalité un bien terrible choix. Nous avouons préférer à la rigueur et à l’effort, le péché et la facilité. Tous en faisant fi d’une vie droite et du devoir.

En fait non, et bien heureusement. Ce qui nous touche dans le publicain, ce n’est pas sa vie, mais son attitude devant Dieu. Il accepte de s’abandonner et attend qu’agisse pour lui la grâce agissante. Il demande le pardon. Il s’humilie et devant Dieu, il présente sa condition de pécheur. Il est lucide et humble.

C’est à cette attitude que Jésus, dans cette parabole, veut nous faire réfléchir. Les caractères sont bien évidemment poussés à l’extrême. Tout n’est pas parfait chez le pharisien, et la prière du publicain n’est sans doute pas aussi pure qu’elle nous est exposée. Jésus veut provoquer un choc chez ses auditeurs. Il s’adresse à ceux qui sont convaincus d’être justes et qui méprisent les autres.

Il s’adresse aussi à nous aujourd’hui.

Nous relevons des deux typologies, en étant parfois pharisiens, parfois publicains. Parfois fiers de ce que nous sommes et de ce que nous faisons, et parfois désespérés de notre incapacité à servir Dieu et nos frères comme il le faudrait.

Jésus Christ nous invite à une attitude fondamentale d’humilité. Il nous invite à reconnaître l’action de Dieu dans nos vies, et à rendre grâce pour tout le bien qu’il fait, y compris à travers nous, dans ce monde. Il nous invite également à ne jamais oublier que nous sommes ces pécheurs pardonnés qui puisent en lui le courage de l’action et la force de l’amour.

Père Jorge JIMENEZ

Diocèse de Lyon

Flux L’Evangile quotidien

  • Évangile : « Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)

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