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ÉDITORIAL du 12 avril 2026 – Dimanche de la divine miséricorde

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 19-31

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.


Le pape saint Jean-Paul II a souhaité que le second dimanche de Pâques soit, pour l’Église, le dimanche de la Miséricorde.
Tout a commencé en Pologne, au couvent des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, où Jésus a révélé, entre autres, à une religieuse simple mais dotée de dons mystiques — sœur Faustine — le message suivant : « Que l’âme faible et pécheresse ne craigne pas de s’approcher de moi, car, même si elle compte plus de péchés qu’il n’y a de grains de sable sur la terre, tout sombrera dans l’océan de ma miséricorde. »
Ce dimanche est célébré à la fin de l’octave de Pâques, cette semaine où l’Église fête de manière ininterrompue la Résurrection et où les nouveaux baptisés sont vêtus de blanc.
Nous savons, par les Évangiles, que le tombeau vide n’a pas été le signe irréfutable de la victoire du Christ sur la mort. Beaucoup de ses contemporains, et des nôtres, doutent encore de cette victoire. Jésus apparaît à ses disciples, mais qui est en mesure de comprendre ce qui a changé dans le cosmos à partir de ce moment-là ? Qu’est-ce que cela signifie vraiment ?
Le Christ a ouvert la porte du ciel, mais il nous demande de participer à cette victoire sur la mort par notre adhésion personnelle.
Nous devons nous convertir à cette miséricorde de Dieu ; nous devons être capables de faire nôtre cette simple prière : « Ô Jésus, j’ai confiance en toi. »
L’Évangile de ce dimanche nous demande de faire le cheminement que Thomas accomplit pour nous de manière explicite : du doute à la foi.
Nous sommes tous dans cette attitude : nous savons que le Christ est ressuscité, mais le croyons-nous ? Ne sommes-nous pas les premiers à chercher à nous rassurer dans notre foi par la recherche de preuves ? Les nombreuses publications autour de ce sujet montrent l’angoisse persistante de notre époque quant à l’adhésion au témoignage des apôtres.
Thomas accepte d’entrer dans cet abandon de la foi. Son cri — « Mon Seigneur et mon Dieu ! » — en est la preuve tangible.
Le dimanche de la Miséricorde est un complément du mystère de Pâques, non pas comme si Pâques était insuffisant, mais pour manifester que notre chemin vers la foi passe par l’accueil de nos doutes et de nos régressions.
Dieu ouvre les portes de la miséricorde pour nous inviter à nous abandonner à son amour. Il est ressuscité, et son amour attend notre fiat.

Jorge JIMENEZ