Home » Feuille paroissiale (Page 3)

ÉDITORIAL – 28 avril 2019 – Année C 2ème Dimanche de Pâques ou de la Divine Miséricorde

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-18

Heureux ceux qui croient sans avoir vu

Après que Thomas ait désiré toucher les plaies de son Seigneur, après son cri « Mon Seigneur et mon Dieu ! », Jésus délivre une dernière béatitude dans l’Évangile selon Saint Jean :

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Nous pensons toujours être les premiers à expérimenter cette vérité dite par le Seigneur. Nous savons que nous croyons sans voir encore. Nous attendons sans cesse la révélation du mystère en totalité. Nous entrons dans une longue chaîne de témoins, qui ont cru sans voir encore ce que Dieu leur avait promis.

Nous ne sommes pas du tout les premiers ! Nous pouvons donc nous instruire des exemples de ceux qui nous ont précédés, et qui ont fait confiance à la Parole de Dieu – à sa promesse. En premier, Abraham : Dieu lui promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, que les grains de sables au bord de la mer. Il a deux enfants, dont un seul né de la promesse. Isaac, son fils, a deux enfants, dont un seul de la promesse. Saint Paul nous dit dans la lettre aux romains :

« Abraham eu foi en Dieu, et cela lui fut compté comme justice ».

Il n’a pas vu la promesse, mais il y a cru sans cesse.

Moïse lui-même, a vu de loin le fruit de la promesse, de ce pays de lait et de miel. Il n’y est pas entré. Pourtant, depuis, il n’est pas né d’homme grand comme Moïse, qui parlait d’homme à homme avec Dieu.

Désormais, nous sommes à la suite de ces témoins, à la suite des apôtres. Nous sommes plongés dans la foi par notre baptême. Nous sommes rendus capables de croire que Jésus est vivant sans le voir encore. À la façon de ces grands témoins, il nous faut faire l’expérience que Jésus est bien présent au milieu de nous sans que nous le voyons encore. Il s’agit de faire l’expérience de la foi.

Père Bertrand Carron.

ÉDITORIAL – 21 avril 2019 – Année C – Pâques

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-17

CHRIST EST RESSUSCITE

La liturgie de la Parole placée entre l’accueil du feu pascal et la célébration des deux principaux des sacrements, le baptême et l’eucharistie, nous permet d’accueillir pleinement la Parole de Vie. C’est le Christ
vivant qui se donne à nous par cette communion baptismale et eucharistique

« Par l’eau du Baptême, Dieu a répondu à notre soif du
Christ. Les Baptisés peuvent s’appuyer sur le Christ, Ils ne
fléchiront pas, ils ne seront jamais déçus, alleluia »


Si 15, 3-4
(suite…)

ÉDITORIAL – 14 avril 2019 – Année C

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-16

Les Rameaux

La Semaine Sainte est au cœur de la manifestation de la foi de l’Église. Comment aborder une telle richesse d’expressions variées ? On peut s’arrêter sur tel aspect, ou traverser cette semaine en prenant simplement les pas de Jésus, comme le font tant de disciples à travers le monde.
« Suivons le Christ dans sa Passion jusqu’à la croix, pour avoir part à sa résurrection et à sa vie » ?

nous dit le Missel au jour des Rameaux, au moment d’accueillir Jésus dans son entrée royale à Jérusalem. Nous commençons aux Rameaux, avec à La Tour de Salvagny, une procession depuis la croix du Vieux Bourg, rue du vieux Bourg.

(suite…)

ÉDITORIAL – 7 avril 2019 – Année C 5ème dimanche de Carême

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-15

L’Église vit, en prenant son temps

Ce dimanche 07 avril 2019, trois choses ont lieu en même temps au moment de la célébration de l’Eucharistie.

Nous aurons l’entrée en catéchuménat de Kevin, jeune adulte en route vers le baptême, et les scrutins célébrés pour dix enfants en âge scolaire, dont les baptêmes auront lieu autour de la prochaine Pâques. Pour l’un d’eux, Gabin, la célébration du scrutin a déjà eu lieu à Dommartin.

Tout cela se fera pendant une messe « qui prend son temps ». C’est-à-dire durant laquelle la liturgie de la Parole sera particulièrement développée, pour que chacun puisse la méditer personnellement et en Église, avec ses voisins de banc de ce jour-là.

(suite…)

ÉDITORIAL – 31 mars 2019 – Année C

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-14

4 ème dimanche de Carême de Lætare « Réjouissez-vous !’’

Se réjouir parce que déjà perce la joie pascale, la joie de la Résurrection

Croire en l’Esprit Saint à l’Église catholique

Le 18 mars dernier, le Cardinal Barbarin a remis sa démission au Pape François. Celui-ci l’a refusée, au titre de la présomption d’innocence. Mgr. Barbarin a décidé de se « mettre en retrait du gouvernement du diocèse ».

Il a donc confié ce gouvernement, pour les affaires courantes, au vicaire général modérateur de la curie, le Père Yves Baumgarten. Celui-ci est un prêtre du diocèse de Lyon, ordonné en 2004. Il était le bras droit de
l’évêque depuis déjà quelques années, pour l’administration diocèse.

Depuis le 19 mars dernier s’ouvre donc une période transitoire pour le gouvernement du diocèse. La situation est inédite et n’est pas prévue par le droit.

Pour voir un peu plus loin, le Père Baumgarten a rassemblé mardi 26 mars le conseil presbytéral, le conseil du diaconat et le conseil des laïcs en mission ecclésial pour fixer une feuille de route. Celle-ci définira des orientations simples et claires pour les mois à venir. Il veut aussi à
travers ces conseils, avoir un écho le plus large possible des attentes et des aspirations du peuple de Dieu dans le diocèse de Lyon.

Nous en saurons donc plus à propos du gouvernement du diocèse dans les jours à venir. Il est impossible de savoir aujourd’hui quand cette période « de transition » va se finir, ni par qui cette fin pourra être prononcée.

Il faut s’attendre à beaucoup de critiques et de questions durant cette période. La prière en faveur de l’unité du diocèse est donc particulièrement nécessaire dans cette période – dans un amour renouvelé de l’Église.

La continuité de la vie du diocèse est donc assurée. Il nous faut faire preuve d’amour pour l’Église, d’humilité face au monde. Nous marchons vers Pâques dans l’espérance du Salut donné par Dieu.

Père Bertrand Carron

ÉDITORIAL – 24 mars 2019 – Année C 3ème dimanche de Carême

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-13

C’est l’histoire d’un figuier… qui ne donne pas de fruits depuis trois ans! le propriétaire veut le couper… normal !

Chemin de Croix

Cette année, à l’initiative de quelques paroissiennes, nous aurons à l’église de La Tour de Salvagny, des chemins de croix le vendredi soir durant le temps de Carême.

Le chemin de croix est une dévotion privée, à la différence de la célébration des sacrements ou de l’adoration eucharistique, qui engagent toujours l’ensemble de la communauté, et qui à ce titre sont toujours présidés par un ministre – prêtre ou diacre, ou laïc institué.

Cette dévotion a pris son essor en Europe au 14ème siècle, après la prise de Jérusalem par les Mamelouks. Elle existait avant cela dans l’Église Byzantine. Après la prise de Jérusalem, comme l’accès à Jérusalem devient impossible, les fidèles commencent à célébrer le chemin de la croix dans les églises proches de chez eux. Nous célébrons les chemins de croix à la suite de tous ces chrétiens.

Le chemin de croix est fait de 14 stations, en général, pour méditer sur la passion et la mort de Jésus, depuis l’agonie à Gethsémani jusqu’à sa mise au tombeau. Une quinzième station peut être ajoutée pour célébrer le tombeau vide, et déjà la joie de la Résurrection. Lors du chemin de croix, nous marchons à la suite du Christ, comme des disciples, nous méditons sur la passion et la mort de Jésus, et nous intercédons pour le monde où nous sommes et toutes les personnes qui souffrent de toutes sortes de mal.

La paroisse recherche des personnes qui pourraient compléter cette équipe qui prend en charge ces chemins de croix des vendredis de Carême. Il s’agit d’une occasion de méditer activement et d’intercéder avec intensité pour tous nos frères souffrants. Cette célébration nous envoie pour le service des frères, dans notre vie quotidienne.

Père Bertrand Carron

ÉDITORIAL – 3 février 2019 – Année C 4° dimanche du temps ordinaire

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-05

« Culture des plaisirs »

Mgr. Barbarin était il y a peu en Irak pour la consécration de deux nouveaux évêques. L’évènement est de taille pour un pays qui comporte une importante minorité chrétienne – profondément traumatisée dernièrement par une persécution systématique extrêmement violente.

Parmi ces deux évêques nouveaux, se trouve le nouvel évêque de Mossoul, consacré à Bagdad, car il n’existe plus d’église en état à Mossoul, première ville chrétienne d’Irak. Le nom de ce nouvel évêque est Mgr. Najeeb Michaeel. Pour l’Eglise qui se trouve à Mossoul, tout est à reconstruire. Il nous faudra prier pour ces chrétiens avec lesquels nous sommes – comme diocèse, jumelés. Il nous faudra aussi les aider matériellement pour reconstruire leurs biens détruits.

Le discours de Mgr. Sako, Patriarche de l’Eglise chaldéenne catholique d’Irak, nous réveille. Selon lui : « la manière avec laquelle les chrétiens d’Irak ont traversé ces années d’épreuves peut être un témoignage pour les chrétiens d’occident, qui vivent sous l’influence d’une « laïcité négative et de la culture des plaisirs »

Nous pouvons nous sentir accusés par cette affirmation que nous vivons dans une « culture des plaisirs », mais il s’agit de l’évaluation d’un responsable chrétien qui porte un œil extérieur sur notre façon de vivre en Europe en général, et dans notre diocèse en particulier.

Lorsque le Pape François propose aux jeunes de sortir de leur canapé, nous sommes poussés à nous demander comment vivre notre foi, sans nous faire trop prendre au piège de « la culture des plaisirs ». Peut-être l’implication dans le jumelage avec la paroisse de Bikfaya – dans le pays du Liban, où l’Eglise maronite est si vivante, est-elle un début de réponse à cette interpellation.

                                     Père Bertrand Carron.  

ÉDITORIAL – 30 décembre 2018 – Année C dimanche de La Sainte Famille

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2019-01

Fraternité

Nous sommes frères dans le Christ, affirmons-nous. Avec Jésus, nous sommes fils du même père, Dieu lui-même.

Nous vivons une même humanité fragile. Nous savons – j’espère, nos limites. En tout cela nous sommes rejoints par Dieu lui-même. Lui-même vient nous prendre avec lui. Devenir ses disciples signifie vivre de la même vie que lui. À tel point que dans l’Eucharistie, cela devient physiquement vrai. Nous recevons dans notre corps la vie même de Dieu. Notre vie est donc nouvelle, toujours renouvelée. Nous pouvons donc en faire l’expérience : risquer un peu pour vérifier à quel point Dieu travaille à la nouveauté dans notre vie. Pour la nouvelle année qui approche, quelles seront les nouveautés de nos engagements ? Quelles seront nos audaces pour que le plus fragile de mes frères soit reçu et aimé comme Dieu l’aime ? Les voeux que nous pouvons faire les uns pour les autres, et pour nous-mêmes, sont des prières à Dieu le Père qui nous donne son Fils pour que nous soyons vraiment frères.

Comment allons-nous recevoir cette source de grâce cette année ? À quel service suis-je appelé pour rejoindre mon frère ? Dans la joie d’une vie plus simple, refusant d’amasser pour nous-mêmes, comment servirons-nous la création, au lieu de la dévorer ?

Sortant de nos canapés, comme le demande le Pape François, je nous souhaite, gardant au coeur la joie de Noël, d’agir pour être vraiment frères de tous, dans la joie de la pauvreté et du service.

Père Bertrand Carron

ÉDITORIAL – 23 décembre 2018 – Année C 4ème dimanche de l’Avent

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2018-52

Signes visibles du salut

Dans l’Évangile du 4ème dimanche de l’Avent, nous entendons parler de signes. Ils orientent la vie des croyants, ils authentifient l’action de Dieu pour les hommes, le salut qui commence à poindre au milieu de la vie des hommes.

Aujourd’hui, quels sont ces signes qui nous disent le Salut que Dieu nous donne ?

Ils se situent dans l’ordinaire de la vie. Ils transforment en même temps cet ordinaire. Par exemple lundi dernier, j’ai été appelé pour donner le sacrement des malades à une dame très âgée. Depuis 13 jours elle était dans le coma, mais ne voulait pas mourir. Cette dame était très croyante et pratiquante, donc son entourage a demandé pour elle le sacrement des malades, pour qu’elle soit prête à se présenter à Dieu dans la rencontre ultime. Nous avons donc prié en famille autour de cette dame, je lui ai donné l’absolution, puis le sacrement des malades.

On nous dit que les personnes inconscientes ont en fait conscience de ce qui a lieu autour d’elles, mais c’est difficile à croire, car nous n’en n’avons aucun signe. En donnant le sacrement, je croyais à la parole des médecins. Cette personne était en fait très consciente de ce qui avait lieu. Elle est décédée juste après mon départ, libérée de tout le poids de sa vie, prête à se présenter devant son Dieu.

Cette libération à la fois physique et spirituelle, est un signe de la profondeur de la vie spirituelle dans notre vie incarnée. L’ordinaire de notre vie s’en trouve transformé. L’action de Dieu pour l’homme devient visible, le salut est arrivé pour notre maison, et pour cette personne là. Établis dans cette façon de percevoir le monde, nous devenons capables de comprendre les signes de salut qui nous sont donnés en quantité dans cette période des fêtes. Le Royaume s’est approché, ne le voyez-vous pas ?

Père Bertrand Carron.

ÉDITORIAL – 16 décembre 2018 – Année C 3ème dimanche de l’Avent

Retrouvez toutes les informations dans : Feuille Paroissiale 2018-51

Faire vivre l’Église

Le diocèse envoie actuellement des messages au plus grand nombre possible de diocésains à propos du denier de L’Église. Il est en baisse globalement dans le diocèse de Lyon. Surtout, le nombre de donateurs diminue beaucoup. Dans la paroisse de l’Esprit Saint des Portes de Lyon, le nombre de donateurs avait baissé il y a deux ans, puis il est remonté cette année. Le mois de décembre est crucial pour la campagne du denier de L’Église.

Tout de même, alors que nous préparons la venue du Sauveur, nous préparons nos cœurs à célébrer Noël. Se préparer spirituellement consiste aussi à s’informer, ou à être informé, ce qui peut être aussi le rôle de votre curé – de ce qui concerne la vie concrète, temporelle de l’Église.

L’Église vit des dons des fidèles. Elle ne reçoit aucune subvention ni du Vatican, ni de l’État ou des collectivités territoriales. Par rapport au Vatican, c’est même le contraire. Le diocèse de Lyon participe à la vie matérielle de l’Église universelle par des dons au Saint Siège. Ce sont les diocèses qui financent la vie de l’Église au plan universel. Cela permet aussi un mode de redistribution, entre diocèses plus riches, qui peuvent donner, et des diocèses plus pauvres qui ont besoin d’être subventionnés.

Les prêtres font une promesse de simplicité de vie au moment de l’ordination, ils touchent environ 980 euros par mois. Cela permet de vivre simplement, et dignement. Les plus pauvres dans le diocèse sont les séminaristes, comme ils sont pris en charge par le séminaire pour beaucoup de besoins dans leur vie, ils ne touchent que très peu en numéraire. C’est une bonne préparation pour la suite du ministère.

La prise en compte de la vie matérielle de l’Église est une nécessité spirituelle. Nous ne pouvons pas vivre notre foi sans nous préoccuper de la vie des salariés, des séminaristes et des ministres ordonnés. Cela permet aussi de tester la mise en œuvre de la foi dans toute la vie du croyant. Quel lien avons-nous concrètement avec l’Église, diocésaine et universelle et qui concerne nos propres moyens de vivre ?

Père Bertrand Carron.

Diocèse de Lyon

RSS L’Evangile quotidien

  • Messe Chrismale

Le saint du jour